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Jeu du sapin

Après le jeu du serpent, voici encore un jeu pour jouer avec un dé et des jetons en maternelle, cette fois dans une thématique Noël : le jeu du sapin. Il s’agit de décorer son sapin en lui ajoutant le nombre de boules indiquées par le dé. J’ai prévu deux plateaux différents afin de pouvoir jouer avec des élèves de MS ou GS.

Edit du 28.12.17 : J’ai ajouté une fiche d’évaluation pour garder (éventuellement) une trace plus classique de ce travail. Voir lien en bas d’article.

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Règle du jeu

Chaque élève reçoit un sapin. On lance le dé à tour de rôle et il faut poser sur le sapin le nombre de jetons « boules » indiqué par le dé. Le premier qui a fini de décorer son sapin a gagné.

Fichiers à télécharger

Dans le fichier vous trouverez des plateaux à 12 et 20 cases (la photo ci-dessus était une première version). Les jetons à utiliser doivent faire environ 2 cm de diamètre. Le fichier est disponible ici : Jeu du sapin – Plateaux 12 20.pdf

Après avoir joué et manipulé le dé, les jetons et compris qu’à une constellation du dé correspond une quantité de boules, on pourra travailler de manière plus abstraite sur papier. Pour aller dans ce sens, je vous propose un travail sur fiche pouvant servir d’évaluation ou de trace écrite : Jeu du sapin – Evaluation.pdf

Evolutions possibles

  • Travailler l’association écriture chiffrée / quantité en utilisant un dé à chiffres.
  • Travailler les structures additives en utilisant deux dés à 3.
  • Travailler les comparaisons, en proposant aux élèves de jouer à deux par sapin : chaque joueur a sa couleur de jeton, on joue à tour de rôle et, quand le sapin est complété, on compare les deux collections pour savoir qui en a le plus. La comparaison peut se faire par dénombrement-comparaison ou par alignement des jetons puis comparaison terme à terme « il y en a plus parce que c’est plus long ».
  • Travailler en soustraction pour enlever les décoration du sapin. « J’en enlève 2, combien il va en rester ? ». Dans ce cas, je conseille de travailler plutôt avec le plateau de 12, même avec des GS.

Jeu du serpent en GS

Le jeu du serpent proposé par Vers les maths* MS permet de travailler les constellations du dé et la construction du nombre quantité ; la version proposée dans le livre MS ne comprends que 12 jetons, ce qui me semblait un peu juste pour travailler avec des GS (double niveau oblige). Du coup, voici une version du jeu du serpent avec 20 emplacements pour les jetons.

serpent

Règle du jeu

Chaque élève reçoit un serpent. On lance le dé à tour de rôle et il faut poser sur le serpent le nombre de jetons indiqué par le dé. Le premier qui remplit son serpent a gagné.

Fichier à télécharger

Le fichier à imprimer et plastifier est disponible ici : Jeu du serpent – Plateau 20.pdf

Evolutions possibles

  • Travailler l’association écriture chiffrée / quantité en utilisant un dé à chiffres.
  • Travailler les structures additives en utilisant deux dés à 3.
  • Travailler les comparaisons, en proposant aux élèves de jouer à deux par serpent : chaque joueur a sa couleur de jeton, on joue à tour de rôle et, quand le serpent est complété, on compare les deux collections pour savoir qui en a le plus. La comparaison peut se faire par dénombrement-comparaison ou par alignement des jetons puis comparaison terme à terme « il y en a plus parce que c’est plus long ».

* Si vous ne l’avez jamais fait, je vous conseille de jeter un oeil aux livres des éditions Accès. Il y a beaucoup de choses à prendre tel que ou à adapter, des idées à piocher. Bref, de quoi gagner pas mal de temps sur ses préparations en maths.

Obliques à la manière de Sol LeWitt

En remplacement chez une collègue de maternelle MS GS qui m’a demandé de travailler les obliques avec ses élèves, voici une œuvre collective : lignes obliques à la manière de Sol LeWitt. A noter que c’est un travail qui peut aussi être mené en cycle 2 car il nécessite d’utiliser la règle pour tracer.

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Comme je l’avais dit pour le travail sur les boucles à la manière de Calder, j’ai préféré partir d’une œuvre afin de favoriser le graphisme en situation, le graphisme décoratif des nouveaux programmes et d’enrichir le parcours d’éducation artistique et culturelle.

