Archives pour la catégorie Cycle 1 – Maternelle

Activités, documents, réflexions et ressources pour la maternelle.

Flashcards pour une approche de la multiplication

Je partage avec vous les flashcards que j’utilise pour l’approche de la multiplication en cycle 2. Je les ai utilisé avec mes CE2 de cette année mais je les ai déjà utilisé en cycle 1, au grand bonheur des élèves qui avaient l’impression de « faire pareil » que leurs ainés.

L’idée est donc d’afficher au tableau une (petite) collection d’objets identiques, par exemple deux cartes avec trois fleurs (voir photo ci-dessous). Systématiquement les élèves commencent à dénombrer avant même que l’on ai fini de poser les cartes au tableau : « ça fait six ! » Il suffit alors de noter la remarque des élèves, on a six parce qu’on a trois et encore trois, puis de faire remarquer qu’on a une, deux fois trois cerises et que c’est la même chose. On introduit alors l’écriture mathématique 3 + 3 = 2 x 3 = 6.

Ne reste plus qu’à répéter avec des collections un peu plus importantes. Pas trop dans un premier temps, puis de plus en plus, jusqu’au moment où les premières procédures (addition itérée, dénombrement ou multiplication simple comme les doubles qui sont en général bien connus) se montreront inefficaces (temps, risque d’erreur) et que se fera sentir le besoin de passer à la multiplication posée.

Rien de spécial dans mes explications, c’était juste histoire de les avoir noir sur blanc. Les images disponibles sont :

  • des cerises = 2 cerises
  • des pots de fleurs = 3 fleurs par pot
  • des boîtes d’oeufs = 6 oeufs par boîte
  • des tablettes de chocolat = 8 carreaux par tablette
  • des boîtes de bonbons = 10 bonbons par boîte

D’un point de vue pratique je colle des carrés aimantés auto-adhésifs au dos des flashcards pour la manipuler facilement au tableau et je garde un jeu sans aimants pour pouvoir les utiliser dans des ateliers sur table avec les élèves. Le fichier est disponible ici (à imprimer, plastifier) : multiplication – flashcards.pdf

Je partage ces flashcards dans le cadre d’une approche de la multiplication mais je m’en sers aussi en cycle 1 (ou cycle 2) pour des rituels de dénombrement, de comparaison (à gauche/à droite du tableau), de compléments (j’en veux x, combien en manque-t-il), etc.

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Livre à compter MS/GS – Cinq petits flocons / Dix petits flocons

Pour me changer de mon CE2/CM1 du moment, je partage avec vous un article qui traîne plus ou moins depuis l’hiver dernier dans mes brouillons : la construction d’un livre à compter pour renforcer le lien nombre, écriture chiffrée et autres représentations normées (constellations des dés, doigts, etc.). Ce livre permet aussi à l’élève de se mettre dans une posture d’auteur, de travailler la couverture et la logique du récit autour d’une histoire simple-iste. Enfin, de par le travail d’illustration qui y est demandé, il constitue un bon support pour donner du sens au graphisme. C’est un travail à mener en MS et GS, voir en PS en adaptant le nombre de pages.

Le livre se présente de manière assez classique pour les livres à compter :

  • La page de gauche avec un bout d’histoire et les différentes représentations du nombre considéré. 
  • La page de droite avec une illustration. Ici basée sur un nuage (graphisme des ponts) et des flocons (horizontales, verticales et obliques).

Le fichier (lien ci-dessous) permet l’impression des squelettes des pages nombre en format A5 (les cadres dans lesquels l’élève colle les constellations et écrit le nombre, « l’histoire » et les ronds à colorier). Pour travailler la discrimination, j’imprime les constellations (fournies dans le fichier) pour quelques nombres, je les découpe et les mélange dans des barquettes qui sont mises à disposition des élèves (une barquette avec les constellation du dé, une avec les constellations doigts, une avec la consigne d’écriture). Quand un élève « construit » la page du 1, il doit s’assurer de prendre les bonnes étiquettes.

