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Le tour du monde en quatre-vingts questions

Lors d’un remplacement en classe ULIS, j’ai cherché un moyen ludique de s’entraîner, de réactiver, revoir certaines choses travaillées ensemble. J’ai essayé de bricoler un jeu simple, sur le principe piste + dé, qui permette de tester ses connaissances d’une part à la façon d’un Trivial Pursuit, en sciences notamment, de s’entraîner d’autre part avec, par exemple, des petits calculs ou des questions de grammaire à résoudre. En résumé, un jeu de révision : Le tour du monde en quatre-vingts questions.

Le tour du monde en 80 questions

La règle du jeu est simple :

  • Avant le premier tour, chacun choisi une ville/un pays de départ (bonjour je fais de la géographie sans le savoir) ; on peut aussi faire le choix de partir tous de la même ville (au hasard Paris).
  • A tour de rôle, un élève lance le dé, avance du nombre de cases indiquées par le dé. Il doit alors répondre à une question que les autres joueurs lui posent. La question est tirée dans les cartes de la couleur de sa case, lue par un élève (ou l’enseignant suivant l’aisance en lecture) qui attend la réponse du joueur. La réponse est validée ou corrigée par l’élève qui a lu la question.
  • Si le joueur répond correctement, il a le droit de relancer le dé pour avancer un peu plus loin. Attention, après avoir relancé le dé, on ne lui pose pas d’autre question (on veut éviter qu’un joueur plus à l’aise fasse le tour du monde sans que les autres n’aient pu jouer).

Après quelques parties dirigées, c’est tout à fait jouable en autonomie au cycle 2.

J’ai associé une catégorie de question par couleurs, façon Trivial Pursuit, libre à vous de choisir d’autres catégories, qui correspondraient à votre classe, votre niveau, votre programmation annuelle :

  • Bleu = conjugaison
  • Jaune = grammaire
  • Rouge = calcul
  • Vert = mesures
  • Jaunes = sciences

C’est un jeu que j’ai fabriqué lors d’un remplacement en classe ULIS, le niveau des questions que je vous mets à disposition serait plutôt cycle 2 mais c’est un jeu que j’envisage tout à fait en cycle 3… ou à faire évoluer au cours de l’année avec des questions écrites par les élèves eux-mêmes ! Du coup je vous mets le fichier modifiable (format Open Office) pour que vous puissiez faire vos questions.

À noter que, et c’est très vrai avec des élèves en classe ULIS qui peuvent avoir des difficultés à mémoriser les informations, en réduisant le nombre de questions on augmente le nombre de fois où une question va sortir, et donc le nombre de fois où la question va être vue/lue/réfléchie/entendue/corrigée… et donc potentiellement retenue.

Les fichiers sont disponibles ici :

Le plateau est à imprimer en A3 et à plastifier, les fiches questions sont à imprimer en recto-verso (retourner sur bord long dans les paramètres imprimantes) pour avoir le logo du jeu au recto afin d’éviter que la réponse ne puisse être lue par transparence du papier… Reste à découper, plastifier, découper. Bref, il y a un peu de boulot. 🙂

Enfin, dans la mesure où mes élèves présentaient des difficultés en lecture variables, j’ai fait le choix d’utiliser une police à priori dédiée aux élèves dyslexiques pour leur faciliter le décodage. J’ai utilisé la police Open Dyslexic (téléchargeable ici). Je n’ai personnellement pas pu vérifier l’aide apportée par ce choix et suis donc parti dans ce sens au cas où… La contrepartie étant que c’est une police qui prend nettement plus de place qu’une police Arial plus classique ce qui n’aide pas forcément la mise en page sur des cartes questions de taille réduite. Dans le fichier questions vierges que je vous partage, j’ai laissé une police par défaut en Arial afin de faciliter la compatibilité sur les ordinateurs de chacun.

