Archives pour la catégorie Arts visuels

Dessin, peinture, sculpture et autres choses à voir (et à toucher).

Dessin du bonhomme #2 – Gouache à gratter

Pour travailler sur le schéma corporel, la représentation de soi et le vocabulaire du corps, rien de mieux qu’un petit bonhomme 🙂 Pour ce numéro 2, voici un travail utilisant gouache, craies grasses et… petite cuillère : dessin du bonhomme en gouache à gratter.

Bonhomme - Gouache à gratter

Pour ce travail, on a besoin de relativement peu de matériel :

  • De la gouache noire (ou tout autre couleur de votre goût mais plutôt quelque chose de foncé).
  • De la colle bleue (i.e. de la colle repositionnable qui met un temps certain à sécher).
  • Des pastels gras, des craies grasses ou des craies à la cire.
  • Un pinceau brosse plate large (5cm ou plus).
  • Une petite cuillère.
  • Une feuille A4 en papier épais type canson.
  • Une feuille 24×32 en cartoline de couleur pour réaliser le contrecollage.

La réalisation du portrait du bonhomme est accessible à des élèves de moyenne et grande sections en relative autonomie… L’intervention de l’adulte étant nécessaire à la toute fin et comme inspecteur des travaux finis à la première étape (voir détails ci-dessous).

Bonhomme - Gouache à gratter - 01 Au préalable, préparer un mélange gouache + colle. De mémoire j’ai dû utiliser quelque chose comme un mélange 2/3 de gouache + 1/3 de colle mais je vous recommande de faire des tests car cela va sûrement varier en fonction des marques utilisées.

En tous cas, j’ai obtenu de meilleurs résultats avec ce mélange qu’avec un pot de gouache à gratter tout prêt qui restait dans la classe.

Bonhomme - Gouache à gratter - 02 Demander aux élèves de réaliser des bandes de couleur (ou de remplir un quadrillage) avec les craies grasses. Il faut demander :

  • d’appuyer très fort sur la craie / le pastel
  • de ne pas laisser « de blanc » i.e. on ne doit plus voir la feuille.

Avant de passer à l’étape suivante, je conseille une petite vérification par un oeil adulte pour vérifier que les couleurs ont été appliquées correctement.

Bonhomme - Gouache à gratter - 03 Avec un pinceau large, étaler le mélange gouache + colle par dessus nos couleurs.

La colle est là pour augmenter le temps de séchage de la gouache qui sinon commence au bout de quelques secondes.

Bonhomme - Gouache à gratter - 04 Avant que la « peinture » ne soit sèche, dessiner un bonhomme en raclant, en grattant avec une le dos d’une petite cuillère. C’est l’outil qui a donné les meilleurs résultats chez nous.
Bonhomme - Gouache à gratter Une fois la peinture sèche, réaliser un contrecollage sur une feuille de cartoline de couleur pour mettre l’ensemble en valeur. Ici c’est plutôt un travail d’adulte pour que la peinture soit correctement centrée et collée sur la feuille.

Moi qui avais espéré faire un joli livret en fin d’année avec tous les bonhommes de l’année, je me retrouve un peu à court… Il faut dire que ça n’est pas évident de trouver des idées (en dehors du millier d’autres choses à faire) ! Je ferai mieux l’année prochaine !

Les images en grand dans la galerie flickr.

Boucles à la manière de Alexander Calder

Cette année, j’essaie de faire du graphisme en situation, histoire que ça donne plus de sens à l’histoire que de faire un simple entraînement sur papier ou sur ardoise. Ca a aussi l’avantage de coller aux nouveaux programmes et au « s’entraîner au graphisme décoratif ».  Pour ce travail sur les boucles, je me suis basé sur celui d’un  collègue qui avait fait travailler ses élèves à la manière d’Alexander Calder (par ailleurs surtout connu pour ses mobiles et ses suspensions) sur format A3, chaque élève ayant son « tableau ». Le résultat était vraiment top, du coup je lui ai repiqué son idée … mais comme nous avions déjà fait pas mal de travail en petits formats (A4 et A3), je voulais travailler en très grand : fresque à la manière d’Alexander Calder.

Dans un premier temps, je leur fait observer la peinture de Calder et relever les formes (cercles et boucles) et les couleurs (rouge, bleu, jaune et noir).

Dans un deuxième temps, je leur propose de réaliser une fresque à la manière d’Alexander Calder (même si on n’est pas sur de la peinture murale à proprement parler, l’idée étant plutôt qu’on va utiliser tout le mur). C’est accessible à des moyennes et grandes sections et relativement simple. C’est pour l’enseignant et la gestion du rouleau (voir ci-dessous) que c’est un petit plus exigeant.

Matériel :

  • Ardoise et feutre effaçable type velleda.
  • Crayon à papier.
  • Gouache bleue, jaune, rouge.
  • Gouache noire.
  • Pinceaux brosse relativement larges (je crois avoir utilisé des n°20 minimum).
  • Un rouleau de tapisserie dont on utilisera le côté envers (blanc).