La complexité, en terme de gestion pour l’enseignant, en plus d’avoir à stocker un nombre relativement important de feuilles, est que l’illustration vient au dos de la page nombre suivante (le dessin avec un flocon est au dos de la page nombre 2). Je conseille de construire quelques pages nombres, de les assembler (pince à clips, trombones ou autre) pour montrer à l’élève que le livre se construit peu à peu et de faire les illustrations correspondantes (attention aux loupés en cas de travail direct sur la feuille).

A noter qu’habituellement, j’aime utiliser les livres à compter comme prétexte à un travail d’écriture. Ce n’est pas le cas ici, j’essaie de mettre en ligne assez rapidement les autres projets de livres à compter (un album à la manière de la chenille qui fait des trous d’Eric Carle, un autre autour du thème du cirque).

J’espère être clair, mais à 3 semaines des vacances de Noël je ne suis plus certain d’avoir les idées bien en place :-). Des instructions supplémentaires sont disponibles dans le fichier. N’hésitez pas à poser vos questions en commentaire, j’essaierais d’y répondre au plus vite.

Le fichier est disponible ici : Livre à compter – 5 10 petits flocons.pdf

Cahier d’écriture cursive GS CP – Les lettres et l’alphabet

J’avais préparé, avant d’attaquer mon remplacement actuel, des fiches pour l’apprentissage systématique de la cursive i.e. une approche par forme de lettre. Il est très probable que je ne m’en serve pas cette année et ça m’embête un peu de vous partager quelque chose que je n’ai pas testé mais je risque d’oublier ça dans un coin si j’attends de vous faire un vrai retour. N’hésitez donc pas à me remonter vos remarques en commentaires.

Autant pour les premiers apprentissages de l’écriture en maternelle je préfère utiliser une approche projet, par exemple la fabrication d’un petit livre (il faudra que je revienne dessus à l’occasion), qui va nécessiter l’écriture de mots et donc conserver le lien sémantique/graphique, autant à partir du cycle 2 et l’entrée en CP il me semble nécessaire d’avoir une approche systématique de cet apprentissage (ce qui n’empêche pas par ailleurs de mener des projets pour donner du sens à tout ça). Ceci étant, mes fiches d’écriture reposent sur un document eduscol orienté maternelle… on n’est pas à une contradiction près :-). J’ai utilisé (plus ou moins fidèlement) la classification des lettres qui y est proposée. À savoir :

  • Les lettres comportant un rond : rondes.
  • Les lettres comportant des boucles : boucles en haut, boucles en bas.
  • Les lettres comportant des ponts : ponts envers et ponts endroit.
  • Les lettres à pointes : pointes.
  • Les lettres combinées.

cahier d'écriture cursive - lettres et alphabet

Les fiches sont utilisables telles que pour constituer un cahier d’écriture ou peuvent être glissées dans des pochettes plastique pour entraînement au feutre effaçable.

A noter, comme je l’avais dit dans mon article sur les fiches d’écriture de bonne fête qu’il faut ajouter un modèle supplémentaire au dessus, ou à côté pour les élèves gauchers. Il faudrait que je prévoie quelque chose de spécifique… à suivre.

Le fichier est disponible ici : cahier d’écriture cursive – lettres et alphabet.pdf

 

L’alphabet en pâte à modeler

J’ai eu dernièrement quelques demandes sur les modèles de lettres en pâte à modeler que j’utilise pour mes fiches « d’écriture » (par exemple sur les mots de la classeles mots de Noël ou les mots de la galette). Comme je manque de temps pour répondre à tout le monde, bienvenue en CE2-CM1, je vous partage ça ici.

Alphabet en pâte à modeler

Voici des affichages qui pourront servir en classe comme référentiels de l’alphabet (à noter que j’ai fait le choix d’un i avec son point ce qui n’est en théorie pas correct dans un alphabet en lettres capitales) :

Voici les images (au format jpeg) des lettres pour utilisation dans vos fiches et autres. Si vous utilisez libreoffice, pensez à utiliser l’option de compression  pour éviter que vos fichiers ne soient trop lourds (clic droit sur l’image et compression à 200 ou 300 dpi après avoir mis l’image à la dimension souhaitée) : alphabet en pâte à modeler – images.zip

Sur ce, je retourne sur mon cycle 2 / cycle 3. Je vous souhaite de bonnes et reposantes vacances avec un peu en avance !

