Archives pour la catégorie Cycle 1 – Maternelle

Activités, documents, réflexions et ressources pour la maternelle.

Jeu de l’oie des mots de la piscine

Nous allons bientôt démarrer nos séances de piscine, du coup, pour les mettre dans le bain (sans humour douteux), je leur ai préparé un jeu de l’oie des mots de la piscine. L’idée n’est pas d’amener les élèves à lire ou à une reconnaissance globale des mots, mais plutôt de les « obliger » à observer les mots pour y prendre des repères. Par exemple « sac » qui est un tout petit mot, ou « toboggan » qui a deux g au milieu. C’est donc un jeu à faire avec eux pour pouvoir les aiguiller sur les points de repères à prendre ou, inversement, pour les interroger sur ce qui leur a permis de reconnaître un mot et donc expliciter leur démarche.

Jeu de l'oie des mots de la piscine

Règles du jeu : Chaque enfant reçoit un pion puis, à tour de rôle, ils lancent le dé et avancent du nombre de cases indiquées par le dé. L’enfant doit retrouver le mot sur sa case d’arrivée en utilisant les mots référents et les illustrations sur le bord du plateau de jeu. Si il donne le bon mot, il gagne un point (on peut leur donner des jetons mais ils ont tendance à jouer avec, il vaut mieux qu’un « arbitre » adulte note les points sur une feuille). Quand un enfant est arrivé, on compte les points de chacun.

J’ai prévu un plateau pour chaque écriture (capitales, script et cursive) mais je ne suis pas certain d’utiliser la cursive. Imprimé en recto-verso au format A3, je me retrouve avec un plateau capitales/script (plutôt pour mes moyens) et un autre script/cursive (plutôt pour les grands).

Le fichier est disponible ici : Retrouver les mots – Jeu de l’oie – Mots piscine.pdf

Images séquentielles – Boucles à la manière de Alexander Calder

Après notre travail sur les boucles à la manière d’Alexander Calder, j’ai fait travailler mes élèves sur les images séquentielles associées. Comme c’est un travail qu’on fait assez régulièrement, je constate de vrais progrès dans leur analyse d’image et la réflexion chronologique qui va avec. Je crois que la prochaine fois, j’essaierai de leur donner des images séquentielles qui sortent du vécu pour voir si ils arrivent à transposer leurs compétences sur des images inconnues. On en reparlera.

Images séquentielles - Boucles à la manière de Calder Retour à nos images séquentielles sur les boucles à la manière de Calder, j’ai préparé des séquences à 4, 6 et 8 images. La séquence la plus complexe suit la chronologie suivante :

  1. On commence à s’entraîner sur l’ardoise.
  2. On a terminé de s’entraîner sur l’ardoise.
  3. On commence à tracer les boucles au crayon.
  4. On a terminé de tracer les boucles au crayon.
  5. On commence la peinture de l’intérieur des boucles.
  6. On a terminé la peinture de l’intérieur des boucles, on est en train de peindre l’intérieur du cercle.
  7. On commence à repasser à la peinture noire sur les boucles.
  8. On a terminé de repasser à la peinture noire.

Le fichier est disponible ici : Images séquentielles – Boucles à la manière de Calder.pdf

Pour rappel, je copie-colle les difficultés dont j’ai déjà parlé dans les précédents posts sur le sujet :

J’ai déjà parlé des difficultés liés aux images séquentielles dans le cas des images séquentielles du dessin du bonhomme. Là, idem, avec des séquences à 4, 6 et 8 images, on retrouve la difficulté liée à la lecture gauche/droite sur deux lignes. A noter aussi qu’autant pour les images séquentielles de la compote de pomme j’avais utilisé des photos, ici, j’ai utilisé des illustrations, ce qui suppose une prise d’indice encore différente pour les élèves, l’illustration étant plus schématique que les photos.

Images séquentielles – La couronne des rois

Après notre travail de graphisme en lignes brisées et triangles sur la couronne des rois et des reines, j’ai fait travailler mes élèves sur les images séquentielles des la couronne. J’ai préparé des séquences à 4, 6 et 8 images.