Le rouleau de tapisserie doit être mis en hauteur sur une armoire ou un meuble haut et maintenu par un poids relativement lourd (j’ai utilisé un bidon de colle de 5L). Le travail va se faire en deux temps. D’abord on va tracer les boucles et en peindre l’intérieur. Avec l’avancée du travail on va dérouler le rouleau dans un sens et enrouler l’extrémité par terre. Dans un deuxième temps, quand tous les élèves seront passés, on va repasser les boucles en noir. Il faudra alors dérouler le rouleau du bas et réenrouler le rouleau du haut.Si ça n’est pas très clair, les photos devraient aider. 🙂

J’ai choisi de décomposer ce travail en deux temps pour que plusieurs élèves puissent travailler à la suite. En travaillant en une fois, on serait contraint par le temps de séchage de la gouache colorée avant d’appliquer la peinture noire.


S’entraîner sur l’ardoise avec un feutre effaçable à tracer des boucles. Pour les élèves qui ont du mal à faire le geste, ceux qui s’arrêtent à l’intersection et changent de sens comme s’ils voulait tracer un omega Ω, je verbalise le geste avec quelque chose comme « pour faire des boucles, il faut tourner, tourner, tourner, en avançant ». Je leur fait tracer d’abord en tournant sur place plusieurs fois (comme pour faire une multitude de fois le même cercle) puis je leur déplace le bras pour qu’ils comprennent le rôle du mouvement latéral.


Une fois le geste maîtrisé sur ardoise, on trace des boucles sur le papier avec un crayon à papier.Je leur demande aussi de tracer un ou deux cercles. L’enseignant marque le nom de l’élève à côté de sa boucle.



Peindre l’intérieur des boucles et des cercles à la gouache. Les élèves essaient de ne pas dépasser mais, à ce stade, une erreur est facilement rattrapable donc on peut les rassurer s’il leur arrive de dépasser. Il suffira d’agrandir la boucle en question. Je mets à disposition des élèves les trois couleurs observées sur le tableau de Calder, jaune, rouge.


Dérouler le rouleau du haut (on voit sur ma photo le bidon de colle bleue utilisé pour le maintenir) d’une trentaine de centimètres de telle manière qu’un autre élève ait la place de travailler. Enrouler en bas pour créer un rouleau par terre. Au besoin, le maintenir avec des trombones.

Faire travailler un autre élève, re-dérouler le rouleau du haut d’une trentaine de centimètres, faire travailler un autre élève, etc. On s’arrête quand la peinture encore fraîche du premier élève qui a travaillé arrive au niveau du sol (on n’enroule pas le rouleau du bas avec de la peinture fraîche). Il faut alors attendre que cela sèche et prévoir un autre temps d’atelier pour continuer.


Quand tous les élèves ont fait la première étape, leur faire repasser les boucles à la gouache noir en utilisant une brosse plate relativement large. Il n’est pas nécessaire de repasser sur les cercles, on peut le faire éventuellement pour ceux ou le crayon à papier serait encore visible en transparence.


on procède à l’inverse de la première phase. On fait passer un premier élève, quand il a terminé on enroule le rouleau du haut d’une trentaine de centimètres et on fait passer un autre élève. On continue tant que la peinture noire fraîche n’arrive pas en haut. On fait passer les élèves dans l’ordre inverse de celui utilisé pour tracer et dessiner l’intérieur des boucles.


Mise à jour mars 2019 – Dans les commentaires, je vous ai parlé d’une version différente, avec des bandes de papier A3. J’ai retrouvé une photo pour illustrer les quelques explications que j’ai données dans les commentaires. Je vous laisse cliquer pour voir l’image en grand.

Portrait – Le château des rois et des reines

On reste dans une thématique rois, reines et châteaux avec un portrait en situation. On se lance dans la construction d’un château !

Château des rois et des reines

D’un point de vue apprentissages, ce travail permet :

  • D’identifier et réinvestir le graphisme du créneau. Même si ici il ne va pas être question de le tracer, on peut faire le lien entre notre château et le fait que si on voulait en dessiner un, il faudrait tracer des créneaux.
  • D’identifier et tracer des ponts.
  • De réinvestir la technique de la peinture raclée déjà utilisée pour les couronnes des rois et des reines.
  • De réaliser une composition par assemblage, ce qui change d’approche comparativement à on fait le fond, on attend que ça sèche et par dessus on ajoute, on attend que ça sèche et par dessus on ajoute, etc. i.e. par apports successifs sur un même médium.
  • De travailler sur le portrait, éventuellement en observant des portraits en pied, de trois-quarts, le visage seul, etc.
  • Même si cela ne constitue pas un travail sur le bonhomme, c’est quand même l’occasion de travailler le schéma corporel en demandant aux élèves pourquoi on voit une main parce qu’elle est levée pour faire coucou et pas l’autre parce qu’elle est en bas dans le château, d’observer la pliure au niveau du coude, quitte à poursuivre un travail sur le corps et les articulations.

A noter aussi qu’on pourrait assez facilement en tirer un travail sur les images séquentielles, lecture d’image et compréhension, mais comme j’avais déjà fait travailler mes élèves sur les images séquentielles de la couronne, je me suis abstenu.