Je me suis basé sur Wall Drawing 565 de Sol LeWitt. Il y a d’autres œuvres autour des obliques chez LeWitt (en couleur notamment) mais celle-ci a l’avantage de présenter des obliques dans à peu près toutes les directions et pas seulement sur une orientation à 45°.

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Dans un premier temps, nous avons observé l’œuvre de LeWitt : sa taille (personnage à gauche de l’image), ses couleurs, ses formes, ses lignes. Nous avons alors pu nommer les traits « penchés » : les lignes obliques.

Dans en deuxième temps j’ai proposé aux élèves de réaliser une œuvre à la manière de LeWitt pour décorer le couloir de l’école. A noter que c’est plus un travail en un par un que quelque chose que l’on pourra faire en atelier avec plusieurs élèves en même temps…

Matériel :

  • Ardoise et feutre effaçable type velleda.
  • Crayon à papier.
  • Règle de 30 cm.
  • 4 ou 5 feuilles de papier épais type canson grand format (50×65).
  • Pinceau brosse pas trop large (n°12).
  • Pinceau brosse large (n°20).

Cliquer sur les images pour les voir en grand format.

obliques-a-la-maniere-de-lewitt-01 L’enseignant délimite une zone pour l’élève et l’aide à tracer les obliques en utilisant la règle. L’élève choisit le sens de ses obliques (« beaucoup penchées », « qui descendent », « qui montent », etc.).

Pour l’enseignant, il s’agit essentiellement de s’assurer que la règle ne bouge pas quand l’élève vient mettre son crayon en appui.

A noter que vu le nombre d’élèves de la classe, j’ai fait 6 ou 7 zones par feuille 50×65 ; à refaire je me limiterais à 5 ou 6. Parce qu’à 7 zones par feuille, je trouve que la surface par élève est un peu limite.

obliques-a-la-maniere-de-lewitt-02 Repasser sur les traits en utilisant de l’encre de chine et un pinceau de taille moyenne. Il faut ensuite faire le tour de sa zone pour fermer son cadre.

Avant cette étape, je demande aux élèves de s’entraîner sur ardoise avec les feutres effaçables. La règle n’étant plus là, il n’y a plus d’appui pour tracer un trait « penché bien droit ».

obliques-a-la-maniere-de-lewitt-03 Exemple de réalisation en cours.
obliques-a-la-maniere-de-lewitt-04 Optionnellement, et pour « gommer » les irrégularités de jointure entre les différentes zones, l’enseignant peut repasser sur les traits qui délimitent les zones et sur le cadre extérieur avec un pinceau plus épais.
obliques-a-la-maniere-de-lewitt-05 Terminé ! Ne reste plus qu’à faire passer les autres élèves et à afficher dans le couloir.

Pour les collègues de cycle 2 qui voudraient se lancer, je pense que le travail individuel sur feuille A4 est plus adapté. Restera à faire une mosaïque lors de l’affichage. A priori, je ferais quelque chose comme :

obliques-a-la-maniere-de-lewitt-pf-01 Demander aux élèves de délimiter 5 zones sur leur feuille A4 pour ressembler à un modèle affiché au tableau.
obliques-a-la-maniere-de-lewitt-pf-02 Tracer des lignes obliques dans chaque zone avec une contrainte du type : deux zones adjacentes ne doivent pas avoir d’obliques d’orientation identique.
obliques-a-la-maniere-de-lewitt-pf-03 Repasser à l’encre de chine avec un pinceau pas trop large type n°12.
obliques-a-la-maniere-de-lewitt-pf-04 Repasser le contour extérieur et les limites de zone avec un pinceau plus large type n°20.

Si des collègues de cycle 2 se lancent, je suis preneur de photos !

Ecouter, regarder, parler de la musique en maternelle (ou après)

Une activité que j’aime beaucoup et qu’en général les élèves aiment aussi beaucoup est l’écoute musicale. C’est quelque chose que je fais en trois temps : ressentir, écouter, regarder. Le troisième terme peut surprendre, la musique étant avant tout quelque chose de l’ouïe, mais il est à mon sens le plus important des trois. J’y reviens en dessous.

musique

Avant de poursuivre plus avant, je précise que c’est une activité qui nécessite d’avoir un ordinateur avec un écran relativement grand et des enceintes suffisantes pour une écoute en classe près de son coin regroupement ou de prendre ses dispositions pour pouvoir mettre en place une séance de ce type dans la semaine.