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Affichages pour l’éducation à l’environnement – Les économies

L’éducation à l’environnement est un sujet qui me tient à coeur et que je n’avais étrangement traité que de loin avec les élèves que j’ai croisés (autres priorités, manque de temps, manque de supports, etc.)… et pourtant, d’une, l’École a pour mission de former les citoyens de demain (au moins en partie, bonjour les parents), de deux, si je ne transmets pas les valeurs qui me sont chères aux enfants que je croise, qui le fera à ma place ? Dont acte. Voici des affichages à mettre un peu partout pour sensibiliser les élèves aux petits gestes. L’idée n’est pas forcément originale mais ça permet de commencer.

Affichages éducation à l'environnement - économies

Les affichages que je vous propose sont centrés autour des économies :

  • économie d’énergie : fermer la porte pour empêcher le froid de rentrer, éteindre la lumière en sortant d’une pièce.
  • économie d’eau : en tirant la chasse ou en se lavant les mains on utilise le minimum d’eau.
  • économie de ressources : en s’essuyant les mains on utilise uniquement ce dont on a besoin.

J’essaierais d’ajouter rapidement les problématiques de tri et de recyclage.

A noter que, depuis que j’ai lu un article sur le cerveau et la négation il y a quelques années dans un magazine de style Cerveau et Psycho (quelque chose comme ça), j’essaie d’utiliser des phrases qui indiquent l’objectif à atteindre et non ce qu’on cherche à éviter. Ce qui ici donne des phrases comme « laisse le froid dehors » plutôt que « ne laisse pas rentrer le froid ». Je reviendrais dessus à l’occasion car c’est quelque chose que j’utilise aussi dans les règles de vie de classe.

Je vais un peu enfoncer une porte ouverte mais pour que l’affichage fonctionne, il faut que, pendant un moment, à chaque passage nous prenions le temps de répéter, répéter, répéter pour associer la parole (de l’enseignant), l’action (de l’enfant) et le visuel (de l’affiche).

Le fichier est disponible ici, à imprimer en 1, 2 ou 4 pages par feuille suivant la taille désirée et à plastifier : Affichages éducation à l’environnement – économies.pdf

(merci So pour les photos !)

Écrire en pâte à modeler les mots de la galette

Toujours dans l’écriture en pâte à modeler (voir ici et ), je vous propose l’écriture des mots de la galette : couronne, fève, galette, part, reine et roi. En comparaison des autres fiches que je vous avais proposées cela fait assez peu de mots ; je me lancerais peut-être sur les mots de Roule Galette pour compléter. Les fiches sont à imprimer et plastifier avant de travailler directement dessus à la pâte à modeler.

écrire en pâte à modeler - mots de la galette

A noter que les mots galette et couronne contiennent un nombre relativement important de lettres, ce qui ne laisse que peu de place sur la feuille. Cela va demander une certaine aisance aux élèves pour arriver à former les lettres correctement.

Les fichiers sont disponibles ici :

écrire en pâte à modeler - mots de la galette - cahier de progrès écrire en pâte à modeler – mots de la galette – cahier de progrès.pdf
écrire en pâte à modeler - mots de la galette - fiches écrire en pâte à modeler – mots de la galette – fiches.pdf

Bonne année 2018 !

Le métier d’enseignant a ceci d’étrange qu’on a plutôt tendance à se souhaiter la bonne année en septembre. Pour autant, on ne va pas bouder son plaisir et laisser passer une occasion de fêter ! Je vous souhaite à tous et à toutes une très bonne année 2018 ! Douce, pleines de projets personnels ou avec vos élèves, de réussites et de joies.

De mon côté, je profite de ce début d’année pour faire un petit point sur le blog et réfléchir à la forme, à la direction que j’aimerais lui donner. Si je devais mettre ça en ordre, je dirais :

  • J’espère être plus régulier ici ; j’ai beaucoup de choses à partager, ça risque d’être avant tout une histoire de temps… on va être positif et oublier ma fin d’année dernière : ça va le faire.
  • J’aimerais que ce blog soit aussi l’occasion de plus d’échanges ; pour l’instant cela reste avant tout à sens unique (même si vous êtes nombreux à me laisser un petit mot de temps en temps), ce qui est assez logique pour un blog proposant surtout des ressources. Je souhaiterais peut être parler un peu plus de l’Ecole pour avoir vos, nos points de vue… sans pour autant taper dans le commentaire d’actualité, le débat stérile ou la polémique inutile : à suivre donc.
  • Plus techniquement, je me pose la question de la vidéo pour certains articles, ceux qui ont trait à la musique en particulier… sans être encore sûr d’avoir envie de mettre ma tête sur internet : bref, j’y réfléchis.