Images séquentielles - Couronne des rois

Je suis parti de la séquence la plus complexe, que j’ai ensuite simplifiée :

  1. On commence le tracé de la couronne avec des lignes brisées.
  2. On termine le tracé de la couronne avec les lignes brisées.
  3. On commence le découpage de la couronne.
  4. On termine le découpage de la couronne.
  5. On applique de la peinture jaune.
  6. On commence la décoration avec un graphisme en lignes brisées.
  7. Le graphisme en lignes brisées est terminé, on fait des triangles dans les pointes de la couronne.
  8. La couronne est terminée, ajustée et agrafée.

J’ai déjà parlé des difficultés liés aux images séquentielles dans le cas des images séquentielles du dessin du bonhomme. Là, idem, avec des séquences à 4, 6 et 8 images, on retrouve la difficulté liée à la lecture gauche/droite sur deux lignes. A noter aussi qu’autant pour les images séquentielles de la compote de pomme j’avais utilisé des photos, ici, j’ai utilisé des illustrations, ce qui suppose une prise d’indice encore différente pour les élèves, l’illustration étant plus schématique que les photos. D’ailleurs, on voit sur la photo qui illustre l’article que j’avais initialement prévu beaucoup plus d’illustrations mais avec 8 images le travail est déjà bien complexe.

Le fichier est disponible ici : Images Séquentielles – Couronne des rois.pdf

En bonus, une version où le tracé des lignes brisées de départ est fait à la règle : Images Séquentielles – Couronne des rois avec règle.pdf

Pour ceux qui se posent la question (et ma copine Sophie l’a déjà fait), j’ai fait les illustrations en utilisant open office draw, un outil de dessin vectoriel assez basique (ce qui ne veut pas dire simple pour autant). A l’occasion je tenterais un petit tutoriel.

Lignes brisées et triangles – Couronnes des rois et des reines

Cette année pour la fête des rois et des reines de la maternelle, nous avons réalisé des couronnes des rois et des reines utilisant nos motifs graphiques du moment : lignes brisées et triangles. La réalisation est relativement simple et des MS / GS s’en sortent de bout en bout.

En termes matériels, il faut prévoir (dans l’ordre) :

  • Une feuille de papier épais 50×56 coupée en deux dans la sens de la longueur.
  • Un gabarit de couronne. J’ai fait le miens dans un morceau des cartons qu’on reçoit à l’école avec nos commandes de fournitures.
  • Un crayon à papier.
  • Une paire de ciseaux.
  • De la gouache en deux couleurs. Par exemple jaune et rouge ou jaune et bleu.
  • Une règle en plastique, un bâtonnet, une raclette en caoutchouc ou des cartes en plastique type carte-bleue / carte de fidélité usagées.
  • Des marqueurs.
  • Des bandes de papier brillant.
  • De la colle blanche ou du vernis colle.
  • Des pinceaux.
  • Des paillettes en salière.

Avec le gabarit, tracer les lignes brisées dans la longueur du papier.

Aux ciseaux, découper la couronne en coupant sur le tracé des lignes brisées.

Le meilleur résultat est obtenu non pas en suivant l’orientation du tracé i.e. en changeant l’orientation des ciseaux le long du tracé mais en tenant les futures pointes vers nous et en donnant un coup de ciseaux dans un sens, un coup de ciseaux dans l’autre sens.

Petite intervention de l’enseignant qui va d’abord répartir des points de gouache sur toute la longueur de la couronne en intercalant les deux couleurs (disons 4 points jaunes, 1 point rouge).

Ensuite, l’élève racle la peinture avec son outil (les règles en plastique 20cm marchent très bien ; sur la photo c’est un bâtonnet qui est utilisé).

A noter que pour les couleurs, je propose aux élèves plusieurs couleurs et je leur laisse choisir celles qu’ils veulent utiliser.

Réaliser le graphisme décoratif : tracer des lignes brisées au crayon à papier, suffisamment écartées pour qu’on puisse intercaler une bande de couleur ultérieurement : pas trop petites, pas trop grosses, pas trop serrées.

Tracer des triangles dans les pointes de la couronne.

Repasser au marqueur (couleurs au choix).