D’un point de vu matériel et fournitures, il faut :

  • Une feuille A3 en papier épais pour le ciel.
  • Une feuille A4 en papier épais pour l’herbe.
  • Une feuille A4, toujours en papier épais, pour le château et le nuage.
  • Un portrait de l’élève, imprimée sur papier normal, en format 13×18.
  • Une chute de papier noir et un gabarit pour faire le costume.
  • Du papier brillant, type papier cadeau..
  • De la gouache verte, en deux nuances.
  • De la gouache bleue, en deux nuances.
  • Une règle en plastique, une raclette en caoutchouc ou autre chose qui puisse nous servir à racler la peinture.
  • De l’encre de chine et des cotons-tiges.
  • Deux teintes d’encre à dessiner et des pinceaux.
  • Un crayon à papier.
  • Des ciseaux.
  • De la colle.

Pas de difficultés particulières, en dehors du fait que c’est assez long. Les moyens et les grands ont géré ça avec aisance. Le point d’attention qui nécessitera un accompagnement par l’adulte étant de bien coller, bien positionner, mettre sous presse.

Château des rois et des reines - 01 Venir déposer, sur la feuille A4 dans le sens de la longueur, des gouttes de peinture verte. Il faut intercaler les deux teintes.
Château des rois et des reines - 02 Avec la règle, la raclette ou l’outil que vous avez choisi (ici un bâtonnet en bois), racler la peinture.

Je ne l’ai pas précisé la dernière fois, mais quand je parle de racler, il s’agit de tirer sur la peinture pour qu’en une ou deux passes on ait recouvert la feuille intégralement. Normalement cela permet de déposer une couche de peinture assez fine qui sèche presque instantanément.

Château des rois et des reines - 03 Venir déposer, sur la feuille A3, des gouttes de peinture bleue. Il faut intercaler les deux teintes.
Château des rois et des reines - 04 Racler la peinture.
Château des rois et des reines - 05 Au crayon à papier, tracer au dos de la feuille un arc de cercle pour former la colline. Découper la colline aux ciseaux.
Château des rois et des reines - 07 Sur une moitié de la feuille A4, dessiner la structure du château : il faut dessiner un grand rectangle couché et deux rectangles debout. Il n’est pas nécessaire de tracer les créneaux qui seront fait aux ciseaux.

Découper le château sur le contour extérieur. Il faut guider les élèves qui ont tendance à découper tous les traits de crayon i.e. à détacher les tours. Pour les créneaux, je les ai guidé de la manière suivante : un petit coup de ciseaux ici, un petit coup de ciseaux là, tu plies et tu découpes ce qui dépasse.

Sur l’autre moitié de la feuille, dessiner un nuage : il faut faire des ponts et tourner sa feuille.

Découper le nuage.

Château des rois et des reines - 08 Au crayon, dessiner la porte et les fenêtres du château puis repasser à l’encre de chine avec un coton-tige.

Avec un pinceau, encrer la porte et les fenêtres.

Un petit coup de papier absorbant entre chaque étape assure un séchage instantané qui permet d’encrer le château en une fois.

Château des rois et des reines - 09 Au pinceau, encrer le reste du château.

Personnellement j’ai opté pour un château rouge qui va trancher avec le bleu et le vert du fond.

Château des rois et des reines - 10 Utiliser le gabarit (j’ai découpé le mien vite fait dans un bout de carton) pour tracer au crayon notre costume de roi sur papier noir. Découper aux ciseaux.

Les élèves ont généralement besoin d’être guidés dans leur découpage ; plus en termes de méthodologie et d’ordre de découpe qu’en technique de découpage.

Château des rois et des reines - 11 On commence l’assemblage. Enduire de colle le dos du nuage et de notre colline d’herbe puis venir les positionner sur notre feuille A3 du ciel.

L’intervention d’un adulte me semble nécessaire pour que l’herbe soit correctement ajustée.

Château des rois et des reines - 12 Ensuite, coller la tête (préalablement découpée par un adulte).
Château des rois et des reines - 13 Puis le costume.
Château des rois et des reines - 14 Puis le château.

Terminer en collant une couronne, découpée par l’élève dans un bout de papier brillant ainsi qu’une main. J’ai demandé aux élèves de faire une main qui ressemble à une moufle i.e. on a simplement donné deux coups de ciseaux pour faire un pouce.

Les images en grand dans ma galerie flickr.

Lignes brisées et triangles – Couronnes des rois et des reines

Cette année pour la fête des rois et des reines de la maternelle, nous avons réalisé des couronnes des rois et des reines utilisant nos motifs graphiques du moment : lignes brisées et triangles. La réalisation est relativement simple et des MS / GS s’en sortent de bout en bout.

En termes matériels, il faut prévoir (dans l’ordre) :

  • Une feuille de papier épais 50×56 coupée en deux dans la sens de la longueur.
  • Un gabarit de couronne. J’ai fait le miens dans un morceau des cartons qu’on reçoit à l’école avec nos commandes de fournitures.
  • Un crayon à papier.
  • Une paire de ciseaux.
  • De la gouache en deux couleurs. Par exemple jaune et rouge ou jaune et bleu.
  • Une règle en plastique, un bâtonnet, une raclette en caoutchouc ou des cartes en plastique type carte-bleue / carte de fidélité usagées.
  • Des marqueurs.
  • Des bandes de papier brillant.
  • De la colle blanche ou du vernis colle.
  • Des pinceaux.
  • Des paillettes en salière.

