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Etiquettes du coin cuisine

Le coin cuisine de ma classe a beau ne pas être très grand et ne pas être très riche en matériel, le rangement par les élèves y était relativement relatif¹. Du coup, dans la même idée que mes étiquettes du matériel de la classe, j’ai mis des étiquettes du matériel du coin cuisine pour inciter mes élèves à le ranger correctement.

Je dois avouer que le résultat dépasse mes espérances : après quelques ajustement avec moi, les élèves catégorisent fruits et légumes correctement et le coin cuisine est toujours nickel quand vient le moment de ranger (la photo ci-dessous est réalisée sans trucages). Je dois encore trouver comment occuper l’étagère du bas qui a tendance à servir de cachette mais là n’est pas la question.

Les étiquettes sont composées d’un mot-image (l’illustration) accompagné du mot dans les deux écritures (majuscules bâtons et minuscules). Comme précédemment, je n’ai pas inclus la cursive pour ne pas surcharger visuellement les élèves.

Le fichier est disponible ici : Etiquettes matériel du coin cuisine.pdf

Il contient des étiquettes pour :

  • Casseroles
  • Couverts
  • Fromage
  • Fruits
  • Gâteaux
  • Légumes
  • Pain
  • Tasses
  • Théière
  • Verres

Comme d’habitude, j’ai pris soin d’utiliser des illustrations libres de droit.

1 – Parlant d’élèves de 4/5 ans, le pléonasme est plus que nécessaire.

Fiches sons phonologie GS

Suite à la mise à jour de ma programmation en phonologie, j’ai fait le point sur mes fiches sons. Pour le travail sur les phonèmes, j’utilise de manière systématique :

  • Des flashcards pour trier les mots-images dans lesquels on entend / on n’entend pas tel ou tel son et définir ainsi des mots référents.
  • Une affiche des mots référents précédemment définis.
  • Un coloriage magique pour entraîner son oreille (non présent ici, il s’agit d’un fichier).
  • Une fiche de travail dans laquelle il faut trouver dans quelle syllabe du mot-image on entend le son. Pour les élèves les plus avancés, et suivant la période de l’année, ces fiches sont différenciées avec une fiche pour laquelle les syllabes sont déjà marquées et une autre où les élèves doivent d’abord compter le nombre de syllabes et les représenter avant d’indiquer dans quelle syllabe ils entendent le son.

A noter que, pour ce travail en maternelle et pour éviter des problèmes de lisibilité auprès des parents, j’utilise en générale la notation graphème principale et non pas la notation de l’alphabet phonétique. Par exemple, je parle du son [ ou ] et non pas du son [ u ]. Par ailleurs, pour les sons qui ont plusieurs graphies (le son [ s ] en particulier), j’ai utilisé les graphies les plus fréquentes et non pas une liste exhaustive des différentes graphies du son ; l’idée étant que les élèves comprennent qu’il y a parfois plusieurs façon d’écrire une même sonorité. Enfin, j’ai défini plusieurs mots référents pour chaque son, des mots de mon choix, ceux définis par mes collègues de cycle 2 et ceux utilisé par l’alphabet des clés du code de Sylviane et Bruno Guihard (voir l’article sur ma programmation phono et le fichier lié dans lequel j’en parle plus longuement).

Les sons choisis sont fonctions de leur fréquence en français (là encore, se référer à ma programmation phono et le fichier lié dans lequel je détaille le choix des sons). A voir si j’en ajoute d’autres dans le futur.