On aura l’occasion d’en reparler. Bonne fin de vacances, bonne rentrée à tous et à toutes !

Correspondance capitales / minuscules script sur les mots de Noël

Pour travailler la correspondance lettres capitales bâtons / écriture minuscule script en grande section, je vous propose ces fiches autour des mots de Noël. Je vous avais déjà partagé un travail similaire autour des mots du cirque mais à cinq semaines de Noël, c’est le moment ou jamais.

correspondance majuscules script - mots de noel

En travail préliminaire, il faut faire prendre conscience aux enfants de l’existence des trois systèmes d’écriture : le système en lettres bâtons, les capitales d’imprimerie, que l’on retrouve autour de nous sur les affiches, les noms des rues, les gros titres des journaux ou de la publicité ; le système script minuscule, omniprésent sur nos écrans, nos livres, et souvent mêlé au premier (une amie -coucou Soph- me disait n’avoir croisé que des panneaux en script minuscule sur son trajet pour aller à l’école quand j’avais passé mon trajet à ne voir que des capitales) ; l’écriture cursive principalement liée à l’écriture manuelle. On pourrait presque dire de ce dernier système que c’est l’écriture de l’école (j’y reviendrai à l’occasion, je vous avais parlé vite fait de mes « recherches » -pensées en cours serait plus juste- sur les lettres rugueuses de Maria Montessori dans cet article).

Avant de s’entraîner sur la correspondance capitales / minuscules script, nous avions observé l’alphabet pour essayer de repérer quels lettres se ressemblaient beaucoup dans les deux écritures. Nous avions repéré les lettres c, i, j, k, o, p, s, u, v, w, x, z. Nous avions aussi repéré que certaines lettres sont en miroir (b/d, p/q) et qu’il faut faire attention à ces lettres pièges. Nous avions ensuite construit un affichage avec les lettres similaires mises en avant pour « qu’on les retrouve facilement ».

Ce travail sur les mots de Noël n’intervient donc que dans un deuxième temps, pour se familiariser et s’entraîner. On utilise des lettres en plastique à poser sur une réglette. A noter qu’il faut faire attention à ne pas mettre trop de lettres dans la barquette de tri afin que l’opération de recherche d’une lettre ne prenne pas un temps excessif. Un premier tri est à effectuer par l’enseignant (on pourra supprimer tout ou partie des lettres inutiles).

Les fichiers sont disponibles ici :

correspondance capitales minuscules script - mots Noël - cahier de progrès correspondance capitales minuscules script – mots Noël – cahier de progrès.pdf
correspondance capitales minuscules script - mots Noël - fiches correspondance capitales minuscules script – mots Noël – fiches.pdf

Les fiches sont à imprimer en recto/verso, à massicoter au milieu et à plastifier.

Pour la suite, je vous copie-colle ce que j’avais écrit il y a deux ans…

Pour qu’ils puissent travailler en autonomie, les fiches sont recto-verso avec la solution au dos. Pour s’aider, ils peuvent utiliser l’alphabet trois écritures affiché au tableau, le tableau des lettres que nous avons construit ensemble et… ils peuvent « tricher » (je n’utilise pas ce terme avec mes élèves) i.e. ils ont le droit de retourner la carte pour s’aider de la solution. Ils utilisent un « cahier de progrès » pour marquer leur avancement en tamponnant les mots qu’ils ont déjà fait. Cela leur permet de choisir sur quels mots ils vont travailler et à quel rythme.

