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Livre à compter MS/GS – Cinq petits flocons / Dix petits flocons

Pour me changer de mon CE2/CM1 du moment, je partage avec vous un article qui traîne plus ou moins depuis l’hiver dernier dans mes brouillons : la construction d’un livre à compter pour renforcer le lien nombre, écriture chiffrée et autres représentations normées (constellations des dés, doigts, etc.). Ce livre permet aussi à l’élève de se mettre dans une posture d’auteur, de travailler la couverture et la logique du récit autour d’une histoire simple-iste. Enfin, de par le travail d’illustration qui y est demandé, il constitue un bon support pour donner du sens au graphisme. C’est un travail à mener en MS et GS, voir en PS en adaptant le nombre de pages.

Le livre se présente de manière assez classique pour les livres à compter :

  • La page de gauche avec un bout d’histoire et les différentes représentations du nombre considéré. 
  • La page de droite avec une illustration. Ici basée sur un nuage (graphisme des ponts) et des flocons (horizontales, verticales et obliques).

Le fichier (lien ci-dessous) permet l’impression des squelettes des pages nombre en format A5 (les cadres dans lesquels l’élève colle les constellations et écrit le nombre, « l’histoire » et les ronds à colorier). Pour travailler la discrimination, j’imprime les constellations (fournies dans le fichier) pour quelques nombres, je les découpe et les mélange dans des barquettes qui sont mises à disposition des élèves (une barquette avec les constellation du dé, une avec les constellations doigts, une avec la consigne d’écriture). Quand un élève « construit » la page du 1, il doit s’assurer de prendre les bonnes étiquettes.

La complexité, en terme de gestion pour l’enseignant, en plus d’avoir à stocker un nombre relativement important de feuilles, est que l’illustration vient au dos de la page nombre suivante (le dessin avec un flocon est au dos de la page nombre 2). Je conseille de construire quelques pages nombres, de les assembler (pince à clips, trombones ou autre) pour montrer à l’élève que le livre se construit peu à peu et de faire les illustrations correspondantes (attention aux loupés en cas de travail direct sur la feuille).

A noter qu’habituellement, j’aime utiliser les livres à compter comme prétexte à un travail d’écriture. Ce n’est pas le cas ici, j’essaie de mettre en ligne assez rapidement les autres projets de livres à compter (un album à la manière de la chenille qui fait des trous d’Eric Carle, un autre autour du thème du cirque).

J’espère être clair, mais à 3 semaines des vacances de Noël je ne suis plus certain d’avoir les idées bien en place :-). Des instructions supplémentaires sont disponibles dans le fichier. N’hésitez pas à poser vos questions en commentaire, j’essaierais d’y répondre au plus vite.

Le fichier est disponible ici : Livre à compter – 5 10 petits flocons.pdf

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Affichage du programme du jour Harry Potter

Actuellement en remplacement dans une classe de CE2/CM1 dans laquelle j’ai eu envie de mettre en place quelques idées Harry Potteresques vues chez Laura l’année dernière, j’ai eu besoin d’un affichage pour le programme du jour : marquer visuellement au tableau les différents moments de la journée pour permettre à nos élèves de se situer dans le temps, de se préparer à la suite, de se rappeler ce qui a été fait avant (voir d’anticiper, on peut rêver :-))

programme du jour harry p

Pour mes étiquettes du programme du jour, je me suis inspiré de ce que Laura avait fait pour sa classe Harry Potter l’année dernière. J’ai repris la police Harry P disponible sur dafont à laquelle j’ai ajouté (à la « main ») des éclairs pour les accents et autres cédilles. Je ne me voyais en effet pas sortir une étiquette Francais ou Dictee et leur demander de ne pas oublier accents et autres marques de notre (bonne vieille) langue. Mes pictogrammes sont par contre nettement moins Harry Potteresques que ceux de Laura car je voulais des images plus en lien avec l’activité qu’avec l’univers de J.K Rowling. Bref, un peu Harry mais pas trop non plus.

Les programmes du jour étant, en général, peu lisibles du fond de classe (sauf à avoir de très grosses étiquettes), j’ai utilisé des couleurs. En espérant que même avec des étiquettes peu lisibles par les élèves du fond, ceux-ci puissent à l’usage savoir que telle activité est codée par telle couleur (jaune pour le français, rouge pour les maths, etc.).