SonFichiers : flashcards, affiche et identification de la place du son dans la motAffiche des mots référentsIdentifier la syllabe
ASon a – Flashcards.zip
Son a – Affiche.pdf
Son a – Trouver le son dans la syllabe.pdf
ESon e – Flashcards.zip
Son e – Affiche.pdf
Son e – Trouver le son dans la syllabe.pdf
ÉSon é – Flashcards.zip
Son é – Affiche.pdf
Son é – Trouver le son dans la syllabe.pdf
ISon i – Flashcards.zip
Son i – Affiche.pdf
Son i – Trouver le son dans la syllabe.pdf
LSon l – Flashcards.zip
Son l – Affiche.pdf
Son l – Trouver le son dans la syllabe.pdf
MSon m – Flashcards.zip
Son m – Affiche.pdf
Son m – Trouver le son dans la syllabe.pdf
OSon o – Flashcards.zip
Son o – Affiche.pdf
Son o – Trouver le son dans la syllabe.pdf
ONSon on – Flashcards.zip
Son on – Affiche.pdf
Son on – Trouver le son dans la syllabe.pdf
OUSon ou – Flashcards.zip
Son ou – Affiche.pdf
Son ou – Trouver le son dans la syllabe.pdf
RSon r – Flashcards.zip
Son r – Affiche.pdf
Son r – Trouver le son dans la syllabe.pdf
SSon s – Flashcards.zip
Son s – Affiche.pdf
Son s – Trouver le son dans la syllabe.pdf

Comme d’habitude, les images sont tirées de openclipart.org. J’ai lu et relu, vérifié et revérifié mais merci de me signaler en commentaire les erreurs que vous trouvez que je puisse corriger !

Programmation phonologie GS (et MS)

J’ai profité des vacances pour mettre à jour ma programmation en phonologie en regard des nouveaux programmes pour l’école maternelle (2015). Le travail sur les syllabes est (en partie) inspiré par ce qui est proposé par la série Vers la phono des éditions Accès ; le travail autour de l’étude des phonèmes par une conférence de Sylviane Guihard-Lepetit et Bruno Guihard sur l’enseignement du code pour l’entrée dans l’écrit à laquelle j’ai assisté l’année dernière. Ci-dessous un résumé des éléments que j’ai incorporés à ma programmation, le document étant accessible à la fin de l’article.

Dans les programmes

Les programmes 2015 donnent le sens du travail qui doit être mené (le mot -et se détacher de son sens- > la syllabe > le son) et précisent que le travail sur les sons ne doit être mené que pour ceux qui en sont capables. Le travail sur les sons ne doit donc intervenir qu’après un travail important sur les syllabes. D’expérience, le travail sur le « découpage » et le frappé de syllabes est rarement problématique, il faudra donc favoriser des jeux de syllabes autour de la sonorité des syllabes elles-mêmes (recherche de syllabes d’attaques identiques, rimes, etc.).

Si le langage oral reste le premier support et moyen d’étude de la langue, les programmes stipulent que des séances de phonologie courtes et régulières sont mises en place par l’enseignant, en particulier avec les enfants pour lesquels il ne repère pas d’évolution dans les essais d’écriture. Il faudra mettre en place des séances (courtes) d’écriture tâtonnée en parallèle des séances qui traitent de l’étude des sons.

L’étude des sons, phonèmes et graphèmes

Sylviane Guihard-Lepetit et Bruno Guihard ont constaté qu’à l’entrée en CP, le nombre de lettres reconnues par un élève était le meilleur indicateur de sa capacité à rentrer dans la lecture. Indicateur meilleur que le QI ou le niveau socio-culturel des parents. La question que je me pose toujours, à titre personnel, sur les indicateurs comme celui-là est de savoir si un élève sait nommer/reconnaître toutes les lettres de l’alphabet parce qu’il est prêt à lire ou si c’est parce qu’il sait nommer/reconnaître les lettres qu’il est prêt à lire. La première approche tient de la maturité de l’élève, la deuxième de son apprentissage ; la réalité est sûrement un mélange des deux.

Toujours en termes d’indicateurs, et ça concerne plutôt les élèves un peu plus âgés, il semble que la fluence soit directement liée à la connaissance des graphèmes complexes.

Pour recentrer un peu mon sujet phonologie, Sylviane et Bruno Guihard posent les principes suivants :

  • Etudier les sons en fonction de leur fréquence en français
  • Ne pas (trop) s’attarder sur les sons-voyelles qui peuvent renforcer la confusion « nom de la lettre = son de la lettre »
  • Introduire des sons-consonnes rapidement, pour pouvoir combiner
  • Introduire rapidement des phonèmes codés par des graphèmes complexes

Voir la totalité de mes notes sur le sujet : Enseigner le code pour entrer dans l’écrit.pdf

Programmation

Ma programmation essaie de tenir compte des éléments ci-dessus en partant du mot avant le travail sur la syllabe puis le son, sachant que j’introduis l’étude des phonèmes avant d’avoir fait complètement le tour de la syllabe… A voir si ça fonctionne à terme ou s’il est préférable pour la construction des savoirs d’avoir complètement traité le sujet syllabe avant d’attaquer le sujet phonème.