Avec le gabarit, tracer les lignes brisées dans la longueur du papier.

Aux ciseaux, découper la couronne en coupant sur le tracé des lignes brisées.

Le meilleur résultat est obtenu non pas en suivant l’orientation du tracé i.e. en changeant l’orientation des ciseaux le long du tracé mais en tenant les futures pointes vers nous et en donnant un coup de ciseaux dans un sens, un coup de ciseaux dans l’autre sens.

Petite intervention de l’enseignant qui va d’abord répartir des points de gouache sur toute la longueur de la couronne en intercalant les deux couleurs (disons 4 points jaunes, 1 point rouge).

Ensuite, l’élève racle la peinture avec son outil (les règles en plastique 20cm marchent très bien ; sur la photo c’est un bâtonnet qui est utilisé).

A noter que pour les couleurs, je propose aux élèves plusieurs couleurs et je leur laisse choisir celles qu’ils veulent utiliser.

Réaliser le graphisme décoratif : tracer des lignes brisées au crayon à papier, suffisamment écartées pour qu’on puisse intercaler une bande de couleur ultérieurement : pas trop petites, pas trop grosses, pas trop serrées.

Tracer des triangles dans les pointes de la couronne.

Repasser au marqueur (couleurs au choix).

Enduire de colle une bande de papier doré (couleur au choix de l’élève parmi plusieurs que j’avais). La coller entre les lignes brisées.

Le positionnement de la bande est là plutôt une affaire d’adulte, suivant la marge entre les lignes brisées et la largeur de la bande.

Mettre de la colle blanche ou du vernis colle, transparent après séchage.

L’enseignant saupoudre avec des paillettes (là encore, couleur au choix de l’élève).

Il n’y a plus qu’à attendre que la colle sèche. Restera à régler la taille de la couronne à la tête de l’élève et à agrafer.

Petit aparté programmes maternelle 2015, que j’ai eu l’occasion d’éplucher ces dernières semaines. Ce genre de travail rentre dans le s’exercer au graphisme décoratif. Côté méthode, globalement sur le graphisme je procède en trois étapes : introduire le motif graphique, s’entraîner (dans le sable, sur pochette¹ avec un feutre velleda), utiliser en production. Je ne donne plus de graphisme sur papier avec des fiches car je trouve que le ratio entraînement / papier utilisé est trop faible.

1 – A l’occasion, je posterais mes modèles.

L’automne à la manière de Giuseppe Arcimboldo

Voici un article un peu (très) en retard, à quelques jours de l’hiver… Cette année, avec la façon dont mon remplacement s’est goupillé, je n’ai pas pu travailler sur l’arbre des quatre saisons avec mes élèves. Comme je voulais quand même traiter l’automne en arts visuels, nous avons tenté un travail autour de l’oeuvre l’automne de Giuseppe Arcimboldo en travaillant l’objet du réel vers la représentation.

C’est un travail en deux étapes avec d’une part un travail photographique à partir d’objets « fruits et légumes » réels et, dans un deuxième temps, un travail pictural sur feuille.

Matériel :

  • Première étape :
    • Des fruits, légumes et feuilles d’automne.
    • De grandes feuilles de papier noir épais.
  • Deuxième étape :
    • On réutilise les feuilles de papier noir qui auront été salies lors de la première étape.
    • De la gouache et des pinceaux.
    • Des crayons à papier.
    • Une perforatrice « feuille d’érable » ou autre, grand modèle.
    • Du papier brillant jaune et/ou vert.
    • De la colle.

Pour la réalisation, je l’ai fait avec mes élèves de moyenne et grande section. Nous avons travaillé en groupes de 5 ou 6 enfants. Voir les détails ci-dessous.

Observer l’oeuvre L’automne de Guiseppe Arcimboldo. Remarquer que quand on l’observe de loin on voit un visage de profil, c’est un portrait, alors que quand on s’approche pour l’observer, on peut voir des fruits (pommes, poires, châtaignes, raisin, etc.), des feuilles, des légumes (courges, champignons, etc.)…


En utilisant des fruits, légumes et autres objets de l’automne, demander aux élèves de réaliser un portrait en disposant les fruits et légumes sur des feuilles de papier noir. Quand ils ont terminé, prendre le travail en photo.

A noter que pendant cette étape, les feuilles de papier seront très probablement salies, certains fruits supportants mal la manipulation par des petites mains pas toujours très habiles.


Je retravaille les photos prises à l’étape précédente avec un outil de traitement d’image type GIMP. L’idée est de rendre la feuille de papier noir vraiment noire pour que les productions des élèves soient mises en valeur. Pour ça :

  • Je joue de la baguette magique pour sélectionner les zones foncées (la feuille de papier noir).
  • J’agrandis puis j’adoucis légèrement la sélection (de quelques pixels), histoire que les transitions ne soient pas trop violentes.
  • Je peint le tout avec un pinceau noir très large.

Si ces étapes ne vous semblent pas claires, laissez moi un commentaire sur l’article, j’essaierai de détailler un peu plus cette étape de retouche d’image.