De manière générale sur les ateliers avec « cahier de progrès » (sachant que « fiche contrat » serait un terme plus adapté dans la mesure où cette fiche ne marque pas un progrès mais une progression, mais bon, le propos n’est pas là), je constate que :

  • L’élève choisi dans quel ordre il va travailler. Un élève peut préférer travailler sur un mot qui nous paraît complexe car le mot lui « parle », et s’y donner plus à fond.
  • L’élève visualise la quantité de travail à fournir pour arriver au bout de l’atelier (qui sera proposé plusieurs fois). J’observe régulièrement des élèves qui, proches de la fin, mettent un coup en plus « pour terminer ».
  • L’utilisation de matériel en manipulation évite les photocopies et les manutentions hasardeuses de découpage / collage de puzzle de lettres par les élèves qui peuvent se retrouver, par exemple, à avoir collé une lettre à l’envers et se sentir coincés même s’ils ont vu leurs erreurs.
  • Sur le plan organisation de la classe, cela permet d’avoir un atelier qui va s’étaler sur plusieurs jours, éventuellement plusieurs semaines suivant ce qui y est fait.

Sur le plan négatif :

  • Certains élèves vont avoir fini tout les mots en une séance quand il en faudra quatre ou cinq pour d’autres qui, soit travaillent lentement, soit s’arrêtent dès qu’ils ont fait un mot (et s’en contentent parfaitement). Il faut donc avoir des ateliers d’avance pour les élèves qui ont terminé et arriver à dégager du temps pour aider les élèves qui avancent moins vite sur un atelier qui devrait être en autonomie.
  • Certains élèves grugent et tamponnent plus de mots qu’ils n’en font réellement. Ils ne sont en général pas très discrets et viennent me voir au bout de deux minutes : « Maître j’ai fini ! »

Fresque à la manière de Keith Haring

Cela fait des mois -si ce n’est des années- que je veux partager cet article et ne prends pas le temps de m’y mettre. Le hasard fait que dans la même semaine mon téléphone m’a affiché un souvenir il y a trois ans aujourd’hui avec une photo de la fresque à la manière de Keith Haring que j’avais faite avec mes élèves de MS GS l’année de mon arrivée sur ma nouvelle école de rattachement et que je me suis retrouvé à remplacer en CE2 avec les élèves en question. Bref, je profite de ce coup de vieux pour vous partager enfin ce travail autour du portrait en pied : Fresque à la manière de Keith Haring.

A la manière de Keith Haring - Portrait en pied

La production de Haring est très riche, je vous invite à consulter une partie de son oeuvre sur ce site classée par année. A noter que toute l’oeuvre de Haring n’est pas adaptée à un jeune public, enfin pas sans explications ; artiste engagé, il a produit beaucoup d’oeuvres pour dénoncer, en vrac, l’homophobie, le risque atomique, la dégradation de l’environnement, la domination de l’homme blanc, l’épidémie de SIDA, etc.

Pour cette fresque, j’ai utilisé une oeuvre sans titre de 1987 (Dance) qui présente les caractéristiques « classiques » de son oeuvre : couleurs en aplats, contours marqués, personnages silhouettes.

Keith Haring - 1987 - Sans titre (dance)

Dans un premier temps, nous avons observé l’œuvre de Haring : ce qu’on voit (des personnages), ce qu’ils font (ils sautent, ils dansent, ils bougent), pourquoi on peut dire qu’ils sont en train de bouger (parce qu’il y a des petits traits qui représentent le mouvement). Nous sommes revenus plusieurs fois sur cette notion de mouvement en dessin avec des représentations bouge / ne bouge pas au tableau (une voiture, un avion, un bonhomme, etc. dessinés à la craie). Nous avons ensuite observé les couleurs (fond jaune, sol vert, contours en noir, couleurs en aplat i.e. une seul couleur par personnage, rouge, bleu, vert, rose, orange, etc.).

Keith Haring bonhomme how to

Dans en deuxième temps j’ai montré aux élèves une photo de Haring en situation et leur ai proposé de réaliser une fresque à sa manière pour décorer le couloir de l’école.