Ma programmation : Programmation – Langage dans toutes ses dimensions – Phonologie.pdf

L’automne à la manière de Giuseppe Arcimboldo

Voici un article un peu (très) en retard, à quelques jours de l’hiver… Cette année, avec la façon dont mon remplacement s’est goupillé, je n’ai pas pu travailler sur l’arbre des quatre saisons avec mes élèves. Comme je voulais quand même traiter l’automne en arts visuels, nous avons tenté un travail autour de l’oeuvre l’automne de Giuseppe Arcimboldo en travaillant l’objet du réel vers la représentation.

C’est un travail en deux étapes avec d’une part un travail photographique à partir d’objets « fruits et légumes » réels et, dans un deuxième temps, un travail pictural sur feuille.

Matériel :

  • Première étape :
    • Des fruits, légumes et feuilles d’automne.
    • De grandes feuilles de papier noir épais.
  • Deuxième étape :
    • On réutilise les feuilles de papier noir qui auront été salies lors de la première étape.
    • De la gouache et des pinceaux.
    • Des crayons à papier.
    • Une perforatrice « feuille d’érable » ou autre, grand modèle.
    • Du papier brillant jaune et/ou vert.
    • De la colle.

Pour la réalisation, je l’ai fait avec mes élèves de moyenne et grande section. Nous avons travaillé en groupes de 5 ou 6 enfants. Voir les détails ci-dessous.

Observer l’oeuvre L’automne de Guiseppe Arcimboldo. Remarquer que quand on l’observe de loin on voit un visage de profil, c’est un portrait, alors que quand on s’approche pour l’observer, on peut voir des fruits (pommes, poires, châtaignes, raisin, etc.), des feuilles, des légumes (courges, champignons, etc.)…


En utilisant des fruits, légumes et autres objets de l’automne, demander aux élèves de réaliser un portrait en disposant les fruits et légumes sur des feuilles de papier noir. Quand ils ont terminé, prendre le travail en photo.

A noter que pendant cette étape, les feuilles de papier seront très probablement salies, certains fruits supportants mal la manipulation par des petites mains pas toujours très habiles.


Je retravaille les photos prises à l’étape précédente avec un outil de traitement d’image type GIMP. L’idée est de rendre la feuille de papier noir vraiment noire pour que les productions des élèves soient mises en valeur. Pour ça :

  • Je joue de la baguette magique pour sélectionner les zones foncées (la feuille de papier noir).
  • J’agrandis puis j’adoucis légèrement la sélection (de quelques pixels), histoire que les transitions ne soient pas trop violentes.
  • Je peint le tout avec un pinceau noir très large.

Si ces étapes ne vous semblent pas claires, laissez moi un commentaire sur l’article, j’essaierai de détailler un peu plus cette étape de retouche d’image.

J’imprime en A3 et j’affiche ensuite les productions des élèves que nous commentons en observant la manière dont les objets sont disposés sur les photos, en regardant si ils ont fait des portraits de face ou de profil, en comparant avec l’oeuvre d’Arcimboldo.


Après avoir travaillé avec des objets réels et leur représentation photographique, je leur demande de travailler avec de la peinture (ici de la gouache).

Je commence par leur tracer une silhouette au crayon à papier et je leur demande de remplir cette silhouette avec des choses de l’automne : fruits, légumes ou autres. Les élèves doivent travailler à tour de rôle. Certains doivent être guidés dans leurs dessins et leurs choix de couleur.

Ensuite, et c’est parce qu’il me restait un fond de rouleau de papier jaune et vert brillant, ils doivent utiliser la perforatrice pour découper des feuilles d’automnes qu’on va venir coller pour faire les cheveux de notre bonhomme.