Voici comment je procède (toujours sur des temps de regroupement) :

  1. Ecoute libre (i.e. sans consigne d’écoute en dehors du fait de bien faire marcher ses oreilles et de rester silencieux). L’écran de l’ordinateur est éteint (ou l’éteindre dès qu’on a cliqué sur le morceau). Suivant le morceau choisi vous verrez des élèves entraînés par la musique se dandiner sur leurs bancs, frapper spontanément le rythme ou, inversement, plonger dans une écoute plus grave. Après ce temps, je leur demande si la musique leur fait penser à quelque chose, si elle leur donne envie de faire quelque chose (courir, danser, sauter, pleurer, rire, etc.). Je vous renvoie vers le travail sur le Carnaval des animaux, c’est un peu la même idée pour la tenue de ces séances.
  2. Ecoute active. L’écran de l’ordinateur toujours éteint, je remets le morceau en leur demandant d’identifier les instruments, de lever le doigt quand ils ont identifié un instrument et de me l’énoncer pour que je puisse l’écrire au tableau. Pendant les premières séances les élèves ont tendance à énoncer tous les instruments qu’ils connaissent, même s’ils ne sont manifestement pas là. C’est un point à bien discuter avec eux.
  3. Regarder la musique. J’allume l’écran de l’ordinateur, je remets le morceau et on regarde les musiciens jouer la musique. On est alors en mesure de valider les hypothèses de la deuxième étape, d’identifier les instruments inconnus, de commenter les façons de jouer (les élèves découvrent que certains musiciens jouent avec les yeux fermés ou alors qu’ils communiquent entre eux par des signes de tête).

Idéalement ce travail est à accompagner par des séances de manipulation d’instruments réels (si vous n’êtes pas musicien vous-même beaucoup d’enfants ont des instruments inutilisés chez eux ou des parents qui peuvent venir vous présenter quelque chose) et de jeux musicaux.

Je reviens sur le dernier point car je vous disais en introduction qu’il était à mon sens le plus important des trois. Pour moi, regarder de la musique de manière régulière c’est amener les élèves à comprendre que quand on écoute de la musique cela implique qu’à un moment un musicien a joué de son instrument. Seul ou avec d’autres musiciens. Cela permet de remettre la musique dans le concret du métal, du bois, de la corde et du mouvement qu’on a tendance à perdre en appuyant sur le bouton de sa tablette, de son lecteur CD et de la musique prête à être écoutée. Regarder de la musique c’est aussi voir des hommes et des femmes jouer ensemble en totale égalité. Regarder de la musique, c’est voir qu’il n’y a pas de relation entre l’origine de quelqu’un et la puissance émotionnelle qu’il peut provoquer par sa musique. Regarder de la musique c’est comprendre que derrière la musique il y a des musiciens et, paradoxalement, qu’on ne sait pas en écoutant si les musiciens sont des hommes, des femmes, des gens d’ici ou des gens d’ailleurs. En bref, c’est une manière pour moi de pratiquer une forme de discrimination positive (j’y reviendrai sûrement dans un article dédié).

Après ces écoutes, dans les classes où il y a un ordinateur élève digne de ce nom et le casque qui va bien, je conseille de mettre à disposition des élèves la vidéo (copiée sur le disque dur, il ne s’agit pas d’aller chercher sur internet) et de venir enrichir régulièrement ce catalogue musical. C’est quelque chose que j’ai pu faire l’année dernière et l’observation des élèves dans leurs choix musicaux est un petit moment de bonheur pour l’enseignant.

Voici quelques vidéos qui me plaisent bien (et que j’ai testé avec mes élèves). Je vous mets un descriptif rapide des instruments qu’on y trouve, quelques notes ou les raisons qui m’on fait choisir le morceau. Si les morceaux que j’ai choisi ne vous parlent pas, n’hésitez pas à chercher sur youtube ; c’est un outil vraiment inestimable pour faire ce travail.

Pour la transformation des vidéos youtube en fichier téléchargeables, vous pouvez utiliser des outils tels que convert2mp3.net qui permet de générer des fichiers audios (type mp3) et vidéos (type mp4) que l’on peut mettre sur clé USB. Le site met en avant le côté légal de la chose. Personnellement je pense que c’est probablement un peu limite en regard du droit d’auteur mais ça ne m’inquiète pas outre mesure dans la mesure où on a ici une utilisation à but éducatif et non lucratif (voir les notes sur le fair use de Youtube).


