Archives pour la catégorie Cycle 3

Furet des nombres jusqu’à 100, 1000, 10000, 100000

J’avais déjà fait un furet des grands nombres pour familiariser les élèves avec les opérations de lecture / verbalisation des grands nombres. C’est un excellent exercice de lecture décodage pour celui qui lit, écoute encodage et comparaison pour ceux qui écoutent que j’ai eu besoin d’adapter pour mes élèves de cycle 2. J’en ai profité pour traiter toutes les classes de nombres afin d’être exhaustif, vous trouverez donc en bas de page des fichiers pour les nombres jusqu’à 100, 1000, 10000 et 100000.

Principes et utilisation

Comme je l’expliquais dans l’article sur le furet des grands nombres, un des problèmes avec les furets que j’ai trouvés tous faits sur Internet c’est qu’on ne sait jamais vraiment à quel moment s’arrêter… Il faut vérifier que tout le monde soit passé et être sûr de ne pas avoir d’élève avec une carte « impasse ». C’est la raison d’être des fichiers que je vous propose ici : la suite de nombres est circulaire, c’est à dire telle que la dernière carte appelle la première. Ça marche à tous les coups !

Pour que le furet fonctionne correctement, il suffit d’imprimer le jeu qui correspond à son nombre d’élèves. Il suffit alors de distribuer les cartes, choisir un élève au hasard et de continuer le jeu tant qu’on n’est pas revenu au premier joueur.

Les fichiers sont prévus pour des classes de 12 à 32 élèves :

  • Classe des unités de 0 à 99
  • Classe des unités de 0 à 999
  • Classe des mille de 1000 à 9999
  • Classe des mille de 1000 à 99999
  • Classe des mille de 1000 à 999999

Dans chaque fichier, il y a 4 niveaux de difficulté (matérialisés par des couleurs allant du vert au noir). J’ai en effet constaté que les élèves avaient des difficultés avec les 71, 72 … 99 et les nombres contenant des 0 comme 1032 où l’absence de centaine ne donne pas lieu à une prononciation. Ces difficultés sont donc introduites progressivement dans les différents niveaux de difficulté.

Les niveaux de difficulté sont tels que :

  • Niveau vert : suite de nombres de la classe considérée. On y évite les 70, 80 et 90 qui peuvent poser des soucis de lecture et les nombres contenant des 0.
  • Niveau bleu : quelques zéros et 80 font leur apparition pour complexifier la lecture.
  • Niveau rouge : encore plus de zéros, des 70, 80 et 90 pour rendre la lecture encore plus complexe.
  • Niveau noir : à la difficulté précédente s’ajoute le fait que les classes de nombres ne sont plus séparées par des espaces.

A l’utilisation c’est très classique (et simple) : chaque élève reçoit une carte, un élève choisi au hasard commence la lecture de sa carte « J’ai … , qui a … » et on continue jusqu’à avoir fait la boucle jusqu’à l’élève de départ.

Fichiers à télécharger

Les fichiers sont disponibles ci-dessous. Ils sont assez volumineux mais il vous suffit d’imprimer les pages qui correspondent à votre nombre d’élèves (voir la table des matières dans chaque fichier pour vous repérer) puis de plastifier les cartes :

Fiches autocorrectives pour la soustraction par cassage

Cette année, après mon passage en CE2, j’ai fait le choix d’utiliser MHM. La soustraction y est travaillée avec la méthode par cassage dont la logique est plus facilement accessible – je casse un billet de 10 en 10 pièces de 1 (en vrai, je pense que cela se discute mais ce n’est pas l’objet). Pour systématiser et permettre à mes élèves de travailler en autonomie la soustraction par cassage, j’ai crée des fiches autocorrectives similaires à celles que j’avais créées pour mes CM1/CM2 lorsque je travaillais avec la technique par emprunt : quatre opérations à poser au recto avec les corrections au verso.