Au final, je dois avouer avoir été plutôt agréablement surpris du rendu. Je le referais peut-être pour les autres saisons. A suivre.

A noter que, même si ce travail a été fait avec des élèves de maternelle, il est tout à fait envisageable de le mener en élémentaire avec des élèves de cycle 2 / cycle 3. Je dirais que le travail avec les fruits et légumes réels est à mener en groupe mais que l’étape de peinture est à faire de manière individuelle pour réaliser une galerie de portraits.

Images séquentielles – La compote de pommes

La semaine dernière, nous avons fait de la compote de pommes. Je trouve que les ateliers cuisine sont très intéressants avec nos jeunes élèves car ils permettent de manipuler des fruits et des objets réels, donc fournissent une occasion de travailler un vocabulaire spécifique en lien avec une réalité palpable (j’utilise dans un deuxième temps mes flashcards du vocabulaire de la cuisine pour réactiver le vocabulaire). De manière plus globale, et c’est ce qui nous intéresse aujourd’hui, ils permettent de travailler sur la chronologie et la succession d’événements à partir du vécu en utilisant les images séquentielles.

Compote de pommes

 

J’ai déjà parlé des difficultés liés aux images séquentielles dans le cas des images séquentielles du dessin du bonhomme. Dans le cas de la compote de pommes, j’ai préparé des séquences à 4, 6 et 8 images et, vu le format des images, on retrouve la difficulté liée à la lecture gauche/droite sur deux lignes. C’est un point à prendre en compte avant de donner le travail aux élèves.

Je suis parti de la séquence la plus complexe, que j’ai ensuite simplifiée :

  1. On a une pomme
  2. On la pèle avec un économe
  3. On la coupe en deux avec un couteau pour enlever les pépins
  4. On la coupe en petits morceaux
  5. On la met dans une casserole pour la faire cuire
  6. La compote est cuite, on se prépare à utiliser le mixeur
  7. La compote est mixée
  8. La compote est servie dans une tasse, prête à être mangée

Cette séquence en huit étapes est la plus complexe, notamment car elle suppose une analyse/comparaison fine des étapes 6 et 7. Globalement, je la donne à mes élèves de grande section et j’utilise des séquences à 4 et 6 images pour les moyens suivant leur aisance avec ce type de travail.

C’est là :

Images séquentielles – Le dessin du bonhomme

J’ai profité du travail sur le dessin du bonhomme à l’encre pour travailler la chronologie et la succession d’événements : les images séquentielles du dessin du bonhomme.

Images séquentielles - Dessin du bonhomme

De manière générale, le travail sur les images séquentielles est doublement complexe car :

  • Il suppose une lecture de chaque image individuellement, avec prise d’indices, puis une comparaison des images les unes par rapport aux autres.
  • Quand le nombre d’images augmente, les contraintes de la feuille font que la représentation du temps/de la succession doit se faire sur deux lignes. Cela suppose donc que les élèves aient, en parti, appréhendé les conventions liées à la lecture de gauche à droite et de haut en bas. Je mets les chiffres de 1 à 8 dans les cases mais cette aide ne sert qu’aux élèves qui ont eux-même acquis la lecture des chiffres.

… sans parler des élèves qui pensent que c’est un simple travail de collage et qui découpent/collent sans que l’incohérence d’ordre ne leur pose problème. Pour ceux-là, qui sont plus nombreux qu’on ne le croit, je fait en général un premier travail en grand groupe, à partir des photos de nos manipulations, où on remet les images dans l’ordre au tableau. Quand on passe sur feuille, j’insiste particulièrement sur le fait que les images sont dans le désordre et que « c’est vraiment n’importe quoi ».