Adam Ben Ezra – Can’t stop running

Contrebasse, percussions sur la contrebasse, saxophone soprano.

Utile pour travailler sur la famille violon, violoncelle, contrebasse car on entend bien ici la contrebasse qui est l’instrument principal du morceau. Les élèves pointent rapidement qu’une contrebasse c’est un gros violon, on affinera en disant que le violon se joue généralement debout, le violoncelle forcément assis et la contrebasse forcément debout.


Kate Davis – All about that bass de Meghan Trainor

Batterie, contrebasse, piano, voix féminine.

Idem que le morceau précédent, utile pour travailler sur la famille violon, violoncelle, contrebasse mais dans un registre musical différent.


Andreas Brantelid – L’arpeggione de Schubert

Piano, violoncelle.

Idem que le morceau précédent, utile pour travailler sur la famille violon, violoncelle, contrebasse.


Božo Paradžik et Mira Wollmann – L’arpeggione de Schubert

Piano, contrebasse.

Idem que le morceau précédent, utile pour travailler sur la famille violon, violoncelle, contrebasse. On a en plus le même morceau interprété avec un autre instrument, ce qui pourra permettre de pointer la différence de sonorité et de ressenti.


Magic Malik – Amerigo

Flûte traversière, voix masculine.

Utile pour travailler la famille des flûtes ou des vents, notamment parce qu’en général les élèves connaissent assez bien la flûte à bec. J’adore aussi les oiseaux au début, la respiration, le mélange voix/flûte. Petit bémol car on peut voir Magic Malik fumer en début de vidéo ; ceci dit l’image est floue.


Desra Dabney & Bob Baratta – Pacoca de Celso Machado

Flûte traversière, guitare.

A mettre en regard de la vidéo de Magic Malik. Un style de flûte nettement moins percussif qui pourra rappeler les oiseaux d’Amérique du sud.


Camille Thomas and Beatrice Berrut – Ständchen (serenade) de Schubert

Piano, violoncelle.

Arrangement d’un morceau normalement chanté, c’est un morceau qui devrait évoquer aux élèves une certaine forme de tristesse. Pour ma part, je le trouve juste magnifique.

Il existe de nombreuses versions : piano seul, piano et violon, guitare et flûte (peut-être à rapprocher du morceau précédent), piano et voix, guitare seule. Bref, sans y passer six mois, il y a de quoi creuser.


Clément Reboul – Libertango d’Astor Piazzolla

Guitare, guitare électrique, accordéon, contrebasse.

Toujours le travail sur la famille du violon auquel on pourra ajouter un travail sur la différence guitare acoustique / guitare électrique. J’ai choisi cette version de Libertango car ici on voit vraiment bien les instruments.


Clément Reboul – Rose Room

Même formation que précédemment avec un violon.


Ibrahim Maalouf – Essentielles

Trompette, guitare électrique, batterie, piano électrique.

A noter qu’à partir de la troisième minute il y a un passage où les musiciens prennent les percussions et montrent le besoin de communiquer pour se synchroniser. Utile si vous souhaitez mettre en place des jeux de type chef d’orchestre. Sans aucun doute un des grands favoris de mes élèves.


Trio Joubran – Nawwar

Oud, percussions (darbouka)

On pourra pointer les différence entre guitare (relativement bien connue des élèves) et oud. On pourra aussi travailler sur les différences tambour, darbouka, etc.


Marcus Miller – Hylife

Basse, guitare électrique, piano électrique, batterie, trompette, saxophone, voix masculine.

Un autre grand favori de mes élèves. De mon côté, j’apprécie la richesse instrumentale, le fait de pouvoir présenter la basse électrique. On peut aussi travailler la différence de sonorité trompette / saxophone, chacun ayant son solo.

 

Information pas forcément (voir pas du tout) capitale mais j’ai déménagé le blog. La nouvelle adresse est maitrefrancois.com. Je me suis défait du professeur que je trouvais un peu pompeux pour retrouver le maître que mes élèves utilisent tous les jours. Bonne fin de vacances à toutes et à tous !

Je deviens autonome – Je sais mettre mon manteau

Voici une idée reprise chez une collègue (merci Manu !) : un affichage dans le couloir qui montre où en sont les élèves dans leur autonomie avec la mise de manteau. Il s’agit d’utiliser un jeu de photos qu’on vient déplacer quand un élève passe un cap dans son autonomie. C’est aussi l’occasion de mettre en valeur cet événement auprès de l’élève concerné.