J’imprime en A3 et j’affiche ensuite les productions des élèves que nous commentons en observant la manière dont les objets sont disposés sur les photos, en regardant si ils ont fait des portraits de face ou de profil, en comparant avec l’oeuvre d’Arcimboldo.


Après avoir travaillé avec des objets réels et leur représentation photographique, je leur demande de travailler avec de la peinture (ici de la gouache).

Je commence par leur tracer une silhouette au crayon à papier et je leur demande de remplir cette silhouette avec des choses de l’automne : fruits, légumes ou autres. Les élèves doivent travailler à tour de rôle. Certains doivent être guidés dans leurs dessins et leurs choix de couleur.

Ensuite, et c’est parce qu’il me restait un fond de rouleau de papier jaune et vert brillant, ils doivent utiliser la perforatrice pour découper des feuilles d’automnes qu’on va venir coller pour faire les cheveux de notre bonhomme.

Au final, je dois avouer avoir été plutôt agréablement surpris du rendu. Je le referais peut-être pour les autres saisons. A suivre.

A noter que, même si ce travail a été fait avec des élèves de maternelle, il est tout à fait envisageable de le mener en élémentaire avec des élèves de cycle 2 / cycle 3. Je dirais que le travail avec les fruits et légumes réels est à mener en groupe mais que l’étape de peinture est à faire de manière individuelle pour réaliser une galerie de portraits.

Dessin du bonhomme #1 – Encres et mélanges

Les années précédentes, je donnais une fois par mois un travail sur fiche du type Dessine le bonhomme du mois de … avec crayon à papier et crayons de couleur. Autant cette façon de faire se révèle assez efficace pour situer l’enfant dans son développement et sa représentation du corps, par exemple les élèves de grande section qui en sont toujours au bonhomme têtard, autant ça ne fait pas un résultat hyper funky. En particulier pour les élèves qui ont déjà un schéma corporel bien ancré qui se retrouvent avec une série de bonhommes ne présentant au final pas de grandes évolutions ou variétés de couleurs et formes. Du coup, cette année, et si mon remplacement se prolonge suffisamment, je compte travailler le schéma corporel et sa représentation de façon plus « artistique »… en espérant que cela nous fasse un joli livret en fin d’année. Pour cette première édition du bonhomme : encres et mélanges.

Bonhomme - Encre et mélanges

Matériel :

  • Une feuille A4 par élève.
  • Des crayons à papier.
  • De l’encre de chine et des cotons-tiges.
  • De l’encre à dessiner (quatre teintes) et des pinceaux.

Pour la réalisation, c’est accessible à des enfants de moyenne et grande section.

Bonhomme - Encres et mélanges - 01 Dessiner au crayon à papier un bonhomme sur sa feuille. Attention à ce que le bonhomme ne soit pas trop petit, Il faudra sûrement guider les élèves car ils ont tendance à dessiner petit quelle que soit la taille de la feuille.
Bonhomme - Encres et mélanges - 02 Avec un coton tige et de l’encre de chine, repasser son bonhomme en noir.

L’utilisation d’encre de chine, indélébile après séchage, assure que le noir ne va pas se mélanger avec les couleurs que l’on va venir mettre par dessus.

Bonhomme - Encres et mélanges - 03 Quand l’encre de chine est sèche, au besoin poser une feuille de papier absorbant sur le dessin pour s’assurer qu’il ne reste pas de zone humide, l’adulte vient, devant l’élève, délimiter quatre zones au crayon à papier :

  • Un trait vertical qui part de la tête jusqu’au bord de la feuille.
  • Un trait horizontal qui part de la main gauche jusqu’au bord de la feuille.
  • Un trait horizontal qui part de la main droite jusqu’au bord de la feuille.
  • Un trait vertical qui part de l’une des deux jambes jusqu’au bord de la feuille.

Sur ma photo, j’ai volontairement appuyé sur le crayon à papier pour que les traits soient bien visibles. En vrai, il faut s’assurer que le trait soit relativement léger pour qu’il ne soit plus visible après le passage de l’encre.

Bonhomme - Encres et mélanges - 04 Préparer quatre couleurs, idéalement des complémentaires type bleu et jaune ou des couleurs contrastées pour que les élèves perçoivent facilement les mélanges et s’interrogent sur le sujet.

D’un point de vue pratique, je recommande les barquettes de fromages blancs en faisselles qui évitent les renversements. Sur ma photo, les couleurs sont relativement proches mais c’est tout ce que j’avais dans le placard.

Bonhomme - Encres et mélanges - 05 Au pinceau, remplir les zones une à une en mouillant bien la feuille. Les élèves ne doivent pas colorier l’intérieur du bonhomme.

Certains élèves, voir la grande majorité, ont besoin d’être guidés car ils n’osent pas aller jusqu’au bord de la feuille de peur de salir la table. J’essaie d’insister sur le fait que quand on fait des arts plastiques, une fois qu’on a protégé la table avec du journal ou une toile cirée, il faut y aller. Il faut oser !

Bonhomme - Encres et mélanges - 06 Continuer à remplir les zones en changeant de couleur à chaque fois. Il faut guider les élèves pour qu’ils n’hésitent pas à bien mouiller leur feuille histoire qu’on puisse voir de beaux mélanges.