Pour revenir sur les images séquentielles du dessin du bonhomme, j’ai prévu quatre niveaux de difficulté pour pouvoir différencier en fonction des élèves (j’ai une classe de moyens grands) :

  • 3 images : pour les moyens qui ne sont pas familiers avec ce type de travail. Les différences entre les trois images sont suffisamment importantes pour que la lecture soit aisée ; si problème il y a, il est plus probablement lié à l’incompréhension globale de la notion de chronologie.
  • 4 images : pour les moyens
  • 5 images : pour les moyens qui sont à l’aise ou, inversement, les grands qui ne sont pas à l’aise
  • 6 images : pour les grands

La séquence à 6 images est la suivante :

  • J’ai dessiné la tête et le corps
  • J’ai dessiné les bras
  • J’ai dessiné une jambe
  • J’ai dessiné la deuxième jambe et les pieds
  • J’ai dessiné les yeux et la bouche
  • J’ai dessiné les cheveux et les oreilles

Ici les problématiques liées à lecture haut/bas ne se posent pas car, même avec six images, tout rentre sur une ligne.

C’est disponible ici : Images séquentielles – Dessin du bonhomme.pdf

Dessin du bonhomme #1 – Encres et mélanges

Les années précédentes, je donnais une fois par mois un travail sur fiche du type Dessine le bonhomme du mois de … avec crayon à papier et crayons de couleur. Autant cette façon de faire se révèle assez efficace pour situer l’enfant dans son développement et sa représentation du corps, par exemple les élèves de grande section qui en sont toujours au bonhomme têtard, autant ça ne fait pas un résultat hyper funky. En particulier pour les élèves qui ont déjà un schéma corporel bien ancré qui se retrouvent avec une série de bonhommes ne présentant au final pas de grandes évolutions ou variétés de couleurs et formes. Du coup, cette année, et si mon remplacement se prolonge suffisamment, je compte travailler le schéma corporel et sa représentation de façon plus « artistique »… en espérant que cela nous fasse un joli livret en fin d’année. Pour cette première édition du bonhomme : encres et mélanges.

Bonhomme - Encre et mélanges

Matériel :

  • Une feuille A4 par élève.
  • Des crayons à papier.
  • De l’encre de chine et des cotons-tiges.
  • De l’encre à dessiner (quatre teintes) et des pinceaux.

Pour la réalisation, c’est accessible à des enfants de moyenne et grande section.

Bonhomme - Encres et mélanges - 01 Dessiner au crayon à papier un bonhomme sur sa feuille. Attention à ce que le bonhomme ne soit pas trop petit, Il faudra sûrement guider les élèves car ils ont tendance à dessiner petit quelle que soit la taille de la feuille.
Bonhomme - Encres et mélanges - 02 Avec un coton tige et de l’encre de chine, repasser son bonhomme en noir.

L’utilisation d’encre de chine, indélébile après séchage, assure que le noir ne va pas se mélanger avec les couleurs que l’on va venir mettre par dessus.

Bonhomme - Encres et mélanges - 03 Quand l’encre de chine est sèche, au besoin poser une feuille de papier absorbant sur le dessin pour s’assurer qu’il ne reste pas de zone humide, l’adulte vient, devant l’élève, délimiter quatre zones au crayon à papier :

  • Un trait vertical qui part de la tête jusqu’au bord de la feuille.
  • Un trait horizontal qui part de la main gauche jusqu’au bord de la feuille.
  • Un trait horizontal qui part de la main droite jusqu’au bord de la feuille.
  • Un trait vertical qui part de l’une des deux jambes jusqu’au bord de la feuille.

Sur ma photo, j’ai volontairement appuyé sur le crayon à papier pour que les traits soient bien visibles. En vrai, il faut s’assurer que le trait soit relativement léger pour qu’il ne soit plus visible après le passage de l’encre.

Bonhomme - Encres et mélanges - 04 Préparer quatre couleurs, idéalement des complémentaires type bleu et jaune ou des couleurs contrastées pour que les élèves perçoivent facilement les mélanges et s’interrogent sur le sujet.

D’un point de vue pratique, je recommande les barquettes de fromages blancs en faisselles qui évitent les renversements. Sur ma photo, les couleurs sont relativement proches mais c’est tout ce que j’avais dans le placard.

Bonhomme - Encres et mélanges - 05 Au pinceau, remplir les zones une à une en mouillant bien la feuille. Les élèves ne doivent pas colorier l’intérieur du bonhomme.