Utilisation en classe

J’ai repris le code couleur vert / bleu / rouge et noir pour marquer la difficulté car il donne une bonne visibilité aux élèves d’où ils en sont. Je laisse les cartes à disposition au coin maths avec une affiche de suivi où les élèves cochent et marquent leur avancée et j’intègre une ligne du style « s’entraîner en calcul posé » dans leur plan de travail hebdomadaire. Je leur demande de valider 4 ou 5 fiches d’un niveau (par exemple en réussissant 3 opérations sur les 4) avant de pouvoir passer au suivant. L’idée n’est donc pas de faire l’ensemble des fiches d’un niveau donné mais de vérifier que l’on maîtrise suffisamment une difficulté avant de passer à plus dur.

Je vais essayer de partager ces affiches de suivi dans un prochain article, ça fait plusieurs fois qu’on me les demande et j’ai aussi eu des retours avec vos outils de suivi (merci Anne). C’est à suivre.

Fichiers à télécharger

Les fichiers sont disponibles ici :

Notes

Si vous avez déjà traîné sur mon blog, vous êtes peut-être tombés sur les autres fiches autocorrectives pour s’entraîner au calcul posé :

Je reviens sur ce que je disais en introduction. Je ne ferais personnellement pas le pari de la simplicité du cassage par rapport à la technique par emprunt car l’écriture par cassage fait souvent perdre les alignements (notamment pour les élèves avec des difficultés en graphie) en particulier en cas de retenues nombreuses et la logique du cassage est complexe quand un zéro s’insère dans le nombre (1203 – 14 par exemple). La logique de l’emprunt n’est pas simple non plus – j’emprunte 10 pièces de 1 donc je te rendrais un billet de 10 en plus – mais pas forcément plus complexe et l’écriture a l’avantage de garder une certaine compacité… au prix d’une signification différente de la retenue du haut / du bas. Il y a des élèves plus à l’aise avec l’une et d’autres plus à l’aise avec l’autre.

Un an de problèmes quotidiens au cycle 3

Nous, les enseignants (et moi le premier), avons tendance à laisser la résolution de problèmes de problèmes de côté pour nous concentrer sur les savoir opérationnels (savoir poser une opération, savoir tracer des parallèle, savoir calculer un périmètre, etc.). Non pas qu’on en fasse jamais mais on se limite souvent à une séance par semaine où l’on proposera quelques problèmes en lien avec la compétence opérationnelle en cours. Enfin vous peut-être pas mais c’était mon cas 😉 Et puis on a commencé à parler d’apprentissages ritualisés, de problèmes quotidiens. J’ai donc (il y a déjà 4 ans maintenant) attaqué la réalisation d’un fichier qui permette de faire 2 problèmes par jour sur, à l’époque, mon double niveau CM1/CM2.

La résolution de problème mathématiques est ce qui se rapproche le plus de la vraie vie et, d’un point de vue purement utilitaire, ce qui constituera l’essentiel de la vie des futurs adultes qui passent dans nos classe :

  • « Vais-je avoir assez d’argent pour faire mes achats ? »
  • « J’ai donné un billet de 10 € au boulanger, combien va-t-il me rendre ? »
  • « Cette étagère va-t-elle rentrer dans ma voiture ? »
  • « La séance de cinéma est à 20h15 et il me faut environ 35 minutes pour aller au cinéma, a quelle heure me faut-il partir ? »

L’idée est donc de proposer quotidiennement des problèmes aux élèves afin de les familiariser avec la lecture et la résolution de problèmes mathématiques. Ce temps quotidien permet aussi de dédramatiser cette activité qui peut être source de stress importante pour les élèves.

Principes généraux

Chaque semaine propose 8 problèmes à répartir sur les 4 ou 4,5 jours d’une semaine d’école. Chaque problème propose une question * et une question **. La question * est réservée aux CM1 alors que les élèves de CM2 (et les CM1 qui le souhaitent) font les deux questions. Les élèves de CM2 font donc en réalité 16 problèmes par semaine !

La programmation proposée aborde les différentes topologies de problèmes et n’est pas forcément à relier avec les autres compétences mathématiques (i.e. certains problèmes vont par exemple proposer des calculs de périmètres ce qui, si la notion n’a pas encore été vue, permettra d’expliquer simplement qu’il s’agit de faire le tour ; c’est une approche spiralaire qui n’en est pas une). Le lien est fait avec le calcul mental tel que proposé ici, certains problèmes suivant la programmation proposée dans le fichier correspondant.