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L’idée est d’offrir aux élèves une vision de leurs acquisitions en graduant la compétence, ici codée par un dessin. J’ai ici introduit trois niveaux :

  • Je sais mettre mon manteau avec un adulte.
  • Je sais mettre mon manteau tout seul.
  • Je sais attacher ma fermeture à glissière.

Dans l’absolu, le premier niveau « avec un adulte » ne fait pas de sens, ils savent tous mettre un manteau quand on les aide, mais je ne voulais pas laisser d’élève à part. Être en bas de l’escalier, c’est s’apprêter à le gravir.

Cet affichage permet aussi de donner une visibilité aux parents. Il ne s’agit pas, pour moi, de comparer son enfant aux autres, chacun grandissant à sa vitesse, mais ça donne une indication sur ce que peuvent faire les enfants d’une classe d’âge.

Détail pratico-pratique, j’utilise de la patafix pour les photos (plastifiées). Cela permet de le déplacer relativement aisément.

D’un point de vue plus école/programmes, j’ai eu un peu de mal à classer cet affichage en écrivant cet article. »Je sais mettre mon manteau », on est clairement en dehors des cinq domaines d’apprentissages définis dans les programmes 2015 mais le gain en autonomie et le cap symbolique pour nos jeunes élèves me semble important. D’ailleurs le Devenir élève des programmes de 2008 n’a pas vraiment disparu puisqu’à lire attentivement les programmes, on le retrouve de manière diffuse dans la définition même de l’école maternelle dans la première partie du B.O.

Le fichier consiste en trois pages format A4 à imprimer et plastifier : Je deviens autonome – Je sais mettre mon manteau.pdf

Les trois images au format jpg, si vous préférez les intégrer dans vos propres fichiers : Je deviens autonome – Je sais mettre mon manteau.zip

Le village des anniversaires

Voici un travail inspiré du village des anniversaires de la maternelle de moustache (merci à Moustache de m’avoir autorisé à publier ma réalisation, je vous invite à aller consulter ses documents rubrique A comme Anniversaires). L’idée est d’offrir aux élèves une vision des anniversaires à venir en utilisant une représentation cyclique de l’année.

 

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Matériel :

  • 6 feuilles de papier épais format A3.
  • De la gouache verte, grise (obtenue par mélange noir et blanc) et blanche.
  • De la peinture acrylique rouge.
  • De l’encre à dessiner (trois teintes ou plus).
  • De l’encre de chine.
  • Un marqueur noir.
  • Des éponges.
  • Des pinceaux.
  • Des bouchons en liège.

Je n’ai malheureusement pas pris de photos pendant l’avancement du projet et ne peux pas faire un détaillé étape par étape. Pour le fond :

  1. L’enseignant dessine un rond-point à 6 sorties (1 sortie par feuille A3). Chaque sortie se sépare en deux rues.
  2. Avec les éponges, en tamponnant, peindre l’herbe en utilisant la gouache verte. J’avais grossièrement hachuré la route au crayon à papier pour que les élèves puissent visualiser la partie à peindre et celle à laisser telle que.
  3. Au pinceau, peindre la route en gris.
  4. Avec un pinceau fin, peindre les bords de route et les lignes blanches en pointillés.
  5. Faire les coeurs des fleurs en utilisant l’empreinte des bouchons de liège trempés dans l’acrylique rouge. Mes élèves ont eu la main un peu lourde sur les fleurs (voir la partie haute du village) mais ça a été l’occasion de voir qu’on avait un problème et de leur demander de l’identifier : « Il y a trop de fleurs, on ne pourra pas faire les pétales ».
  6. Au marqueur, tracer les pétales en utilisant la gestuelle du pont. J’ai fait passer les élèves un par un pour pouvoir bien les guider sur ce tracé pour lequel on ne s’était pas entraîné.

Il est nécessaire d’attendre le séchage complet de la peinture entre les différentes étapes pour éviter les mélanges entre les couleurs.