Enduire de colle une bande de papier doré (couleur au choix de l’élève parmi plusieurs que j’avais). La coller entre les lignes brisées.

Le positionnement de la bande est là plutôt une affaire d’adulte, suivant la marge entre les lignes brisées et la largeur de la bande.

Mettre de la colle blanche ou du vernis colle, transparent après séchage.

L’enseignant saupoudre avec des paillettes (là encore, couleur au choix de l’élève).

Il n’y a plus qu’à attendre que la colle sèche. Restera à régler la taille de la couronne à la tête de l’élève et à agrafer.

Petit aparté programmes maternelle 2015, que j’ai eu l’occasion d’éplucher ces dernières semaines. Ce genre de travail rentre dans le s’exercer au graphisme décoratif. Côté méthode, globalement sur le graphisme je procède en trois étapes : introduire le motif graphique, s’entraîner (dans le sable, sur pochette¹ avec un feutre velleda), utiliser en production. Je ne donne plus de graphisme sur papier avec des fiches car je trouve que le ratio entraînement / papier utilisé est trop faible.

1 – A l’occasion, je posterais mes modèles.

Etiquettes du coin cuisine

Le coin cuisine de ma classe a beau ne pas être très grand et ne pas être très riche en matériel, le rangement par les élèves y était relativement relatif¹. Du coup, dans la même idée que mes étiquettes du matériel de la classe, j’ai mis des étiquettes du matériel du coin cuisine pour inciter mes élèves à le ranger correctement.

Je dois avouer que le résultat dépasse mes espérances : après quelques ajustement avec moi, les élèves catégorisent fruits et légumes correctement et le coin cuisine est toujours nickel quand vient le moment de ranger (la photo ci-dessous est réalisée sans trucages). Je dois encore trouver comment occuper l’étagère du bas qui a tendance à servir de cachette mais là n’est pas la question.

Les étiquettes sont composées d’un mot-image (l’illustration) accompagné du mot dans les deux écritures (majuscules bâtons et minuscules). Comme précédemment, je n’ai pas inclus la cursive pour ne pas surcharger visuellement les élèves.

Le fichier est disponible ici : Etiquettes matériel du coin cuisine.pdf

Il contient des étiquettes pour :

  • Casseroles
  • Couverts
  • Fromage
  • Fruits
  • Gâteaux
  • Légumes
  • Pain
  • Tasses
  • Théière
  • Verres

Comme d’habitude, j’ai pris soin d’utiliser des illustrations libres de droit.

1 – Parlant d’élèves de 4/5 ans, le pléonasme est plus que nécessaire.

Fiches sons phonologie GS

Suite à la mise à jour de ma programmation en phonologie, j’ai fait le point sur mes fiches sons. Pour le travail sur les phonèmes, j’utilise de manière systématique :

  • Des flashcards pour trier les mots-images dans lesquels on entend / on n’entend pas tel ou tel son et définir ainsi des mots référents.
  • Une affiche des mots référents précédemment définis.
  • Un coloriage magique pour entraîner son oreille (non présent ici, il s’agit d’un fichier).
  • Une fiche de travail dans laquelle il faut trouver dans quelle syllabe du mot-image on entend le son. Pour les élèves les plus avancés, et suivant la période de l’année, ces fiches sont différenciées avec une fiche pour laquelle les syllabes sont déjà marquées et une autre où les élèves doivent d’abord compter le nombre de syllabes et les représenter avant d’indiquer dans quelle syllabe ils entendent le son.

A noter que, pour ce travail en maternelle et pour éviter des problèmes de lisibilité auprès des parents, j’utilise en générale la notation graphème principale et non pas la notation de l’alphabet phonétique. Par exemple, je parle du son [ ou ] et non pas du son [ u ]. Par ailleurs, pour les sons qui ont plusieurs graphies (le son [ s ] en particulier), j’ai utilisé les graphies les plus fréquentes et non pas une liste exhaustive des différentes graphies du son ; l’idée étant que les élèves comprennent qu’il y a parfois plusieurs façon d’écrire une même sonorité. Enfin, j’ai défini plusieurs mots référents pour chaque son, des mots de mon choix, ceux définis par mes collègues de cycle 2 et ceux utilisé par l’alphabet des clés du code de Sylviane et Bruno Guihard (voir l’article sur ma programmation phono et le fichier lié dans lequel j’en parle plus longuement).