Affichages pour l’éducation à l’environnement – Les économies

L’éducation à l’environnement est un sujet qui me tient à coeur et que je n’avais étrangement traité que de loin avec les élèves que j’ai croisés (autres priorités, manque de temps, manque de supports, etc.)… et pourtant, d’une, l’École a pour mission de former les citoyens de demain (au moins en partie, bonjour les parents), de deux, si je ne transmets pas les valeurs qui me sont chères aux enfants que je croise, qui le fera à ma place ? Dont acte. Voici des affichages à mettre un peu partout pour sensibiliser les élèves aux petits gestes. L’idée n’est pas forcément originale mais ça permet de commencer.

Affichages éducation à l'environnement - économies

Les affichages que je vous propose sont centrés autour des économies :

  • économie d’énergie : fermer la porte pour empêcher le froid de rentrer, éteindre la lumière en sortant d’une pièce.
  • économie d’eau : en tirant la chasse ou en se lavant les mains on utilise le minimum d’eau.
  • économie de ressources : en s’essuyant les mains on utilise uniquement ce dont on a besoin.

J’essaierais d’ajouter rapidement les problématiques de tri et de recyclage.

A noter que, depuis que j’ai lu un article sur le cerveau et la négation il y a quelques années dans un magazine de style Cerveau et Psycho (quelque chose comme ça), j’essaie d’utiliser des phrases qui indiquent l’objectif à atteindre et non ce qu’on cherche à éviter. Ce qui ici donne des phrases comme « laisse le froid dehors » plutôt que « ne laisse pas rentrer le froid ». Je reviendrais dessus à l’occasion car c’est quelque chose que j’utilise aussi dans les règles de vie de classe.

Je vais un peu enfoncer une porte ouverte mais pour que l’affichage fonctionne, il faut que, pendant un moment, à chaque passage nous prenions le temps de répéter, répéter, répéter pour associer la parole (de l’enseignant), l’action (de l’enfant) et le visuel (de l’affiche).

Le fichier est disponible ici, à imprimer en 1, 2 ou 4 pages par feuille suivant la taille désirée et à plastifier : Affichages éducation à l’environnement – économies.pdf

(merci So pour les photos !)

Écrire en pâte à modeler les mots de la galette

Toujours dans l’écriture en pâte à modeler (voir ici et ), je vous propose l’écriture des mots de la galette : couronne, fève, galette, part, reine et roi. En comparaison des autres fiches que je vous avais proposées cela fait assez peu de mots ; je me lancerais peut-être sur les mots de Roule Galette pour compléter. Les fiches sont à imprimer et plastifier avant de travailler directement dessus à la pâte à modeler.

écrire en pâte à modeler - mots de la galette

A noter que les mots galette et couronne contiennent un nombre relativement important de lettres, ce qui ne laisse que peu de place sur la feuille. Cela va demander une certaine aisance aux élèves pour arriver à former les lettres correctement.

Les fichiers sont disponibles ici :

écrire en pâte à modeler - mots de la galette - cahier de progrès écrire en pâte à modeler – mots de la galette – cahier de progrès.pdf
écrire en pâte à modeler - mots de la galette - fiches écrire en pâte à modeler – mots de la galette – fiches.pdf

Correspondance capitales / minuscules script sur les mots de Noël

Pour travailler la correspondance lettres capitales bâtons / écriture minuscule script en grande section, je vous propose ces fiches autour des mots de Noël. Je vous avais déjà partagé un travail similaire autour des mots du cirque mais à cinq semaines de Noël, c’est le moment ou jamais.

correspondance majuscules script - mots de noel

En travail préliminaire, il faut faire prendre conscience aux enfants de l’existence des trois systèmes d’écriture : le système en lettres bâtons, les capitales d’imprimerie, que l’on retrouve autour de nous sur les affiches, les noms des rues, les gros titres des journaux ou de la publicité ; le système script minuscule, omniprésent sur nos écrans, nos livres, et souvent mêlé au premier (une amie -coucou Soph- me disait n’avoir croisé que des panneaux en script minuscule sur son trajet pour aller à l’école quand j’avais passé mon trajet à ne voir que des capitales) ; l’écriture cursive principalement liée à l’écriture manuelle. On pourrait presque dire de ce dernier système que c’est l’écriture de l’école (j’y reviendrai à l’occasion, je vous avais parlé vite fait de mes « recherches » -pensées en cours serait plus juste- sur les lettres rugueuses de Maria Montessori dans cet article).