Enfin, la résolution de problème fonctionnant sur un mécanisme d’analogie avec les problèmes déjà rencontrés, certains problèmes reviennent de manière récurrente avec quelques changements dans les intitulés ou les nombres manipulés

Utilisation en classe

J’utilise personnellement des cahiers petits formats. J’imprime les fiches problèmes en mode « deux pages par feuille ». La fiche problème est distribuée le lundi et conservée par les élèves dans leur pochette de travail ou glissée en fin de cahier.

Chaque jour, pour la séance problèmes (que je fais personnellement de manière systématique après ma séance de calcul mental ritualisée), les élèves prennent leur fiche problème et après avoir écrit le titre sur leur cahier découpent le problème et le collent avant de le traiter. J’ai préféré ce fonctionnement par rapport à un espace réservé sur la feuille même s’il induit des manipulation de ciseaux / colle afin de limiter le nombre de photocopie. Cela permet aussi d’avoir toute la place nécessaire pour traiter chaque problème. En effet, certains vont nécessiter un dessin, un schéma, un éclaircissement, d’autres plusieurs calculs, etc. On ne peut pas à priori savoir de quelle place un élève aura besoin.

Pour la notation, vous trouverez un système assez classique d’étoiles :

  • 1ère étoile : J’ai trouvé la bonne opération à utiliser.
  • 2ème étoile : Mon calcul est juste.
  • 3ème étoile : J’ai fait une phrase réponse.
  • 4ème étoile : J’ai répondu à la question rouge **
  • Bonus : Je n’ai pas fait d’erreur d’orthographe

Notes et prolongements

Il conviendra d’insister et de varier le vocabulaire utilisé lors de la réalisation des différentes typologies de problèmes. Par exemple des mots-clés comme écart ou différence sont à mettre en lien avec la soustraction. On pourra réaliser des affichages reprenant ces mots-clés pour aider les élèves.

Pour les problèmes de fractions qui font souvent « peur » aux élèves, on pourra insister que ces problèmes se traitent toujours de la même façon : trouver la valeur d’une part puis calculer en fonction du nombre de part qu’il nous faut.

A noter que le fichier contient peu de problèmes de conversion (des mètres vers les kilomètres, etc.).

Afin de rendre les séances vivantes, je vous invite à varier les dispositifs de résolution : chercher en groupe classe au tableau, chercher individuellement puis comparer les résultats et méthodes, comparer des façons de schématiser, travailler en groupe (cela peut mener à des défis maths où l’on comptera le nombre de points marqués par chaque équipe).

Pour terminer, ce fichier ne présente pas de problèmes visuels comme ceux que l’on peut trouver sur le site M@ths en-vie. Je vous invite à compléter le travail proposé dans ce fichier par des problèmes de ce type (étiquettes de prix, tickets de caisse, panneaux routiers, etc.).

Fichiers à télécharger

Les fichiers sont disponibles ci-dessous. En dehors du fichier général qui reprend cette introduction, la programmation et l’ensemble des problèmes, vous trouverez pour chaque période :

  • Le fichier problèmes (que j’imprime en deux pages par feuille).
  • Le fichier TBI pour utilisation avec le vidéo-projecteur. Les problèmes sont présentés avec un espace de résolution permettant le travail au tableau.
  • Le fichier dys avec une mise en page plus large que j’utilisais cette année avec une élève ayant des problèmes de lecture sur les polices trop petites. La taille de police est donc plus grande, les espaces interlignes sont également plus importants. Attention, j’ai conservé une police Arial classique et n’ai pas utilisé de font dédiée de type open dyslexic.
DescriptionFichier à télécharger
Fichier généralProblèmes quotidiens cycle 3.pdf
P1Problèmes quotidiens cycle 3 – P1.pdf
Problèmes quotidiens cycle 3 – P1 – dys.pdf
Problèmes quotidiens cycle 3 – P1 – TBI.pdf
P2Problèmes quotidiens cycle 3 – P2.pdf
Problèmes quotidiens cycle 3 – P2 – dys.pdf
Problèmes quotidiens cycle 3 – P2 – TBI.pdf
P3Problèmes quotidiens cycle 3 – P3.pdf
Problèmes quotidiens cycle 3 – P3 – dys.pdf
Problèmes quotidiens cycle 3 – P3 – TBI.pdf
P4Problèmes quotidiens cycle 3 – P4.pdf
Problèmes quotidiens cycle 3 – P4 – dys.pdf
Problèmes quotidiens cycle 3 – P4 – TBI.pdf
P5Problèmes quotidiens cycle 3 – P5.pdf
Problèmes quotidiens cycle 3 – P5 – dys.pdf
Problèmes quotidiens cycle 3 – P5 – TBI.pdf