Je laisse choisir aux élèves quelle couleur mettre où, histoire de ne pas se retrouver avec trente fois la même feuille et les mêmes mélanges.

Bonhomme - Encres et mélanges - 07 Et voilà !

Voir les images en grand format sur mon flickr.

Horizontales, verticales, quadrillage – Peinture géométrique à la manière de Piet Mondrian

Voilà un travail que j’avais déjà eu l’occasion de faire avec mes MS il y a deux ans et que j’ai eu l’occasion de re-tester cette semaine avec des PS et GS : lignes horizontales, verticales, quadrillage et formes géométriques à la manière de Piet Mondrian. La photo n’est malheureusement pas à la hauteur du rendu global qui était bien plus plaisant.

C’est un travail « relativement » simple (envisageable de la petite section à la grande section ou au delà en faisant varier le nombre de lignes sur la feuille) qui permet d’aborder beaucoup de choses finalement :

  • En vocabulaire, on pourra :
    • Travailler sur les couleurs (plutôt avec des petits).
    • Travailler le vocabulaire spécifique vertical / horizontal / quadrillage (plutôt MS/GS).
    • Travailler sur le vocabulaire de la classe : feuille, crayon, peinture, encre, pinceau (beaucoup d’élèves, y compris en GS, ont du mal à différencier encre et peinture).
  • En mathématiques on pourra :
    • Travailler sur les formes géométriques et la différence carré / rectangle.
    • Introduire l’outil qui permet de faire des traits droits : la règle.
  • En histoire de l’art on pourra introduire la notion d’art abstrait « on ne reconnaît pas ce que c’est » en opposition avec l’art figuratif « on reconnait ce que c’est » et partir sur des activités de tri à partir de photos de peinture de ces deux mouvements.
Piet Mondrian – 1926 – Composition en rouge, jaune, bleu et noir

Il faut :

  • Une feuille A4 (ou plus) en papier épais type canson.
  • Un crayon à papier.
  • Une règle suffisamment grande pour que l’enfant n’ait pas à déplacer sa règle au milieu du trait.
  • De la peinture blanche, jaune, rouge, bleue, noire.
  • De l’encre de chine.
  • Des pinceaux de type brosse plate (un par couleur).

Pour la réalisation, ça se passe en trois étapes. Voir les détails ci-dessous.

On commence par tracer, au crayon et à la règle, des traits verticaux. L’enseignant pré-positionne (et tient) la règle pour que l’orthogonalité soit correcte ; les élèves ont charge de tracer leur trait en gardant bien l’appui sur la règle. Veiller à décaler la règle pour que l’espace entre les lignes ne soit pas uniforme.

Tracer ensuite les traits horizontaux.

PS : deux traits dans la hauteur et deux traits dans la largeur.
MS : trois traits dans la hauteur et dans la largeur.
GS : trois traits ou plus dans la hauteur et dans la largeur en fonction de la taille de la feuille.


Les élèves doivent ensuite peindre les rectangles en blanc, jaune, rouge, bleu et noir. Pour une peinture 3×3 traits je fais en général :

  • 5 rectangles blancs
  • 4 rectangles jaunes
  • 3 rectangles rouges
  • 2 rectangles bleus
  • 2 rectangles noirs

Il faut respecter l’ordre des peintures pour éviter que les couleurs ne se mélangent. Pour éviter les accidents, j’apporte les teintes les unes après les autres et j’enlève les pinceaux déjà utilisés.

A noter qu’une des choses qui pose problème aux enfants est le fait d’avoir le choix dans les rectangles qu’ils doivent peindre. Certains vont peindre d’une même couleur les rectangles adjacents, d’autres vont faire à l’identique d’un copain et d’autres vont faire selon leur envie.


Il reste à repasser à l’encre de chine (attention à ne pas utiliser de l’encre à dessiner qui n’est pas assez couvrante) sur les traits au crayon. Au besoin guider les élèves en leur montrant « qu’il faut partir de là pour aller jusque là en allant bien droit ». Si certains élèves ont peint des rectangles adjacent d’une même couleur et que le trait au crayon n’est plus visible, on peut interrompre le trait à l’encre et le reprendre de l’autre côté du rectangle.

Je fais travailler les élèves avec un pinceau de taille moyenne et repasse par dessus avec une brosse plus large pour m’assurer que l’encre couvre bien les couleurs qui sont de part et d’autre du trait. Je conserve évidement les imperfections et erreurs des élèves ; l’idée n’est pas de faire croire aux parents que leurs enfants font des merveilles quand leurs gestes sont encore maladroits.

Affiché en fond de classe, ça fait une jolie mosaïque bien colorée. En ce mois d’octobre gris, ça fait du bien !

A noter que bien que ce travail ait été mené en maternelle, il pourrait être mené en cycle 2 / cycle 3 en laissant les élèves autonomes dans le tracé des perpendiculaires avec l’utilisation de l’équerre.

L’arbre des 4 saisons

Voilà un travail que j’ai mené toute l’année et terminé il y a quelques jours seulement (été oblige) : l’arbre des 4 saisons ou plutôt les 4 saisons de l’arbre.