Certains élèves, voir la grande majorité, ont besoin d’être guidés car ils n’osent pas aller jusqu’au bord de la feuille de peur de salir la table. J’essaie d’insister sur le fait que quand on fait des arts plastiques, une fois qu’on a protégé la table avec du journal ou une toile cirée, il faut y aller. Il faut oser !

Bonhomme - Encres et mélanges - 06 Continuer à remplir les zones en changeant de couleur à chaque fois. Il faut guider les élèves pour qu’ils n’hésitent pas à bien mouiller leur feuille histoire qu’on puisse voir de beaux mélanges.

Je laisse choisir aux élèves quelle couleur mettre où, histoire de ne pas se retrouver avec trente fois la même feuille et les mêmes mélanges.

Bonhomme - Encres et mélanges - 07 Et voilà !

Voir les images en grand format sur mon flickr.

Flashcards dictionnaire du vocabulaire de la cuisine

Lorsque je travaille avec mes élèves de maternelle (ms et gs) sur certaines activités mettant en oeuvre du vocabulaire spécifique, j’aime utiliser des flashcards, cartes-images en français dans le texte, pour associer l’objet que l’on va manipuler, le mot et l’image… et inversement. Voici ce que j’ai fait sur le vocabulaire de la cuisine.

Pour préciser ce que je disais introduction, j’utilise par exemple ces cartes lors des ateliers cuisine. Je commence par une séance de langage pour voir, à priori, quel est le vocabulaire connu par les élèves d’une part et quelle est leur connaissance de ce que l’on va faire d’autre part. En d’autres termes, si on va faire un gâteau, les élèves savent-ils qu’il faut à minima de la farine, des oeufs, du sucre et de l’huile et que nous allons aussi avoir besoins d’ustensiles tels qu’un saladier, un fouet, etc. Je m’en sers aussi à posteriori, une fois les phases de manipulation terminées, pour réactiver le vocabulaire ou l’afficher dans la classe, ici au coin cuisine, pour constituer un dictionnaire.

J’ai remis au propre le travail que j’avais fait sur le thème de la cuisine¹ en incluant le mot dans les différents systèmes d’écriture (majuscule d’imprimerie, script et cursive). C’est disponible ici, à imprimer, découper et plastifier :

Voici la liste des mots inclus dans ce dictionnaire imagier :

  • B – batteur, beurre, bol, bouteille
  • C – cacao, cannelle, chocolat, citron, confiture, couteau, cuillère
  • E – économe
  • F – farine, fouet, four, fourchette
  • H – huile
  • L – lèchefrite, levure
  • M – mixeur, moule
  • O – oeuf
  • P – papier sulfurisé, passoire, presse-citron, pot
  • S – saladier, sel, sucre, sucre vanillé
  • T – torchon
  • V – verre, verre doseur
  • Y – yaourt

1 – Dans la mesure du possible, j’ai utilisé des images libres de droit mais il a pu arriver que je ne trouve pas telle ou telle image et que j’utilise une image sans spécification de droits. Si cette image vous appartient et que vous pensez que son utilisation ici constitue un préjudice pour votre marque, merci de me le signaler que je la retire de ma liste.

Jeu de langage – Jeu du pirate

Voici un jeu que j’adore : le jeu du pirate. Je m’en sers comme jeu de langage pour obliger les élèves à utiliser une structure syntaxique complexe et un vocabulaire précis. Je l’ai testé avec succès dans toutes les classes de maternelle, de la petite section à la grande section. Je suis même à peu près certain que des élèves d’élémentaire se prêteraient volontiers au jeu.

Le jeu est assez simple et pourrait s’expliquer en dix lignes, mais comme il est question de langage en maternelle, je risque de m’étendre un peu. D’ailleurs, je vous invite à ne pas zapper les notes en bas de l’article.