Quelques photos supplémentaires ci-dessous :

Furet des grands nombres

Pour familiariser les élèves avec les opérations de lecture des grands nombres, j’ai mis en place un petit rituel sur base d’un jeu de furet. D’abord pour les nombres jusqu’à 999999, puis les millions, puis les milliards. C’est un excellent exercice de lecture décodage pour celui qui lit, écoute encodage et comparaison pour ceux qui écoutent. Un des problèmes avec les furets que j’ai trouvés tous faits sur Internet c’est qu’on ne sait jamais vraiment à quel moment s’arrêter… Il faut vérifier que tout le monde soit passé et être sûr de ne pas avoir d’élève avec une carte « impasse ». Bref, j’ai fini par faire mon propre fichier en proposant une suite de nombres circulaire, c’est à dire telle que la dernière carte appelle la première. Ça marche à tous les coups !

Principes et utilisation

Comme je le disais en introduction, pour qu’un jeu de furet fonctionne bien, il faut avoir autant de cartes qu’il y a d’élèves dans sa classe. J’ai donc prévu un fichier pour des classes de 12 à 32 élèves.

J’ai prévu 3 fichiers de furets différents :

  • Un pour les nombres de la classe des mille : de 1000 à 999999
  • Un pour les nombres de la classe des millions : de 1000000 à 999999999
  • Un pour les nombres de la classe des milliards : de 1000000000 à 999999999999

Dans chaque fichier, il y a 4 niveaux de difficulté (matérialisés par des couleurs allant du vert au noir). J’ai en effet constaté que les élèves avaient généralement du mal avec les nombres contenant des 0. Par exemple vingt-et-un-million-deux-mille-trois 21002003 est un merveilleux piège. 😉

Les niveaux de difficulté sont tels que :

  • Niveau vert : suite de nombres de la classe considérée.
  • Niveau bleu : quelques zéros font leur apparition pour complexifier la lecture.
  • Niveau rouge : encore plus de zéros pour rendre la lecture encore plus complexe.
  • Niveau noir : quelques zéros de-ci de-là mais la difficulté principale vient que les classes de nombres ne sont plus séparées par des espaces.

A l’utilisation c’est très classique (et simple) : chaque élève reçoit une carte, un élève choisi au hasard commence la lecture de sa carte « J’ai … , qui a … » et on continue jusqu’à avoir fait la boucle jusqu’à l’élève de départ.

Fichiers à télécharger

Les fichiers sont disponibles ci-dessous. Ils sont assez volumineux mais il vous suffit d’imprimer les pages qui correspondent à votre nombre d’élèves (voir la table des matières dans chaque fichier pour vous repérer) puis de plastifier les cartes :

Fiches autocorrectives pour s’entraîner aux divisions décimales

Voici (enfin) les fiches autocorrectives pour s’entraîner aux divisions décimales posées. Comme pour les autres fiches dédiées au calcul posé (additions, soustractions, multiplications, divisions et décimaux), j’ai conservé le code couleur vert, bleu, rouge, noir façon pistes de ski qui parle bien aux élèves. Chaque fiche propose deux opérations avec correction au verso.

J’ai passé beaucoup de temps à « régler » la difficulté des différents niveaux. Je pense que la progression devrait permettre aux élèves d’avancer petit à petit sur cette technique de calcul décimal mais n’hésitez pas à me faire des retours via un petit commentaire si vous constatez à l’usage que tel ou tel niveau mériterait un petit réglage 😉 En résumé :

  • Niveau vert : division au dixième d’un nombre compris entre 10 et 99 par un nombre compris entre 2 et 6.
  • Niveau bleu : division au dixième d’un nombre compris entre 100 et 999 par un nombre compris entre 5 et 9.
  • Niveau rouge : division au centième d’un nombre compris entre 100 et 2000 par un nombre compris entre 7 et 20 ET divisions d’un décimal par un entier.
  • Niveau noir : division au millième d’un nombre compris entre 500 et 9999 par un nombre jusqu’à 99 (avec majorité de nombres < 30) ET divisions d’un décimal par un entier.