J’ai inclus dans la liste des activités un (relatif) grand nombre de matières pour que cela puisse resservir dans d’autres classes ou d’autres niveaux (à confirmer quand même à l’usage ; n’hésitez pas à me remonter l’info dans les commentaires). J’ai par exemple fait une, très générique, étiquette Mathématiques mais j’ai aussi prévu des étiquettes pour les sous domaines associés (géométrie, nombres, etc.). À voir selon le besoin de précision ou de généricité de chaque classe. J’ai aussi prévu des étiquettes pour quelques temps que j’aime bien ou, même si moins dans les fondamentaux, que j’ai besoin de matérialiser. Par exemple :

  • Vie de classe : pour les temps de changement de responsables, les conseils de classe et autres activités qui relèvent de la vie de la classe.
  • Écoute : temps d’écoute musicale assez court favorisant (je l’espère) l’ouverture au monde et la découverte de styles probablement éloignés de ce qu’écoutent habituellement les élèves. J’en parlais dans le cadre de la maternelle ici mais tout reste transposable avec des plus grands. J’utilise d’ailleurs (pour l’instant) les mêmes musiques et vidéos.
  • Bilan de la journée : un rituel de fin de journée que j’ai commencé à utiliser suite à des remplacements sur des classes difficiles. Prendre deux trois minutes pour demander aux élèves ce qu’ils ont appris aujourd’hui puis demander à chaque élève de trouver une chose qu’il a aimé dans sa journée. L’idée de ce petit rituel à la trois kifs par jour étant de planter la graine de l’aimer aller à l’école. Ce rituel permet aussi à l’enseignant de voir les préférences de ses élèves, ceux pour qui tout est nul sauf la récréation ou au contraire ceux qui, bien qu’en difficulté, vous disent adorer les maths. Voir les préférences, et donc d’éventuellement faire quelque chose pour améliorer ça. Bref, terminer en positif ça fait du bien. A mener en parallèle des couleurs du comportement.

À noter que les images provenant d’openclipart.org ou ayant été bricolées par moi, il ne devrait pas y avoir de soucis de copyright.

Le fichier est disponible ici. À imprimer, découper, plastifier, (re)découper et à fixer au tableau avec des aimants adhésifs :

 

Cahier d’écriture cursive GS CP – Les lettres et l’alphabet

J’avais préparé, avant d’attaquer mon remplacement actuel, des fiches pour l’apprentissage systématique de la cursive i.e. une approche par forme de lettre. Il est très probable que je ne m’en serve pas cette année et ça m’embête un peu de vous partager quelque chose que je n’ai pas testé mais je risque d’oublier ça dans un coin si j’attends de vous faire un vrai retour. N’hésitez donc pas à me remonter vos remarques en commentaires.

Autant pour les premiers apprentissages de l’écriture en maternelle je préfère utiliser une approche projet, par exemple la fabrication d’un petit livre (il faudra que je revienne dessus à l’occasion), qui va nécessiter l’écriture de mots et donc conserver le lien sémantique/graphique, autant à partir du cycle 2 et l’entrée en CP il me semble nécessaire d’avoir une approche systématique de cet apprentissage (ce qui n’empêche pas par ailleurs de mener des projets pour donner du sens à tout ça). Ceci étant, mes fiches d’écriture reposent sur un document eduscol orienté maternelle… on n’est pas à une contradiction près :-). J’ai utilisé (plus ou moins fidèlement) la classification des lettres qui y est proposée. À savoir :

  • Les lettres comportant un rond : rondes.
  • Les lettres comportant des boucles : boucles en haut, boucles en bas.
  • Les lettres comportant des ponts : ponts envers et ponts endroit.
  • Les lettres à pointes : pointes.
  • Les lettres combinées.

cahier d'écriture cursive - lettres et alphabet

Les fiches sont utilisables telles que pour constituer un cahier d’écriture ou peuvent être glissées dans des pochettes plastique pour entraînement au feutre effaçable.

A noter, comme je l’avais dit dans mon article sur les fiches d’écriture de bonne fête qu’il faut ajouter un modèle supplémentaire au dessus, ou à côté pour les élèves gauchers. Il faudrait que je prévoie quelque chose de spécifique… à suivre.