A chaque changement de saison j’ai demandé aux élèves d’observer les arbres de la cour et les plantes du voisinage, de noter la présence de feuillage ou pas, de fleurs ou de fruits (nous avons un mûrier platane dans la cour qui donne des fruits courant juin ce qui permet d’observer les fruits sur l’arbre… ce qui est probablement le plus compliqué à observer in situ). L’idée est d’amener les élèves à prendre conscience de leur environnement proche d’une part, à percevoir les caractéristiques des 4 saisons et le cycle de vie des plantes d’autre part.

03 - printemps 04 - été
01 - automne 02 - hiver

Pour la réalisation, l’adulte commence par coller le nom de la saison en bas de la feuille (voir mon modèle Les 4 saisons – lettres creuses.pdf à imprimer en A3). Ensuite, et c’est toujours un travail d’adulte pour garder une ressemblance d’une saison à l’autre, on trace un arbre sur la feuille avant de pouvoir faire travailler les élèves en petits groupes. Il leur reste à réaliser :

  • le tronc de l’arbre à la gouache
  • le ciel à la gouache
  • le sol
  • les contours de l’arbre à l’encre de chine
  • les autres éléments (feuilles, flocons de neige, fruits)

En termes d’outils je trouve que l’éponge tamponnée donne de bons résultats avec la gouache (voir l’image de l’automne ci-dessous pour le tronc de l’arbre, toutes les autres images pour le ciel) mais c’est un peu au ressenti de chacun. En termes de matières et techniques, on a utilisé :

  • du papier crépon (il y en avait des stocks dans la classe) pour les feuilles ou l’herbe
  • de la gouache avec des empreintes de bouchon pour les fleurs du printemps
  • de la peinture acrylique pour avoir des fruits brillants en été
  • des morceaux de feuilles ramassées dans la cour pour le mot automne
  • mis des feuilles de la cour au dos de notre feuille et fait l’empreinte des nervures en frottant des craies grasses (la craie se dépose en fonction du « relief » de la feuille)
  • du coton pour les flocons de l’hiver

Pour la papier, je n’ai pas précisé mais j’utilise deux feuilles grand format en papier épais collées ensemble pour avoir une très grande surface (supérieure au mètre sur la hauteur).

Cadre photo peinture abstraite et formes géométriques pour la fête des pères

Avec beaucoup de retard, voici ce que j’ai bricolé pour la fête des pères avec mes élèves. Initialement je voulais trouver une idée « à la manière de » avec des formes géométriques mais les artistes – Sonia Delaunay ou Victor Vasarely – que je voulais travailler auraient nécessité trop de boulot par rapport au temps que nous avions. Du coup, un peu pris de court, j’ai cherché à faire quelque chose qui ait un rendu correct sans qu’on y passe trois ateliers. Je ne suis pas hyper fan mais ça peut dépanner. Voici donc un cadre photo autour de la peinture abstraite et des formes géométriques pour la fête des pères.

cadre photo abstrait et ronds - réalisation 3

Comme j’ai fait beaucoup de grands formats avec mes élèves cette année, je les ai fait travailler en A5 pour aller aussi vers des formats plus petits. Pour le support de mes cadres, j’ai eu la chance de récupérer un lot de planchettes en contreplaqué fin (moins de 5mm) mais on peut aussi travailler sur papier épais type canson et contrecollage sur carton comme pour le cadre photo à la manière de Jackson Pollock.

Il faut :

  • une nuance de peinture acrylique et une deuxième couleur qui lui soit contrastée
  • de la peinture acrylique noire
  • de la peinture acrylique blanche
  • un petit rouleau à peinture
  • un rouleau en carton (type rouleau de papier toilettes mais un plus petit diamètre donne un résultat plus joli) qui va servir à faire des empreintes de ronds
  • un petit pinceau

Pour la réalisation, c’est accessible à des enfants de moyenne et grande section. Voir des petites sections si on n’est pas trop regardant sur le positionnement des empreintes. Cliquez sur les images pour les voir en grand.

cadre photo abstrait et ronds - 1 On commence par choisir une nuance de couleur et à préparer deux mélanges :

  • un avec une pointe de noir
  • un avec une pointe de blanc

Avec un rouleau, appliquer la teinte foncée sur le support. Il ne faut pas oublier de faire les arrêtes et les côtés du cadre. On passera le dos à l’acrylique noire quand l’ensemble est fini.

cadre photo abstrait et ronds - 3 Quand la première couche a été passée, poser un papier absorbant sur le support. Appuyer légèrement et enlever. Cette étape permet de faire sécher la peinture de manière quasi immédiate.
cadre photo abstrait et ronds - 2 Au besoin, repasser une deuxième couche de foncé sur le support et réutiliser la technique du papier absorbant.
cadre photo abstrait et ronds - 4 En utilisant le rouleau en carton et la teinte claire, faire des empreintes de ronds. On peut choisir de les répartir uniformément (3 ou 4 par lignes suivant le diamètre utilisé) ou au hasard. Cela dépend aussi des enfants qui peuvent avoir envie « d’en faire plein » ou qui peuvent simplement avoir du mal à viser.
cadre photo abstrait et ronds - 5 On réutilise la technique du papier absorbant pour faire sécher la peinture.
cadre photo abstrait et ronds - 6 Avec le petit pinceau, on vient mettre un rond dans le rond en utilisant notre teinte contrastée.

