Boucles à la manière de Alexander Calder

Cette année, j’essaie de faire du graphisme en situation, histoire que ça donne plus de sens à l’histoire que de faire un simple entraînement sur papier ou sur ardoise. Ca a aussi l’avantage de coller aux nouveaux programmes et au « s’entraîner au graphisme décoratif ».  Pour ce travail sur les boucles, je me suis basé sur celui d’un  collègue qui avait fait travailler ses élèves à la manière d’Alexander Calder (par ailleurs surtout connu pour ses mobiles et ses suspensions) sur format A3, chaque élève ayant son « tableau ». Le résultat était vraiment top, du coup je lui ai repiqué son idée … mais comme nous avions déjà fait pas mal de travail en petits formats (A4 et A3), je voulais travailler en très grand : fresque à la manière d’Alexander Calder.

A la manière de Alexander Calder - 07

Dans un premier temps, je leur fait observer la peinture de Calder et relever les formes (cercles et boucles) et les couleurs (rouge, bleu, jaune et noir).

Alexander Calder - 1972 - boucles

Dans un deuxième temps, je leur propose de réaliser une fresque à la manière d’Alexander Calder (même si on n’est pas sur de la peinture murale à proprement parler, l’idée étant plutôt qu’on va utiliser tout le mur). C’est accessible à des moyennes et grandes sections et relativement simple. C’est pour l’enseignant et la gestion du rouleau (voir ci-dessous) que c’est un petit plus exigeant.

Matériel :

  • Ardoise et feutre effaçable type velleda.
  • Crayon à papier.
  • Gouache bleue, jaune, rouge.
  • Gouache noire.
  • Pinceaux brosse relativement larges (je crois avoir utilisé des n°20 minimum).
  • Un rouleau de tapisserie dont on utilisera le côté envers (blanc).

Le rouleau de tapisserie doit être mis en hauteur sur une armoire ou un meuble haut et maintenu par un poids relativement lourd (j’ai utilisé un bidon de colle de 5L). Le travail va se faire en deux temps. D’abord on va tracer les boucles et en peindre l’intérieur. Avec l’avancée du travail on va dérouler le rouleau dans un sens et enrouler l’extrémité par terre. Dans un deuxième temps, quand tous les élèves seront passés, on va repasser les boucles en noir. Il faudra alors dérouler le rouleau du bas et réenrouler le rouleau du haut.Si ça n’est pas très clair, les photos devraient aider. 🙂

J’ai choisi de décomposer ce travail en deux temps pour que plusieurs élèves puissent travailler à la suite. En travaillant en une fois, on serait contraint par le temps de séchage de la gouache colorée avant d’appliquer la peinture noire.

A la manière de Alexander Calder - 01 S’entraîner sur l’ardoise avec un feutre effaçable à tracer des boucles.

Pour les élèves qui ont du mal à faire le geste, ceux qui s’arrêtent à l’intersection et changent de sens comme s’ils voulait tracer un omega Ω, je verbalise le geste avec quelque chose comme « pour faire des boucles, il faut tourner, tourner, tourner, en avançant » et leur fait tracer d’abord en tournant sur place puis en ajoutant le mouvement latéral.

A la manière de Alexander Calder - 02 Une fois le geste maîtrisé sur ardoise, on trace des boucles sur le papier avec un crayon à papier.

Je leur demande aussi de tracer un ou deux cercles.

L’enseignant marque le nom de l’élève à côté de sa boucle.

A la manière de Alexander Calder - 03 Peindre l’intérieur des boucles et des cercles à la gouache.

Je mets à disposition des élèves les trois couleurs observées sur le tableau de Calder, jaune, rouge.

A la manière de Alexander Calder - 04 Dérouler le rouleau du haut (on voit sur ma photo le bidon de colle bleue utilisé pour le maintenir) d’une trentaine de centimètres de telle manière qu’un autre élève ait la place de travailler. Enrouler en bas pour créer un rouleau par terre. Au besoin, le maintenir avec des trombones.

Faire travailler un autre élève, re-dérouler le rouleau du haut d’une trentaine de centimètres, faire travailler un autre élève, etc.

On s’arrête quand la peinture encore fraîche du premier élève qui a travaillé arrive au niveau du sol (on n’enroule pas le rouleau du bas avec de la peinture fraîche). Il faut alors attendre que cela sèche et prévoir un autre temps d’atelier pour continuer.

A la manière de Alexander Calder - 05 Quand tous les élèves ont fait la première étape, leur faire repasser les boucles à la gouache noir en utilisant une brosse plate relativement large. Il n’est pas nécessaire de repasser sur les cercles, on peut le faire éventuellement pour ceux ou le crayon à papier serait encore visible en transparence.
A la manière de Alexander Calder - 06 Là on procède à l’inverse de la première phase. On fait passer un premier élève, quand il a terminé on enroule le rouleau du haut d’une trentaine de centimètres et on fait passer un autre élève. On continue tant que la peinture noire fraîche n’arrive pas en haut. On fait passer les élèves dans l’ordre inverse de celui utilisé pour tracer et dessiner l’intérieur des boucles.

Les images en grand dans la galerie flickr.

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3 réflexions au sujet de « Boucles à la manière de Alexander Calder »

    1. Merci ! Cette année j’en ai fait une version un peu différente en donnant des bandes (un A3 découpé) aux élèves que j’ai après mises bout à bout pour faire une seule longue, très longue bande qui serpentait dans le couloir.

      1. Ah oui!! Bonne idée aussi!! Je crois que je vais faire ça aussi du coup!! J’ai acheté un long rouleau de papier (à Ikea) de 50 cm de large et trèèès long, ça sera l’occasion de l’utiliser!

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