Pour les maisons, j’ai demandé à mes élèves de grande section (ils sont 12) de dessiner une maison chacun au crayon sur papier épais puis de repasser à l’encre de chine au pinceau. Nous nous étions d’abord mis d’accord sur les éléments à faire figurer sur une maison (une porte, une fenêtre, un toit et une cheminée). Dans une deuxième temps, j’ai demandé aux élèves de moyenne section de mettre les maisons en couleur en utilisant de l’encre. Je leur ai proposé 3 teintes et leur ai laissé choisir où mettre telle ou telle couleur. Cela permet de garder une certaine unité sans pour autant avoir des maisons identiques. Pour limiter les risques de mélanges j’ai gardé le papier absorbant à proximité. J’avais déjà parlé de cette technique pour les cercles à la manière Kandinsky.

Pour terminer, j’ai écrit au marqueur le nom des mois sous chaque maison. A refaire, j’utiliserai peut-être des étiquettes imprimées, que cela soit bien lisible. D’autant que pour le coup, j’avais fait ça vite fait entre midi et deux et que c’est vraiment limite en termes de qualité d’écriture.

Ne reste plus qu’à mettre les photos des élèves et à marquer le mois courant : je vous propose d’utiliser un vélo (non visible sur la photo ci-dessus), ça me semble en ligne avec nos problématiques environnementales actuelles et l’éducation à la citoyenneté. L’image sera à plastifier, à patafixer devant la bonne maison et à déplacer chaque mois.

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Coloriages des mois

Voici les coloriages que j’utilise dans ma classe. Comme beaucoup, je les utilise pour marquer le temps et l’évolution dans les cahiers de vie ou les classeurs de travail des élèves. Les thématiques restent relativement classiques mais je voulais inclure pas mal de détails et petites choses pour inciter les élèves à varier leurs couleurs et faire « beau ». Nous faisons d’ailleurs un travail réflexif régulier en comparant les productions, en observant les façons de colorier, d’agencer et choisir les couleurs et… à terme on voit les pratiques des élèves évoluer.

A noter que je demande toujours les coloriages au crayon de couleur en « interdisant » le feutre. Je fais ce choix car le crayon demande un effort plus important et, à mon sens, va favoriser à terme des compétences qui serviront à l’entrée dans l’écriture. Evidemment je ne le présente pas comme ça aux élèves, je leur explique alors que le crayon de couleur « c’est plus dur » et que ça permet « d’avoir les doigts bien musclés », ce qui sera bien pour apprendre à écrire en CP. Les crayons de couleur c’est le sport des doigts. 😀

Pour les thématiques utilisées :

  • Septembre : crayon, école, enfant, livre, pinceau, rentrée
  • Octobre : automne, châtaigne, escargot, feuille, nuage, pluie
  • Novembre : arbre, citrouille, chat, chauve-souris
  • Décembre : sapin
  • Janvier : bonhomme de neige, neige, enfant, luge, nuage, sapins, hiver
  • Février : enfant, chandeleur, crêpe, cuisine, ustensile
  • Mars : arrosoir, enfant, fleur, nuage, parapluie, pluie, printemps
  • Avril : algue, bulle, poisson, poisson d’avril
  • Mai : araignée, muguet, nuage, papillon, soleil
  • Juin : arbre, cerise, chenille, oiseau
  • Juillet : drapeau, fête nationale, feu d’artifice, tour Eiffel
  • Aout : bateau, château de sable, mer, parasol, plage, sable, serviette, vacances

Les fichiers sont disponibles ci-dessous, j’ai aussi fait un fichier qui regroupe l’ensemble des coloriages pour toute l’année en fin d’article :

Vous pouvez aussi retrouver tous les coloriages dans un seul fichier : Coloriages des mois.pdf

Je suis preneur de vos remarques si vous constatez des dessins qui sortent mal à l’impression, du flou ou des éléments qui ne vous paraissent pas adaptés.

Rentré

La rentrée c’était il y a un moment déjà, mais je n’ai pas tellement eu le temps de publier depuis. J’ai attaqué l’année sur un remplacement fixe 3/4 temps en moyens grands et je me suis un peu laissé déborder par les fiches de renseignements, assurances à pointer, coopérative à compter (et recompter), réunions, dossiers médicaux à transmettre et pointer, fiches RASED, re-réunions, préparations cycle 2 et cycle 3 pour le dernier 1/4 temps disponible. Bref, le travail invisible et le stress de rentrée : vous connaissez.