Avant de s’entraîner sur la correspondance capitales / minuscules script, nous avions observé l’alphabet pour essayer de repérer quels lettres se ressemblaient beaucoup dans les deux écritures. Nous avions repéré les lettres c, i, j, k, o, p, s, u, v, w, x, z. Nous avions aussi repéré que certaines lettres sont en miroir (b/d, p/q) et qu’il faut faire attention à ces lettres pièges. Nous avions ensuite construit un affichage avec les lettres similaires mises en avant pour « qu’on les retrouve facilement ».

Ce travail sur les mots de Noël n’intervient donc que dans un deuxième temps, pour se familiariser et s’entraîner. On utilise des lettres en plastique à poser sur une réglette. A noter qu’il faut faire attention à ne pas mettre trop de lettres dans la barquette de tri afin que l’opération de recherche d’une lettre ne prenne pas un temps excessif. Un premier tri est à effectuer par l’enseignant (on pourra supprimer tout ou partie des lettres inutiles).

Les fichiers sont disponibles ici :

correspondance capitales minuscules script - mots Noël - cahier de progrès correspondance capitales minuscules script – mots Noël – cahier de progrès.pdf
correspondance capitales minuscules script - mots Noël - fiches correspondance capitales minuscules script – mots Noël – fiches.pdf

Les fiches sont à imprimer en recto/verso, à massicoter au milieu et à plastifier.

Pour la suite, je vous copie-colle ce que j’avais écrit il y a deux ans…

Pour qu’ils puissent travailler en autonomie, les fiches sont recto-verso avec la solution au dos. Pour s’aider, ils peuvent utiliser l’alphabet trois écritures affiché au tableau, le tableau des lettres que nous avons construit ensemble et… ils peuvent « tricher » (je n’utilise pas ce terme avec mes élèves) i.e. ils ont le droit de retourner la carte pour s’aider de la solution. Ils utilisent un « cahier de progrès » pour marquer leur avancement en tamponnant les mots qu’ils ont déjà fait. Cela leur permet de choisir sur quels mots ils vont travailler et à quel rythme.

De manière générale sur les ateliers avec « cahier de progrès » (sachant que « fiche contrat » serait un terme plus adapté dans la mesure où cette fiche ne marque pas un progrès mais une progression, mais bon, le propos n’est pas là), je constate que :

  • L’élève choisi dans quel ordre il va travailler. Un élève peut préférer travailler sur un mot qui nous paraît complexe car le mot lui « parle », et s’y donner plus à fond.
  • L’élève visualise la quantité de travail à fournir pour arriver au bout de l’atelier (qui sera proposé plusieurs fois). J’observe régulièrement des élèves qui, proches de la fin, mettent un coup en plus « pour terminer ».
  • L’utilisation de matériel en manipulation évite les photocopies et les manutentions hasardeuses de découpage / collage de puzzle de lettres par les élèves qui peuvent se retrouver, par exemple, à avoir collé une lettre à l’envers et se sentir coincés même s’ils ont vu leurs erreurs.
  • Sur le plan organisation de la classe, cela permet d’avoir un atelier qui va s’étaler sur plusieurs jours, éventuellement plusieurs semaines suivant ce qui y est fait.

Sur le plan négatif :

  • Certains élèves vont avoir fini tout les mots en une séance quand il en faudra quatre ou cinq pour d’autres qui, soit travaillent lentement, soit s’arrêtent dès qu’ils ont fait un mot (et s’en contentent parfaitement). Il faut donc avoir des ateliers d’avance pour les élèves qui ont terminé et arriver à dégager du temps pour aider les élèves qui avancent moins vite sur un atelier qui devrait être en autonomie.
  • Certains élèves grugent et tamponnent plus de mots qu’ils n’en font réellement. Ils ne sont en général pas très discrets et viennent me voir au bout de deux minutes : « Maître j’ai fini ! »