Matériel :

  • Rouleau de papier ou tapisserie (on utilise le dos du papier) de grande longueur.
  • De quoi maintenir le rouleau en place verticalement. Personnellement je l’avais posé sur une petite table et ce n’était pas idéal. A refaire, j’emmancherai mon rouleau sur un balai pour pouvoir le dérouler facilement.
  • Des aimants (en grande quantité).
  • Crayons à papier.
  • Pinceaux brosse large.
  • Peinture gouache dans des teintes variées pour les personnages (rouge, bleu, vert, orange, rose).
  • Encre de chine pour les contours des personnages et les traits de mouvement.
  • Peinture gouache jaune pour le fond.
  • Éponges.

Réalisation (cliquez sur les images pour les voir en grand) :

La mise en place, au moins pour la première fois, nécessite un peu d’attention ; pas qu’elle soit vraiment compliquée mais il faut faire attention que tout soit bien calé pour ne pas avoir une chute de papier impromptue : mettre en place le rouleau de papier d’un côté du tableau, dérouler une bande de papier sur toute la longueur du tableau et commencer à enrouler de l’autre côté. Maintenir la bande de papier en place avec des aimants positionnés régulièrement. On peut envisager de travailler par bandes de papier coupées à chaque fois sur la largeur du tableau pour ne pas avoir à enrouler/dérouler mais on perd un peu l’idée de la fresque d’un seul tenant.

J’ai eu besoin de mettre des bancs sous le tableau pour que les élèves soient à hauteur.

Portrait à la manière de Keith Haring - 01 Suivant la largeur du tableau, prévoir un groupe de quatre à cinq enfants qui vont travailler en même temps.

Par deux, les élève tracent leur silhouette au crayon à papier. Insister sur la position des bras – pas le long du corps, avec des « pliures ». Un travail préalable sur le tracé de contour d’objets de petits formats est à envisager au préalable. Veiller aussi à ce que les enfants ne soient pas trop serrés… le risque étant que les contours se touchent lors du passage à l’encre de chine.

A noter que, contrairement à l’oeuvre de Haring, mon rouleau n’était pas assez grand pour permettre la présence des jambes ; on est donc sur un portrait en pieds coupés. 🙂

Portrait à la manière de Keith Haring - 02 Ensuite, on trace un premier contour en repassant sur le trait au crayon avec de la gouache et un pinceau large. Ce contour a pour seul but d’éviter de dépasser lors de la mise en peinture.

On garde la même peinture et on remplit son contour.

Je donne à chaque élève une barquette ou un pot de yaourt plein de la couleur qu’il a choisi. Cette opération est relativement gourmande en peinture, il faut prévoir de remplir suffisamment les pots.

Portrait à la manière de Keith Haring - 03 Une fois la gouache sèche, ce qui est normalement assez rapide pour peu que nos peintres n’aient pas abusé sur la couche de peinture, on peut faire le contour à l’encre de chine avec un pinceau large.

On n’oublie pas de rajouter les traits de mouvement. Pour donner l’impression que « ça bouge ».

Attention à bien doser la quantité d’encre dans le pinceau, frotter le pinceau sur le bord du pot d’encre pour enlever le plus gros, afin d’éviter les coulures.

Portrait à la manière de Keith Haring - 04 Une fois que le groupe a terminé, on travaille à l’éponge et à la gouache jaune pour faire le fond. Pas de risque de salir l’encre de chine avec la gouache ; une fois sèche (quelques minutes), l’encre de chine ne bouge plus. Attention toutefois à travailler en tamponnant et à ne pas trop charger l’éponge. L’idée ici n’est pas d’étaler la peinture mais de venir faire une empreinte d’éponge pour apporter un peu de texture. Il peut rester un peu de blanc de papier entre les empreintes d’éponge.

A noter que la photo n’est pas exactement celle-ci vu que le fond du groupe précédent est terminé et que c’est une autre élève qui s’occupe de sa silhouette mais je n’ai pas fait de photo dédiée pour cette partie du travail.