Je crois l’avoir précisé dans les autres articles mais les élèves n’ont pas vocation à écrire sur les fiches en question (au Velleda ou autre Woody) car elles ne sont pas assez grandes pour cela. L’idée est de poser l’opération sur son ardoise, son cahier d’entraînement ou autre puis de vérifier avec la correction.

Les fichiers sont disponibles ci-dessous ; chaque fichier contient 40 fiches d’entraînement. Il sont à imprimer en recto-verso avec l’option « retourner sur les bords courts » afin que la correction du verso soit dans le bon sens par rapport au recto :

J’ai aussi préparé un mémo des tables de multiplication qui peut aider les élèves qui ne connaissent pas encore bien leurs tables. En effet, avant je proposais systématiquement la table de Pythagore mais celle-ci peut s’avérer de lecture complexe pour ces mêmes élèves (elle me semblent toutefois toujours valable pour les tables de 11 à 20, je vous laisse aller jeter un oeil à l’article). Pour ce mémo, je préfère personnellement la version en deuxième page que je trouve plus lisible :

Comme je le disais plus haut, n’hésitez pas à me faire part de vos remarques !

Jeu de conjugaison : Pioche et conjugue !

Après le jeu des 7 familles du présent du troisième groupe, voici un atelier individuel pour s’entraîner à la conjugaison des verbes : le Pioche et conjugue ! Rien de vraiment extraordinaire (des étiquettes de verbes, on pioche dans la boite à verbes, on conjugue à toutes les personnes et on corrige) mais le hasard de la pioche et la décoration de la boîte donnent un côté ludique qui fait que ça passe tout seul. Pour l’instant cet atelier est axé sur le présent, je rajouterai les corrections pour les autres temps au fur et à mesure de mes besoins en classe.

La liste des verbes inclut les verbes être et avoir, les verbes du premier groupe (y compris des verbes comme payer où le y est souvent problématique), les verbes du deuxième groupe et les verbes irréguliers du troisième groupe tels que définis dans les programmes (aller, dire, faire, pouvoir, prendre, venir, voir, vouloir). J’ai listé les verbes de manière à ce que tous les groupes soient équiprobables (je n’aurais jamais imaginé utilisé ce mot hautement improbable ici 😉 ). Le contenu de la boîte à verbes est à faire varier dans le temps selon ce qui a déjà été vu ou pour favoriser tel ou tel groupe.

Les corrections pour le présent sont disponibles en deux formats : un format livret (à imprimer en deux pages par feuilles, un coup de massicot et d’agrafeuse pour relier le tout) et une feuille A4 recto-verso pour vous laisser le choix du support qui vous parait le plus adapté à vos élèves. Avec mes CM1/CM2, j’ai utilisé le format livret. J’en ai imprimé plusieurs que je laisse au fond de la classe afin que plusieurs élèves puissent travailler en même temps.

Je le disais en introduction, c’est un atelier individuel qui fait parti de mon centre d’autonomie français mais il m’est déjà arrivé de l’utiliser en groupe classe sur ardoise : il suffit de faire piocher un verbe à un des élèves et tout le monde s’y met, on corrige ensemble, puis on fait piocher un autre verbe par un autre élève, etc. Là encore le côté ludique donné par la boîte et la pioche font que ça passe bien et qu’ils sont dedans !