Jeu du pirate

Jeu préparatoire – Constituer un premier trésor de classe

Avant de pouvoir faire le jeu du pirate à proprement parler, il faut commencer à constituer un petit trésor de classe. Pour ça, je commence par un jeu avec le carton mystère (ou avec un simple sac à toucher) :

  • Je mets un objet dans le carton en m’assurant que les élèves ne me voient pas.
  • Pendant un temps de regroupement, j’invite un élève à venir toucher l’objet dans le carton (sans le sortir, ce qui n’est pas toujours évident les premières fois). Il doit garder en tête son idée et retourner s’asseoir.
  • Je fais passer plusieurs élèves à tour de rôle. Je leur répète la règle : « Rappelle-toi : il faut laisser l’objet dans le carton, bien garder ton idée en tête et rester silencieux quand tu retournes t’asseoir ».
  • Quand j’ai fait passer une dizaine d’enfants (attention aux déceptions, ils ont tous envie de faire ce jeu), j’interroge les enfants qui sont passés. Je leur demande d’utiliser la syntaxe « Je pense que c’est … »¹ pour éviter le mot phrase en enrichir leur syntaxe. S’ils n’utilisent pas la bonne syntaxe, je les reprends. En général ils ont vite compris et ça vient tout seul.
  • A la fin, on vérifie en sortant l’objet du carton (ou du sac) et on le met dans notre trésor de classe (une simple boîte en carton type boîte à chaussures).

Je commence en général par des objets de la classe. Par exemple : un bouchon de feutre rouge, un crayon à papier, une pince à linge en bois, etc. Pour que ça aille assez vite, je fais ce jeu environ deux fois par jour pendant une semaine histoire d’avoir rapidement une dizaine d’objets.

En début de jeu on essaie tous ensemble de se souvenir de ce qu’il y a dans le trésor de la classe. Là encore, on utilise une syntaxe spécifique. A la question « Qu’y a t’il dans la boîte », ils doivent me répondre « Il y a un(e) … ».

J’attends que le vocabulaire utilisé soit exactement celui que l’on a déterminé ensemble avec le carton mystère. Si on a dit « un bouchon de feutre rouge », je n’accepte pas qu’ils me répondent « Il y a un bouchon de feutre ». Bon, en fait je l’accepte mais je reprécise en répétant l’attendu. Rapidement ils utilisent formule syntaxique et vocabulaire exact.

Jeu du pirate

Quand on commence à avoir suffisamment d’objets dans notre trésor, je présente aux élèves notre ami le pirate (une image de pirate découpée et aimanté au tableau) avec quelque chose comme « Voici le terrible pirate Barbe Blanche. Il est venu me dire que ce trésor était à lui. Il veut bien nous le laisser à condition que l’on soit capable de se rappeler de tout ce qu’il y a dans le trésor. Si on se trompe, un morceau du pirate s’en va et quand le pirate est parti en entier : on a perdu. Attention, il est très susceptible, il faut dire EXACTEMENT ce qu’il y a dans le trésor et utiliser la bonne formule -Dans le trésor du pirate, je pense qu’il y a …-² sinon un morceau du pirate s’en va. ».

J’interroge un élève, et je vérifie si ce qu’il m’a annoncé est bien dans le trésor du pirate. Si l’élève a utilisé la bonne syntaxe, le vocabulaire attendu et que l’objet fait bien parti du trésor, je sors l’objet en question et le pose devant moi pour que les élèves puissent le voir. Si la syntaxe n’est pas correcte, le vocabulaire pas exact ou si, tout simplement, l’objet en question ne fait pas parti du trésor je fais partir un morceau de pirate (en général je relance l’élève sur les aspects syntaxiques en lui rappelant le début de la formule).

Si on a gagné, c’est à dire si on a réussi à lister tous les objets sans que le pirate ne soit parti en entier, on peut rajouter un autre objet. Pas de limite dans les objets, on peut mettre des choses compliquées dont on veut faire retenir le nom (j’ai déjà mis un sablier, une boussole et un économe) ou des choses similaires (un bouchon de feutre rouge et un bouchon de feutre bleu). Retour au carton mystère et au jeu précédent.

C’est un moment que j’aime bien, les élèves aussi, parce que je peux un peu faire le guignol et utiliser une pseudo voix de pirate qui parle fort. Pour le coup, il faut voir leur implication dans le jeu et éventuellement accepter un peu de bruit ou leur rappeler que le pirate n’aime pas avoir mal aux oreilles… Quand il ne reste qu’un ou deux morceaux de pirate, avant qu’ils ne répondent, je leur demande s’ils sont sûr de ce qu’ils vont dire. Ca me permet de voir les aspects de confiance en soi et leur montre que si on est sûr, et même si le maître pose la question, il ne faut pas se mettre à douter³.