Les sons choisis sont fonctions de leur fréquence en français (là encore, se référer à ma programmation phono et le fichier lié dans lequel je détaille le choix des sons). A voir si j’en ajoute d’autres dans le futur.

SonFichiers : flashcards, affiche et identification de la place du son dans la motAffiche des mots référentsIdentifier la syllabe
ASon a – Flashcards.zip
Son a – Affiche.pdf
Son a – Trouver le son dans la syllabe.pdf
ESon e – Flashcards.zip
Son e – Affiche.pdf
Son e – Trouver le son dans la syllabe.pdf
ÉSon é – Flashcards.zip
Son é – Affiche.pdf
Son é – Trouver le son dans la syllabe.pdf
ISon i – Flashcards.zip
Son i – Affiche.pdf
Son i – Trouver le son dans la syllabe.pdf
LSon l – Flashcards.zip
Son l – Affiche.pdf
Son l – Trouver le son dans la syllabe.pdf
MSon m – Flashcards.zip
Son m – Affiche.pdf
Son m – Trouver le son dans la syllabe.pdf
OSon o – Flashcards.zip
Son o – Affiche.pdf
Son o – Trouver le son dans la syllabe.pdf
ONSon on – Flashcards.zip
Son on – Affiche.pdf
Son on – Trouver le son dans la syllabe.pdf
OUSon ou – Flashcards.zip
Son ou – Affiche.pdf
Son ou – Trouver le son dans la syllabe.pdf
RSon r – Flashcards.zip
Son r – Affiche.pdf
Son r – Trouver le son dans la syllabe.pdf
SSon s – Flashcards.zip
Son s – Affiche.pdf
Son s – Trouver le son dans la syllabe.pdf

Comme d’habitude, les images sont tirées de openclipart.org. J’ai lu et relu, vérifié et revérifié mais merci de me signaler en commentaire les erreurs que vous trouvez que je puisse corriger !

Programmation phonologie GS (et MS)

J’ai profité des vacances pour mettre à jour ma programmation en phonologie en regard des nouveaux programmes pour l’école maternelle (2015). Le travail sur les syllabes est (en partie) inspiré par ce qui est proposé par la série Vers la phono des éditions Accès ; le travail autour de l’étude des phonèmes par une conférence de Sylviane Guihard-Lepetit et Bruno Guihard sur l’enseignement du code pour l’entrée dans l’écrit à laquelle j’ai assisté l’année dernière. Ci-dessous un résumé des éléments que j’ai incorporés à ma programmation, le document étant accessible à la fin de l’article.

Dans les programmes

Les programmes 2015 donnent le sens du travail qui doit être mené (le mot -et se détacher de son sens- > la syllabe > le son) et précisent que le travail sur les sons ne doit être mené que pour ceux qui en sont capables. Le travail sur les sons ne doit donc intervenir qu’après un travail important sur les syllabes. D’expérience, le travail sur le « découpage » et le frappé de syllabes est rarement problématique, il faudra donc favoriser des jeux de syllabes autour de la sonorité des syllabes elles-mêmes (recherche de syllabes d’attaques identiques, rimes, etc.).

Si le langage oral reste le premier support et moyen d’étude de la langue, les programmes stipulent que des séances de phonologie courtes et régulières sont mises en place par l’enseignant, en particulier avec les enfants pour lesquels il ne repère pas d’évolution dans les essais d’écriture. Il faudra mettre en place des séances (courtes) d’écriture tâtonnée en parallèle des séances qui traitent de l’étude des sons.

L’étude des sons, phonèmes et graphèmes

Sylviane Guihard-Lepetit et Bruno Guihard ont constaté qu’à l’entrée en CP, le nombre de lettres reconnues par un élève était le meilleur indicateur de sa capacité à rentrer dans la lecture. Indicateur meilleur que le QI ou le niveau socio-culturel des parents. La question que je me pose toujours, à titre personnel, sur les indicateurs comme celui-là est de savoir si un élève sait nommer/reconnaître toutes les lettres de l’alphabet parce qu’il est prêt à lire ou si c’est parce qu’il sait nommer/reconnaître les lettres qu’il est prêt à lire. La première approche tient de la maturité de l’élève, la deuxième de son apprentissage ; la réalité est sûrement un mélange des deux.