Quand le fond est sec, enrouler d’un côté, dérouler de l’autre pour préparer une nouvelle zone de travail. Attention à replacer les aimants avant de lancer un nouveau groupe et à faire que les fonds jaunes se touchent.

Ne reste plus qu’à agrafer ça dans le couloir avec l’agrafeuse murale (merci So pour le prêt !) ; une aide est bienvenue – un qui déroule, un qui agrafe. Attention à rester bien droit, avec des longueurs pareilles, ça ne pardonne pas (notre fresque devait faire sa bonne dizaine de mètres).

A la manière de Keith Haring - Portrait en pied2

A la manière de Keith Haring - Portrait en pied - panoramique

Écrire en pâte à modeler les mots de Noël

Après les fiches d’écriture des mots de la classe, toujours dans l’idée de l’apprentissage de la forme et des caractéristiques des lettres en travaillant en pâte à modeler, je vous partage les fiches d’écriture en pâte à modeler des mots de Noël : neige, sapin, feu, lutin, noël, étoile, boule, bougie, cadeau, lettre et flocon. Fiches à imprimer et plastifier avant de travailler directement dessus à la pâte à modeler.

écrire en pâte à modeler - mots de noël

La première fois, j’avais amené ce travail auprès de mes élèves de moyenne section lors d’une séance d’introduction où je leur avais demandé de me lister ce à quoi ils pensaient quand ils pensaient à Noël. J’avais ensuite fabriqué les fiches que je partage ici. Cette première séance n’a pas un intérêt démesuré mais elle permet aux élèves de s’approprier les séances de travail sur les lettres qui sont faites ensuite. Les années suivantes, j’ai conservé la première séance de construction de liste sans refaire mes fiches d’écriture, les enfants listant peu ou prou les mêmes choses, les quelques mots d’écart n’ont pas eu grande importance.

Comme pour le travail sur les mots de la classe, et pour celles et ceux qui ne les auraient pas lues, je vous remets les quelques réflexions sur l’écriture en pâte à modeler… réflexions que j’enrichirais à l’occasion, je suis en train de regarder du côté des lettres rugueuses de Maria Montessori et ça amène son lot de choses à penser, repenser, discuter.

L’écriture en pâte à modeler permet de toucher physiquement la lettre. Elle amène l’élève à se rendre compte que, par exemple, pour faire un A il faut fabriquer trois colombins alors que pour le U il faut un fabriquer un seul, beaucoup plus long, que l’on va devoir tordre pour l’arrondir. L’élève prend ainsi conscience, petit à petit, des caractéristiques des lettres… conscience qu’il me parait intéressant -si ce n’est obligatoire- de formaliser par des questions du type « comment as-tu fait ? » et autres « explique-moi ».

A l’usage, il faut s’assurer lors des premières séances que les élèves travaillent bien dans la case en dessous de la lettre et non pas sur la lettre. Dans le même genre certains, sans doute pas encore assez familiers avec la fabrication de colombins, travaillent par petits bouts de pâte à modeler déposés pour recouvrir le modèle. On pourra indiquer qu’il faut travailler dans la case du bas pour mieux voir le modèle.

Pour lier avec la notion d’écriture, il faut aussi veiller à ce que les élèves respectent le sens conventionnel de l’écriture gauche-droite. Pour faciliter cet apprentissage, j’ai inclus cette année le même système de feux verts -> feux rouges que dans les fiches d’écriture des plus grands afin que les enfants disposent d’un repère visuel pour démarrer.

Pour cet atelier j’utilise un cahier de progrès qui permet à l’élève de consigner sa réussite et suivre son avancement, via le tampon dateur, en tamponnant dans la bonne case ou par un système de points verts classiques. Enfin, pour donner vision aux parents et mettre en avant les réussites (ça peut aussi en motiver certains), j’utilise le mur des bravos.

Les fichiers sont disponibles ici :

écrire en pâte à modeler - mots de noël - cahier de progrès écrire en pâte à modeler – mots de noël – cahier de progrès.pdf
écrire en pâte à modeler - mots de noël - fiches écrire en pâte à modeler – mots de noël – fiches.pdf