Et après ?
Voici quelque chose que je n’ai jamais eu le temps de tester mais que j’essaierais de faire cette année si je reste sur mon remplacement actuel : arriver à avoir suffisamment d’objets pour qu’on ne soit plus capable de les lister tous, i.e. on perd à chaque fois, et guider les élèves vers la permanence de l’écrit i.e. on pourrait se faire une liste (en dessinant) pour être sûr de se souvenir.

Pour résumer, pas besoin de grand chose pour faire ce jeu : une boîte (type boîte à chaussure), des objets et une image de pirate à mettre au tableau. Comme image de pirate, vous pouvez prendre ce que vous voulez, j’ai trouvé la mienne sur openclipart. Une copie est disponible ici : pirate.jpg. A imprimer, découper en 5 morceaux et plastifier. Il faut ajouter un aimant autocollant sur chacune des bandes.

1 – A noter qu’on peut faire varier la syntaxe à utiliser en fonction des élèves « C’est peut-être un(e) … », « A mon avis c’est … », « J’ai l’impression que c’est … », « Je suis sûr que c’est … », etc..

2 – Ici aussi, on peut faire varier la syntaxe à utiliser en fonction des élèves « Dans le trésor du pirate il y a », « Dans le trésor du pirate, je pense qu’il y a », « … je crois qu’il y a », « … je sais qu’il y a » (et introduire avant le « si vous en êtes sûr vous pouvez me dire que vous savez qu’il y a »), etc.

3 – Imaginer un élève de cycle 3 faisant une opération simple de type 4 x 3 = 12 à qui l’enseignant demande si il est sûr que son calcul est correct… et qui va d’un seul coup répondre non parce que c’est l’enseignant qui lui a posé la question donc forcément c’est qu’il y a une erreur. Voir les histoires de contrat didactique.

Les couleurs en petite section – Les chats de couleur

Voici un jeu que j’ai prévu de faire avec des élèves de petite section pour favoriser l’apprentissage des couleurs : Les chats de couleur.

J’ai prévu de travailler sur les couleurs suivantes :

  • Blanc
  • Gris
  • Noir
  • Rouge
  • Orange
  • Jaune
  • Vert
  • Bleu
  • Violet

C’est un jeu de memory classique : les chats vont par paire, on les dispose face cachée sur la table, à tour de rôle un joueur retourne deux cartes, si c’est une paire il gagne les cartes, si les chats sont de couleurs différentes on les remet à l’envers sur la table. Dans l’idéal c’est le joueur qui nomme la couleur des chats qu’il a retourné, si l’enfant ne sait pas, c’est l’enseignant qui lui nomme la couleur.

Pour éviter de trop complexifier le jeu au départ, et ce d’autant que le memory fait appel à la mémoire et à une certaine logique qu’il ne faut pas trop espérer chez des PS, j’ai prévu de travailler au départ avec 3 ou 4 paires de chat (ce qui fait déjà 6 ou 8 cartes retournées sur la table).

Ce jeu permet de travailler :

  • La reconnaissance des couleurs en dehors du contexte langagier i.e. est-ce que l’élève arrive à voir que les deux chats sont de la même couleur sans pour autant nommer la couleur en question.
  • Le vocabulaire en émission i.e. quand l’enseignant interroge l’élève sur la couleur du chat, celui-ci est à même de nommer la couleur.

On peut aussi envisager de faire une première phase de jeu en utilisant un seul jeu de cartes, cartes visibles, où on va chercher à travailler le vocabulaire des couleurs en réception avec une consigne du type « Montre moi le chat bleu ».

Les modèles de chats sont disponibles ici : Les chats de couleur.pdf. C’est à imprimer en deux exemplaires au format A4 sur papier épais (pour éviter que le jeu ne se fasse par transparence) et à plastifier.

A noter que, pour éviter les problèmes de droits d’auteur, j’ai utilisé un modèle de chat trouvé sur openclipart.org.