Le fichier est disponible ici : cahier d’écriture cursive – lettres et alphabet.pdf

 

Lignes de cahier seyes pour projection sur TBI

Depuis (presque) la rentrée, je suis en remplacement en CE2/CM1 dans une classe où nous avons la chance d’avoir un TBI. Autant mes CM1 sont relativement autonomes dans la gestion de leur cahier que les CE2 ont clairement besoin d’être guidés dans l’espace de leur page. Je vous partage ici les fichiers que j’utilise, voir les détails ci-dessous.

blog - image lignages seyes

J’ai commencé par projeter simplement un lignage seyes au format image. J’écrivais ensuite au tableau avec les feutres effaçables ou le stylet. On en trouve un peu partout sur internet mais je vous partage quand même les miens, des fois que. J’ai utilisé plusieurs tailles mais le 12mm est celui qui me convient le mieux avec le TBI :

Dans un deuxième temps, j’ai eu besoin, pour préparer à l’avance une consigne ou un exercice, d’un fichier où je puisse écrire avec mon traitement de texte (libreoffice). J’ai mis mes lignes seyes en fond de page et calculé la taille de la police pour qu’un saut de ligne informatique corresponde à une ligne de cahier. Ayant un double niveau, j’ai aussi utilisé un deuxième fichier avec une séparation en milieu de page pour donner des activités différentes aux élèves concernés. Voir l’exemple ci-dessous qui sera sûrement plus parlant que mon explication (ici un groupe est en autonomie sur du calcul – consigne préparée à l’avance – pendant que je garde la moitié du tableau pour l’autre groupe).

blog - cahier seyes 2 colonnes

A noter que j’ai utilisé la police Comic Sans MS qui, si elle n’est pas la plus esthétique, présente l’avantage d’être très courante et, il me semble, relativement lisible pour les élèves dys (je crois avoir lu ça quelque part mais je ne retrouve plus l’information).

Voici les fichiers. À ouvrir avec libreoffice ou openoffice (ou word mais je n’ai pas testé). Il suffit ensuite d’écrire comme habituellement avec le traitement de texte :

L’alphabet en pâte à modeler

J’ai eu dernièrement quelques demandes sur les modèles de lettres en pâte à modeler que j’utilise pour mes fiches « d’écriture » (par exemple sur les mots de la classeles mots de Noël ou les mots de la galette). Comme je manque de temps pour répondre à tout le monde, bienvenue en CE2-CM1, je vous partage ça ici.

Alphabet en pâte à modeler

Voici des affichages qui pourront servir en classe comme référentiels de l’alphabet (à noter que j’ai fait le choix d’un i avec son point ce qui n’est en théorie pas correct dans un alphabet en lettres capitales) :

Voici les images (au format jpeg) des lettres pour utilisation dans vos fiches et autres. Si vous utilisez libreoffice, pensez à utiliser l’option de compression  pour éviter que vos fichiers ne soient trop lourds (clic droit sur l’image et compression à 200 ou 300 dpi après avoir mis l’image à la dimension souhaitée) : alphabet en pâte à modeler – images.zip

Sur ce, je retourne sur mon cycle 2 / cycle 3. Je vous souhaite de bonnes et reposantes vacances avec un peu en avance !

Le tour du monde en quatre-vingts questions

Lors d’un remplacement en classe ULIS, j’ai cherché un moyen ludique de s’entraîner, de réactiver, revoir certaines choses travaillées ensemble. J’ai essayé de bricoler un jeu simple, sur le principe piste + dé, qui permette de tester ses connaissances d’une part à la façon d’un Trivial Pursuit, en sciences notamment, de s’entraîner d’autre part avec, par exemple, des petits calculs ou des questions de grammaire à résoudre. En résumé, un jeu de révision : Le tour du monde en quatre-vingts questions.

Le tour du monde en 80 questions

La règle du jeu est simple :

  • Avant le premier tour, chacun choisi une ville/un pays de départ (bonjour je fais de la géographie sans le savoir) ; on peut aussi faire le choix de partir tous de la même ville (au hasard Paris).
  • A tour de rôle, un élève lance le dé, avance du nombre de cases indiquées par le dé. Il doit alors répondre à une question que les autres joueurs lui posent. La question est tirée dans les cartes de la couleur de sa case, lue par un élève (ou l’enseignant suivant l’aisance en lecture) qui attend la réponse du joueur. La réponse est validée ou corrigée par l’élève qui a lu la question.
  • Si le joueur répond correctement, il a le droit de relancer le dé pour avancer un peu plus loin. Attention, après avoir relancé le dé, on ne lui pose pas d’autre question (on veut éviter qu’un joueur plus à l’aise fasse le tour du monde sans que les autres n’aient pu jouer).

Après quelques parties dirigées, c’est tout à fait jouable en autonomie au cycle 2.