Toujours en termes d’indicateurs, et ça concerne plutôt les élèves un peu plus âgés, il semble que la fluence soit directement liée à la connaissance des graphèmes complexes.

Pour recentrer un peu mon sujet phonologie, Sylviane et Bruno Guihard posent les principes suivants :

  • Etudier les sons en fonction de leur fréquence en français
  • Ne pas (trop) s’attarder sur les sons-voyelles qui peuvent renforcer la confusion « nom de la lettre = son de la lettre »
  • Introduire des sons-consonnes rapidement, pour pouvoir combiner
  • Introduire rapidement des phonèmes codés par des graphèmes complexes

Voir la totalité de mes notes sur le sujet : Enseigner le code pour entrer dans l’écrit.pdf

Programmation

Ma programmation essaie de tenir compte des éléments ci-dessus en partant du mot avant le travail sur la syllabe puis le son, sachant que j’introduis l’étude des phonèmes avant d’avoir fait complètement le tour de la syllabe… A voir si ça fonctionne à terme ou s’il est préférable pour la construction des savoirs d’avoir complètement traité le sujet syllabe avant d’attaquer le sujet phonème.

Ma programmation : Programmation – Langage dans toutes ses dimensions – Phonologie.pdf

Images séquentielles – La compote de pommes

La semaine dernière, nous avons fait de la compote de pommes. Je trouve que les ateliers cuisine sont très intéressants avec nos jeunes élèves car ils permettent de manipuler des fruits et des objets réels, donc fournissent une occasion de travailler un vocabulaire spécifique en lien avec une réalité palpable (j’utilise dans un deuxième temps mes flashcards du vocabulaire de la cuisine pour réactiver le vocabulaire). De manière plus globale, et c’est ce qui nous intéresse aujourd’hui, ils permettent de travailler sur la chronologie et la succession d’événements à partir du vécu en utilisant les images séquentielles.

Compote de pommes

 

J’ai déjà parlé des difficultés liés aux images séquentielles dans le cas des images séquentielles du dessin du bonhomme. Dans le cas de la compote de pommes, j’ai préparé des séquences à 4, 6 et 8 images et, vu le format des images, on retrouve la difficulté liée à la lecture gauche/droite sur deux lignes. C’est un point à prendre en compte avant de donner le travail aux élèves.

Je suis parti de la séquence la plus complexe, que j’ai ensuite simplifiée :

  1. On a une pomme
  2. On la pèle avec un économe
  3. On la coupe en deux avec un couteau pour enlever les pépins
  4. On la coupe en petits morceaux
  5. On la met dans une casserole pour la faire cuire
  6. La compote est cuite, on se prépare à utiliser le mixeur
  7. La compote est mixée
  8. La compote est servie dans une tasse, prête à être mangée

Cette séquence en huit étapes est la plus complexe, notamment car elle suppose une analyse/comparaison fine des étapes 6 et 7. Globalement, je la donne à mes élèves de grande section et j’utilise des séquences à 4 et 6 images pour les moyens suivant leur aisance avec ce type de travail.

C’est là :

Images séquentielles – Le dessin du bonhomme

J’ai profité du travail sur le dessin du bonhomme à l’encre pour travailler la chronologie et la succession d’événements : les images séquentielles du dessin du bonhomme.

Images séquentielles - Dessin du bonhomme

De manière générale, le travail sur les images séquentielles est doublement complexe car :

  • Il suppose une lecture de chaque image individuellement, avec prise d’indices, puis une comparaison des images les unes par rapport aux autres.
  • Quand le nombre d’images augmente, les contraintes de la feuille font que la représentation du temps/de la succession doit se faire sur deux lignes. Cela suppose donc que les élèves aient, en parti, appréhendé les conventions liées à la lecture de gauche à droite et de haut en bas. Je mets les chiffres de 1 à 8 dans les cases mais cette aide ne sert qu’aux élèves qui ont eux-même acquis la lecture des chiffres.