Après il n’y a plus qu’à plastifier une photo (ils ont posé avec les instruments de musique qu’on a utilisé cette année), la coller au centre du cadre et peindre le dos du cadre en noir pour donner un aspect fini. Ici c’est une affaire d’adulte même si la partie peinture pourrait être faite par les élèves (elle n’a pas grand interêt donc je leur ai évité).

Voici quelques réalisation de mes élèves. Je constate à posteriori qu’ils n’ont pas tous respecté la consigne sur le choix des teintes (une base et des mélanges plus foncé et plus clair) mais c’est la vie.

cadre photo abstrait et ronds - réalisation 1 cadre photo abstrait et ronds - réalisation 2 cadre photo abstrait et ronds - réalisation 3

Carte autour du poème « un papa » de Pierre Ruaud

Pour la fête des papas, qui approche à grands pas, j’ai prévu une carte autour du poème « un papa » de Pierre Ruaud.

UN PAPA

Un paparapluie
Qui me fait un abri
Quand j’ai peur de la nuit.

Un paparatonnerre
Je ne sais pas quoi faire
Quand il est en colère.

Un paparasol
Avec qui je m’envole
Quand il rigole.

Un papa tout court
Que je fête en ce jour
Avec tout mon amour.

Pierre Ruaud

Carte parapluie pour la fête des pères

Pour réaliser cette carte, il faut :

  • Du papier cartonné de couleur, pour réaliser le contrecollage, en format A4
  • Un gabarit de parapluie d’environ 10 cm par 10 cm. Voir mon modèle ici (fait à postériori, pour mon travail en classe j’ai fait le gabarit à la main).
  • Du papier épais, type canson, de couleur pour découper un parapluie (aux dimensions du gabarit).
  • De l’encre (3 nuances de bleu) et des pinceaux.
  • Une feuille A5 en papier épais à laquelle on aura enlevé environ 1cm sur les bords pour laisser une marge lors du contrecollage pour faire les gouttes.
  • Une bande de papier de la largeur du parapluie pour faire un masque.
  • Du scotch.
  • La poésie de Pierre Ruaud imprimée sur papier A5 (deux par feuille A4). Voir mon modèle ici.
  • Un ciseau cranteur.
  • De la colle.

Cliquez sur les images pour voir en grand.

Carte parapluie - étape 1 Utiliser le gabarit pour, tracer et découper le parapluie dans la feuille cartonnée de couleur. Pour les moyens ou les élèves moins à l’aise avec les ciseaux, prévoir un gabarit où le bas du parapluie est droit (voir mon modèle en lien).
Carte parapluie - étape 2 Placer la bande de protection vers le milieu de la feuille destinée à recevoir les gouttes. C’est le scotch qui assure l’étanchéité et qui évite que les gouttes ne passent sous le papier. Il faut donc veiller à ce qu’il soit correctement posé.
Carte parapluie - étape 3 Sur un chevalet (pour avoir un plan vertical), tremper un pinceau dans l’encre, ne pas l’égoutter et venir l’appuyer sur le haut de la feuille. Une goutte d’encre se forme et descend sur la feuille, formant une belle verticale. Il faut laisser de l’espace pour appliquer les autres couleurs, les gouttes ayant tendance à prendre les mêmes chemins si on les fait trop proches. Certains élèves avaient encore en mémoire notre travail sur Jackson Pollock et ont eu tendance à me faire des gestes brusques. J’ai aussi dû leur dire qu’il fallait placer le pinceau comme si on voulait peindre le chevalet (i.e. bien en haut de la feuille pour qu’on ait l’impression que les gouttes viennent du haut de la feuille).
Carte parapluie - étape 4 Enlever le masque. On doit avoir un beau rectangle de papier vierge.
Carte parapluie - étape 5 Coller le parapluie de telle sorte que l’on ait l’impression que c’est lui qui arrête les gouttes. J’ai du revenir plusieurs fois sur le placement du parapluie auprès des élèves. Il faut le placer suffisamment haut pour qu’on ait l’impression qu’il arrête les gouttes, et pas trop haut pour qu’on ne voit pas de gouttes passer à travers le parapluie. Après séchage, demander aux élèves de se dessiner avec leur papa sous le parapluie.
Carte parapluie - étape 6 Au ciseau cranteur, découper la poésie. Les élèves ont besoin d’être guidés dans l’utilisation de cet outil inhabituel (entre autres pour conserver des lignes relativement droites).
Carte parapluie - étape 7 Sur la feuille cartonnée, écrire « bonne fête papa ». Je fais écrire mes grands en cursive et les moyens en lettres majuscules. Je trace des traits au crayon à papier, à effacer après (attention à l’utilisation de la gomme par les élèves qui froissent facilement leurs feuilles), pour les aider à écrire droit et que les lettres soient de taille similaire. Comme pour la carte de la fête des mères, on s’entraîne d’abord sur ardoise, au brouillon, etc.
Carte parapluie pour la fête des pères Ensuite, on plie la carte en deux, on vient coller le poème d’un côté et l’illustration de l’autre. Ici c’est plutôt un travail d’adulte afin d’assurer le bon centrage des éléments à coller.