Fichiers à télécharger

Les fichiers sont disponibles ci-dessous. Pour la décoration de la boîte, il faut jouer du massicot pour couper à la bonne largeur. Après il suffit de fixer le début de la bande avec un morceau de scotch en haut et en bas puis de l’enrouler sur elle même. Personnellement l’impression A4 n’était pas assez longue pour couvrir la boîte en entier, j’ai donc du faire un petit patch avec une deuxième feuille… Une solution peut être d’imprimer la décoration sur du papier A3, du coup j’ai inclus dans le fichier de décoration un deuxième jeux de pages où les bandes sont plus serrées afin de compenser l’agrandissement A4 vers A3. Bon je ne suis pas très clair, vous verrez à l’usage 😉

Jeu des 7 familles du présent de l’indicatif

Le présent des verbes du troisième groupe : un grand bonheur. Certains retiennent rapidement les terminaisons en intégrant vite les similitudes et les terminaisons régulières. Pour d’autre la mémorisation nécessite plus de temps et de répétition. Afin de favoriser cette répétition pour ceux qui en ont besoin sans entraîner de lassitude pour les élèves déjà à l’aise, quoi de mieux qu’un jeu ? Voici donc un jeu des 7 familles du présent des verbes du 3ème groupe pour jouer en petit groupe (en atelier ou en autonomie une fois les règles du jeu bien intégrées).

Règle du jeu

Les règles suivent celles d’un jeu de 7 familles traditionnel pour 3 à 5 joueurs : on commence par distribuer toutes les cartes puis le premier joueur demande à un autre joueur de son choix s’il a la carte qu’il souhaite afin de compléter sa famille. Le joueur a qui on a demandé vérifie son jeu :

  • S’il a la carte, il demande à celui qui lui a demandé s’il est capable d’épeler le verbe conjugué :
    • Si oui, il lui donne la carte et le joueur qui a demandé a le droit de demander à une deuxième personne.
    • Si non, il garde sa carte et l’autre joueur devra réessayer à son prochain tour.
  • S’il n’a pas la carte, il dit « Je n’ai pas » et on passe au joueur suivant.

Dès qu’un joueur a collecté toutes les cartes d’une même famille, il dit « Famille ! », il montre les cartes et les pose devant lui sur la table. Le joueur qui a reconstitué le plus de familles gagne le jeu.

Pour demander une carte, il est obligatoire d’avoir au moins une carte de la famille concernée.

Fichier

Le fichier contient les 7 familles des verbes du 3ème groupe issues des programmes (aller, dire, venir, pouvoir, voir, vouloir, prendre aux 6 personnes).

Le fichier est disponible ci-dessous, les cartes sont à imprimer en recto-verso afin que le logo au dos de la carte empêche une triche par transparence puis à plastifier :

Jeu des 7 familles du présent – 3ème groupe.pdf

Auguste Bartholdi – La Statue de la Liberté

Le hasard fait qu’avant les vacances je travaillais sur la Statue de la Liberté – la Liberté éclairant le monde – avec mes élèves. Nous n’avions pas terminé ce travail par manque de temps et il risque de prendre une autre dimension à la rentrée avec l’hommage à Samuel Patty. Après la Marianne de Shepard Fairey réalisée suite aux attentats de 2015 que nous avions traitée quelques semaines avant, les coïncidences sont tristement là. Evidemment que le thème n’est pas ici vraiment la liberté d’expression mais j’aime beaucoup cette idée de la Liberté qui nous éclaire. Voici donc quelques ressources, fiche artiste et fiche d’histoire de l’art pour travailler sur cette oeuvre monumentale de Bartholdi.

Je l’ai déjà dit la dernière fois mais je pense, et d’autant plus aujourd’hui, que la transmission de la culture et des arts en général est vraiment quelque chose qui peut faire une différence. Et pourtant, ce n’est pas forcément facile… Cette année par exemple avec mes élèves, je bute un peu sur le « je n’ai pas trop aimé, car je n’ai pas trop compris » qui est survenu plusieurs fois depuis le début de l’année scolaire. Comme si c’était parfois trop loin d’eux, pour qu’ils puissent comprendre et apprécier une oeuvre. Mais à force de, les « j’ai bien aimé parce que j’aime l’art » se multiplient. Comme quoi on peut passer de tout l’un à tout l’autre.

Ci-dessous les fiches pour traiter cette oeuvre en classe :

A noter que c’est une oeuvre que je traite en général en séquence avec La Liberté guidant le peuple de Delacroix, La Guerre du Douanier Rousseau et la Marianne de Shepard Fairey. Cette séquence permet de travailler la notion de symbolique et d’allégorie (et donc comprendre qu’il y a ce qu’on voit et ce que l’artiste a voulu dire).