… sans parler des élèves qui pensent que c’est un simple travail de collage et qui découpent/collent sans que l’incohérence d’ordre ne leur pose problème. Pour ceux-là, qui sont plus nombreux qu’on ne le croit, je fait en général un premier travail en grand groupe, à partir des photos de nos manipulations, où on remet les images dans l’ordre au tableau. Quand on passe sur feuille, j’insiste particulièrement sur le fait que les images sont dans le désordre et que « c’est vraiment n’importe quoi ».

Pour revenir sur les images séquentielles du dessin du bonhomme, j’ai prévu quatre niveaux de difficulté pour pouvoir différencier en fonction des élèves (j’ai une classe de moyens grands) :

  • 3 images : pour les moyens qui ne sont pas familiers avec ce type de travail. Les différences entre les trois images sont suffisamment importantes pour que la lecture soit aisée ; si problème il y a, il est plus probablement lié à l’incompréhension globale de la notion de chronologie.
  • 4 images : pour les moyens
  • 5 images : pour les moyens qui sont à l’aise ou, inversement, les grands qui ne sont pas à l’aise
  • 6 images : pour les grands

La séquence à 6 images est la suivante :

  • J’ai dessiné la tête et le corps
  • J’ai dessiné les bras
  • J’ai dessiné une jambe
  • J’ai dessiné la deuxième jambe et les pieds
  • J’ai dessiné les yeux et la bouche
  • J’ai dessiné les cheveux et les oreilles

Ici les problématiques liées à lecture haut/bas ne se posent pas car, même avec six images, tout rentre sur une ligne.

C’est disponible ici : Images séquentielles – Dessin du bonhomme.pdf

Flashcards dictionnaire du vocabulaire de la cuisine

Lorsque je travaille avec mes élèves de maternelle (ms et gs) sur certaines activités mettant en oeuvre du vocabulaire spécifique, j’aime utiliser des flashcards, cartes-images en français dans le texte, pour associer l’objet que l’on va manipuler, le mot et l’image… et inversement. Voici ce que j’ai fait sur le vocabulaire de la cuisine.

Pour préciser ce que je disais introduction, j’utilise par exemple ces cartes lors des ateliers cuisine. Je commence par une séance de langage pour voir, à priori, quel est le vocabulaire connu par les élèves d’une part et quelle est leur connaissance de ce que l’on va faire d’autre part. En d’autres termes, si on va faire un gâteau, les élèves savent-ils qu’il faut à minima de la farine, des oeufs, du sucre et de l’huile et que nous allons aussi avoir besoins d’ustensiles tels qu’un saladier, un fouet, etc. Je m’en sers aussi à posteriori, une fois les phases de manipulation terminées, pour réactiver le vocabulaire ou l’afficher dans la classe, ici au coin cuisine, pour constituer un dictionnaire.

J’ai remis au propre le travail que j’avais fait sur le thème de la cuisine¹ en incluant le mot dans les différents systèmes d’écriture (majuscule d’imprimerie, script et cursive). C’est disponible ici, à imprimer, découper et plastifier :

Voici la liste des mots inclus dans ce dictionnaire imagier :

  • B – batteur, beurre, bol, bouteille
  • C – cacao, cannelle, chocolat, citron, confiture, couteau, cuillère
  • E – économe
  • F – farine, fouet, four, fourchette
  • H – huile
  • L – lèchefrite, levure
  • M – mixeur, moule
  • O – oeuf
  • P – papier sulfurisé, passoire, presse-citron, pot
  • S – saladier, sel, sucre, sucre vanillé
  • T – torchon
  • V – verre, verre doseur
  • Y – yaourt

1 – Dans la mesure du possible, j’ai utilisé des images libres de droit mais il a pu arriver que je ne trouve pas telle ou telle image et que j’utilise une image sans spécification de droits. Si cette image vous appartient et que vous pensez que son utilisation ici constitue un préjudice pour votre marque, merci de me le signaler que je la retire de ma liste.