J’ai associé une catégorie de question par couleurs, façon Trivial Pursuit, libre à vous de choisir d’autres catégories, qui correspondraient à votre classe, votre niveau, votre programmation annuelle :

  • Bleu = conjugaison
  • Jaune = grammaire
  • Rouge = calcul
  • Vert = mesures
  • Jaunes = sciences

C’est un jeu que j’ai fabriqué lors d’un remplacement en classe ULIS, le niveau des questions que je vous mets à disposition serait plutôt cycle 2 mais c’est un jeu que j’envisage tout à fait en cycle 3… ou à faire évoluer au cours de l’année avec des questions écrites par les élèves eux-mêmes ! Du coup je vous mets le fichier modifiable (format Open Office) pour que vous puissiez faire vos questions.

À noter que, et c’est très vrai avec des élèves en classe ULIS qui peuvent avoir des difficultés à mémoriser les informations, en réduisant le nombre de questions on augmente le nombre de fois où une question va sortir, et donc le nombre de fois où la question va être vue/lue/réfléchie/entendue/corrigée… et donc potentiellement retenue.

Les fichiers sont disponibles ici :

Le plateau est à imprimer en A3 et à plastifier, les fiches questions sont à imprimer en recto-verso (retourner sur bord long dans les paramètres imprimantes) pour avoir le logo du jeu au recto afin d’éviter que la réponse ne puisse être lue par transparence du papier… Reste à découper, plastifier, découper. Bref, il y a un peu de boulot. 🙂

Enfin, dans la mesure où mes élèves présentaient des difficultés en lecture variables, j’ai fait le choix d’utiliser une police à priori dédiée aux élèves dyslexiques pour leur faciliter le décodage. J’ai utilisé la police Open Dyslexic (téléchargeable ici). Je n’ai personnellement pas pu vérifier l’aide apportée par ce choix et suis donc parti dans ce sens au cas où… La contrepartie étant que c’est une police qui prend nettement plus de place qu’une police Arial plus classique ce qui n’aide pas forcément la mise en page sur des cartes questions de taille réduite. Dans le fichier questions vierges que je vous partage, j’ai laissé une police par défaut en Arial afin de faciliter la compatibilité sur les ordinateurs de chacun.

Affichages pour l’éducation à l’environnement – Les économies

L’éducation à l’environnement est un sujet qui me tient à coeur et que je n’avais étrangement traité que de loin avec les élèves que j’ai croisés (autres priorités, manque de temps, manque de supports, etc.)… et pourtant, d’une, l’École a pour mission de former les citoyens de demain (au moins en partie, bonjour les parents), de deux, si je ne transmets pas les valeurs qui me sont chères aux enfants que je croise, qui le fera à ma place ? Dont acte. Voici des affichages à mettre un peu partout pour sensibiliser les élèves aux petits gestes. L’idée n’est pas forcément originale mais ça permet de commencer.

Affichages éducation à l'environnement - économies

Les affichages que je vous propose sont centrés autour des économies :

  • économie d’énergie : fermer la porte pour empêcher le froid de rentrer, éteindre la lumière en sortant d’une pièce.
  • économie d’eau : en tirant la chasse ou en se lavant les mains on utilise le minimum d’eau.
  • économie de ressources : en s’essuyant les mains on utilise uniquement ce dont on a besoin.

J’essaierais d’ajouter rapidement les problématiques de tri et de recyclage.

A noter que, depuis que j’ai lu un article sur le cerveau et la négation il y a quelques années dans un magazine de style Cerveau et Psycho (quelque chose comme ça), j’essaie d’utiliser des phrases qui indiquent l’objectif à atteindre et non ce qu’on cherche à éviter. Ce qui ici donne des phrases comme « laisse le froid dehors » plutôt que « ne laisse pas rentrer le froid ». Je reviendrais dessus à l’occasion car c’est quelque chose que j’utilise aussi dans les règles de vie de classe.

Je vais un peu enfoncer une porte ouverte mais pour que l’affichage fonctionne, il faut que, pendant un moment, à chaque passage nous prenions le temps de répéter, répéter, répéter pour associer la parole (de l’enseignant), l’action (de l’enfant) et le visuel (de l’affiche).

Le fichier est disponible ici, à imprimer en 1, 2 ou 4 pages par feuille suivant la taille désirée et à plastifier : Affichages éducation à l’environnement – économies.pdf

(merci So pour les photos !)