Voici les vidéos que j’ai sélectionnées :

Vidéo d’introduction avec une base historique interessante pour situer la construction de la statue dans son contexte.
Vidéo généraliste assez synthétique mais malheureusement d’assez mauvaise qualité d’image.
Une vidéo de format plus moderne « youtube » familier aux élèves. L’intro permet d’aborder notamment le concept de pop culture (la Statue étant tellement connue qu’elle permet d’identifier immédiatement un film qui se passerait à New-York). Beaucoup de détails, on voit notamment la construction avec les plaques martelées pour leur donner forme. Un peu longue, il faudra la diffuser en plusieurs fois.

Mise à jour du 12/09/21 : J’ai ajouté une version simplifiée de la trace écrite pour utilisation avec mes CE2.

Shepard Fairey – Liberté, égalité, fraternité

Voici quelques ressources, fiche artiste et fiche d’histoire de l’art pour travailler autour de la Marianne, Liberté, égalité, Fraternité de Shepard Fairey alias OBEY. C’est la deuxième année que j’ai l’occasion de travailler autour de cette oeuvre, qui permet dans une certaine mesure un lien avec l’enseignement moral et civique, et c’est toujours un petit succès avec les élèves. La démesure de cette fresque (plus de 25 mètres de haut) réalisée suite aux attentats de 2015, l’engagement de l’artiste et l’univers street art leur parlent vraiment.

Je crois l’avoir déjà dit ici mais je pense que la transmission de la culture et des arts en général devrait avoir une plus grande place dans nos programmes (avec le sport, les sciences et l’histoire / géographie). Je m’emballe et je crois que je suis en train de redéfinir le concept de fondamental -pardon les fondamentaux- dont on nous parle si souvent. En résumé, disons que j’aime assez la citation de Voltaire « Le superflu, chose très nécessaire ». J’essaie donc, à mon petit niveau, de transmettre aux élèves que je croise un peu de ce superflu si indispensable. Quel rapport avec l’oeuvre que je vous propose aujourd’hui ? Le travail d’un artiste engagé, qui plus est contemporain, tel que Shepard Fairey ou Liu Bolin sera plus proche du vécu des élèves et donc probablement plus accessible qu’une oeuvre plus ancienne même si celle-ci pourrait être considérée comme de portée plus ample d’un seul point de vue historique. Une porte d’entrée en quelque sorte.

Ci-dessous les fiches pour traiter cette oeuvre en classe :

A noter que c’est une oeuvre que je traite en général en séquence avec La Liberté guidant le peuple de Delacroix, La Guerre du Douanier Rousseau et La statue de la Liberté de Bartholdi. Cette séquence permet de travailler la notion de symbolique et d’allégorie (et donc comprendre qu’il y a ce qu’on voit et ce que l’artiste a voulu dire). J’essaie de vous mettre ça en ligne prochainement !

Voici les vidéos que j’ai sélectionnées : quelques vidéos d’introduction à l’artiste et à son oeuvre, une vidéo le mettant en scène en train de peindre, et un accéléré du travail sur une fresque réalisée lors du Street Art Fest Grenoble… Mes élèves ayant souvent eu l’occasion de passer devant, c’est une façon supplémentaire de rapprocher cet artiste majeur du street art de leur quotidien.

Cette vidéo d’introduction montre déjà la réalisation de la fresque qui nous intéresse. Il y est aussi évoqué l’engagement de Shepard Fairey pour l’environnement. A noter que l’introduction par Télé Matin est un peu longue avant le début du reportage à proprement parler.
Cette vidéo est proche de la précédente mais avec un versant intéressant en lien avec notre politique française puisqu’on y voit la Marianne de Fairey à l’Elysée. On y voit aussi Shepard Fairey expliquer sa démarche (ça permet aussi de faire un peu d’anglais).
On peut voir ici la technique utilisée, pochoirs et chariots élévateurs.
De façon similaire à la vidéo précédente mais le rythme est ici un peu plus soutenu, ce qui permet de comprendre la technique sur un temps plus court. Personnellement je montre les deux vidéos en zappant un peu dans la première.