Pour autant, j’ai eu le temps d’avancer sur certains projets qui devraient donc atterrir ici dans pas trop longtemps. En vrac :

  • Des coloriages des mois.
  • Une mise à jour de la maison des nombres.
  • Des affichages pour le couloir de la maternelle :
    • Un mur des réussites pour valoriser le travail et le progrès et mettre en avant les élèves qui réussissent, ceux qui se donnent du mal, ceux qui font quelque chose de spécial.
    • Des icônes pour « évaluer » l’autonomie des élèves dans la mise du manteau. C’est de saison.
  • Un tableau d’affichage pour les étiquettes je suis à l’école / je suis à la maison.
  • En arts visuels :
  • Des choses pour travailler les syllabes pour compléter les fiches sons que j’ai déjà publiées en phonologie.
  • Des évals pour les GS et des fiches pour le repérage et suivi des élèves en difficulté.
  • Des journées type pour les remplacement court en cycle 2 et 3.

Et j’en oublie sûrement… Y’a plus qu’à !

Cercles à la manière de Vassily Kandinsky #2 – Gabarits et encres

Encore du Kandinsky, encore des cercles, encore de l’encre mais un résultat qui me plait beaucoup et surtout… qui change du grand classique. Ce deuxième travail sur Kandinsky aura permis à certain de mes élèves de réaliser qu’un auteur, je cite, « fait beaucoup de choses » : Vassily Kandinsky – 1926 – Several Circles

Avant de passer à la réalisation, on travaille sur l’observation de l’oeuvre pour en dégager les caractéristiques et essayer de réfléchir aux techniques qu’on pourrait utiliser pour faire pareil. C’est accessible à des enfants de moyenne et grande section avec l’encadrement d’un adulte pour orchestrer les étapes… et à des élèves plus grand sans limite d’âge. Cela peut notamment être l’occasion de travailler le compas aux cycles 2/3.

Vassily Kandinsky – 1926 – Several Circles

Matériel :

  • Une feuille grand format par groupe d’élèves.
  • Des formes circulaires (bouchons et autres) qui serviront de gabarits.
  • Un crayon à papier.
  • De l’encre de chine (j’en manquais, j’ai donc fait un mélange encre à dessiner noire + encre de chine).
  • De l’encre à dessiner (autant de teintes que possible).
  • Des pinceaux.
  • Du papier essuie-tout (éventuellement ; voir le pourquoi dans les détails du grand classique).

Les explications en détails ci-dessous.

Au crayon à papier, faire le tour d’une forme pour créer un cercle. Avec des élèves plus grands (cycle 2/3), on pourrait utiliser le compas.

Contrairement à un geste d’écriture où j’ai en général besoin de demander aux élèves de se rapprocher de la pointe du crayon, le geste est ici plus simple si on tient le crayon relativement loin. Cela évite d’être gêné par ses propres doigts.

Au besoin, gommer les traits non nécessaires, les erreurs et autres.


Faire tracer 3 cercles ou plus par élève en alternant les tailles, les positions, en mettant des cercles dans d’autres cercles, etc.


Faire le tour des cercles à l’encre de chine. J’ai eu besoin pour certains de préciser qu’on ne repasse pas par dessus le trait de crayon mais qu’on vient « au plus près ».

Quand on a fait le tour de tous les cercles, remplir le reste de la feuille en noir et laisser sécher. C’est assez rapide avec l’encre, donc on peut attaquer la suite au bout de quelques minutes.


Utiliser les encres de couleur pour remplir les cercles.

L’utilisation de l’encre de chine qui, après séchage, ne se redilue pas permet d’éviter les mélanges couleurs / noir.


Continuer de remplir les cercles en couleur. On peut utiliser différentes techniques, voir les prochaines images pour quelques idées.


Quelques idées :

  • Remplir avec une couleur uniforme.
  • Remplir avec une couleur uniforme et ajouter un cercle noir.
  • Remplir avec une couleur uniforme et faire tomber une goutte d’une autre couleur avant séchage complet. C’est le cas du couple jaune + vert en haut à gauche.
  • Faire un premier cercle d’une couleur donnée, attendre le séchage et faire un deuxième cercle de couleur différente. C’est le cas du couple bleu + vert sur la gauche de l’image
  • Faire un contour à l’eau avant séchage complet du noir qui va iriser. Attendre le séchage (ou pas) et colorier l’intérieur. C’est le cas du rond bleu en bas à droite.
  • On peut aussi faire deux cercles concentriques de diamètre quasi-identique, colorier le premier, attendre (ou pas) le séchage et colorier le deuxième. Sur cette image c’est le cas du couple jaune + vert tout en haut et du jaune + violet tout en bas.