En général j’essaie d’utiliser des images libres de droits mais cela s’est avéré quasi impossible dans ce cas et comme je ne suis évidemment pas propriétaire des droits d’utilisation pour toutes ces images, il s’agit d’en faire une utilisation limitée au cadre de la classe. Si des ayants droits passent par là et souhaitent que je retire ces fichiers, n’hésitez pas à m’envoyer un mail.

Pablo Picasso – Guernica

On trouve déjà beaucoup de fiches histoire de l’art sur Guernica sur Internet… Voici ma contribution à ce grand classique ! Plutôt destinée cycle 3, avec pas mal d’informations (en tous cas pour la partie fiche / texte à proprement parler, les vidéos que je vous propose sont utilisables dès le cycle 2). Je traite justement cette oeuvre cette semaine avec les élèves de la classe dans laquelle je remplace pour les prochains mois : ils ont déjà bien intégré que Picasso était enfant précoce, période bleue, période rose et cubisme. Passé l’étrangeté cubiste, ils sont vraiment dedans !

Ci-dessous les fiches pour traiter cette oeuvre en classe. Vu le format inhabituel de Guernica, une impression de l’oeuvre au format A3 ne permet pas vraiment une exploitation confortable. J’ai donc découpé le tableau en deux, il suffit d’imprimer chacune des parties en A3, de les plastifier et de jouer du scotch au dos pour avoir quelque chose d’exploitable (et pliable, ce qui permet de ranger avec le reste des oeuvres dans une simple pochette A3 !).

Je crois vous l’avoir déjà dit mais pour l’histoire de l’art, je préfère faire 10 minutes quatre fois dans la semaine qu’une grosse séance. On va dire que c’est une sorte de rituel qui permet vraiment à l’usage de constater que les élèves mémorisent et renforcent (ou créent pour certains) leur culture artistique. Plus de détails sur la façon de procéder ici.

Je vous avais parlé des doutes sur la frise historique… Je n’arrive toujours pas à me décider entre une frise dédiée époque contemporaine (allez jeter un oeil sur la fiche de Liu Bolin) et une frise qui conserve la préhistoire, l’antiquité et autres temps modernes pour quelque chose si proche de nous. Je veux bien vos retours sur le sujet !

Voici les vidéos que j’ai sélectionnées : quelques vidéos d’introduction à l’artiste et à son oeuvre, une vidéo le mettant en scène en train de peindre, une analyse détaillée de Guernica et des vidéos de type top 10 pour faire un petit jeu période bleue, période rose ou cubisme ?

Vidéo d’introduction (bien que je trouve le rythme un peu lent, du coup j’ai tendance à couper, à poser des questions pour dynamiser un peu). J’avais trouvé une vidéo d’un jour une question dédiée à Picasso mais je n’arrive plus à remettre la main sur la version en ligne (et pour le coup, là le rythme était à l’inverse trop soutenu).
J’aime beaucoup l’introduction avec M. Le Bon qui nous dit « bienvenue chez vous », ça a permis d’échanger avec les élèves sur la notion de patrimoine. Une autre phrase importante (aux alentours de 3:30) est « j’ai passé toute ma vie à apprendre à dessiner comme un enfant ».
Après avoir regardé les vidéos précédentes, on n’apprend pas forcément de nouvelles choses mais c’est un travail réalisé par des CM2, ce qui permet aux élèves de se projeter dans le « à notre âge, on peut faire ça ?! » que je trouve important… Et pourquoi pas monter un projet tel que celui-ci en classe ?
La vidéo est de mauvaise qualité mais voir le maître travailler et, comme par magie, nous faire une colombe en quelques traits à quand même quelque chose d’incroyable.
C’est LA vidéo à regarder pour comprendre Guernica.
Une vidéo avec 10 oeuvres majeures. Pour jouer au période bleue, période rose ou cubisme ?
Même chose, pour jouer au période bleue, période rose ou cubisme ?

En général j’essaie d’utiliser des images libres de droits mais cela s’est avéré quasi impossible dans ce cas et comme je ne suis évidemment pas propriétaire des droits d’utilisation pour toutes ces images, il s’agit d’en faire une utilisation limitée au cadre de la classe. Si des ayants droits passent par là et souhaitent que je retire ces fichiers, n’hésitez pas à m’envoyer un mail.