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Correspondance capitales / minuscules script sur les mots de Noël

Pour travailler la correspondance lettres capitales bâtons / écriture minuscule script en grande section, je vous propose ces fiches autour des mots de Noël. Je vous avais déjà partagé un travail similaire autour des mots du cirque mais à cinq semaines de Noël, c’est le moment ou jamais.

correspondance majuscules script - mots de noel

En travail préliminaire, il faut faire prendre conscience aux enfants de l’existence des trois systèmes d’écriture : le système en lettres bâtons, les capitales d’imprimerie, que l’on retrouve autour de nous sur les affiches, les noms des rues, les gros titres des journaux ou de la publicité ; le système script minuscule, omniprésent sur nos écrans, nos livres, et souvent mêlé au premier (une amie -coucou Soph- me disait n’avoir croisé que des panneaux en script minuscule sur son trajet pour aller à l’école quand j’avais passé mon trajet à ne voir que des capitales) ; l’écriture cursive principalement liée à l’écriture manuelle. On pourrait presque dire de ce dernier système que c’est l’écriture de l’école (j’y reviendrai à l’occasion, je vous avais parlé vite fait de mes « recherches » -pensées en cours serait plus juste- sur les lettres rugueuses de Maria Montessori dans cet article).

Avant de s’entraîner sur la correspondance capitales / minuscules script, nous avions observé l’alphabet pour essayer de repérer quels lettres se ressemblaient beaucoup dans les deux écritures. Nous avions repéré les lettres c, i, j, k, o, p, s, u, v, w, x, z. Nous avions aussi repéré que certaines lettres sont en miroir (b/d, p/q) et qu’il faut faire attention à ces lettres pièges. Nous avions ensuite construit un affichage avec les lettres similaires mises en avant pour « qu’on les retrouve facilement ».

Ce travail sur les mots de Noël n’intervient donc que dans un deuxième temps, pour se familiariser et s’entraîner. On utilise des lettres en plastique à poser sur une réglette. A noter qu’il faut faire attention à ne pas mettre trop de lettres dans la barquette de tri afin que l’opération de recherche d’une lettre ne prenne pas un temps excessif. Un premier tri est à effectuer par l’enseignant (on pourra supprimer tout ou partie des lettres inutiles).

Les fichiers sont disponibles ici :

Les fiches sont à imprimer en recto/verso, à massicoter au milieu et à plastifier.

Pour la suite, je vous copie-colle ce que j’avais écrit il y a deux ans…

Pour qu’ils puissent travailler en autonomie, les fiches sont recto-verso avec la solution au dos. Pour s’aider, ils peuvent utiliser l’alphabet trois écritures affiché au tableau, le tableau des lettres que nous avons construit ensemble et… ils peuvent « tricher » (je n’utilise pas ce terme avec mes élèves) i.e. ils ont le droit de retourner la carte pour s’aider de la solution. Ils utilisent un « cahier de progrès » pour marquer leur avancement en tamponnant les mots qu’ils ont déjà fait. Cela leur permet de choisir sur quels mots ils vont travailler et à quel rythme.

De manière générale sur les ateliers avec « cahier de progrès » (sachant que « fiche contrat » serait un terme plus adapté dans la mesure où cette fiche ne marque pas un progrès mais une progression, mais bon, le propos n’est pas là), je constate que :

  • L’élève choisi dans quel ordre il va travailler. Un élève peut préférer travailler sur un mot qui nous paraît complexe car le mot lui « parle », et s’y donner plus à fond.
  • L’élève visualise la quantité de travail à fournir pour arriver au bout de l’atelier (qui sera proposé plusieurs fois). J’observe régulièrement des élèves qui, proches de la fin, mettent un coup en plus « pour terminer ».
  • L’utilisation de matériel en manipulation évite les photocopies et les manutentions hasardeuses de découpage / collage de puzzle de lettres par les élèves qui peuvent se retrouver, par exemple, à avoir collé une lettre à l’envers et se sentir coincés même s’ils ont vu leurs erreurs.
  • Sur le plan organisation de la classe, cela permet d’avoir un atelier qui va s’étaler sur plusieurs jours, éventuellement plusieurs semaines suivant ce qui y est fait.

Sur le plan négatif :

  • Certains élèves vont avoir fini tout les mots en une séance quand il en faudra quatre ou cinq pour d’autres qui, soit travaillent lentement, soit s’arrêtent dès qu’ils ont fait un mot (et s’en contentent parfaitement). Il faut donc avoir des ateliers d’avance pour les élèves qui ont terminé et arriver à dégager du temps pour aider les élèves qui avancent moins vite sur un atelier qui devrait être en autonomie.
  • Certains élèves grugent et tamponnent plus de mots qu’ils n’en font réellement. Ils ne sont en général pas très discrets et viennent me voir au bout de deux minutes : « Maître j’ai fini ! »

Écrire en pâte à modeler les mots de Noël

Après les fiches d’écriture des mots de la classe, toujours dans l’idée de l’apprentissage de la forme et des caractéristiques des lettres en travaillant en pâte à modeler, je vous partage les fiches d’écriture en pâte à modeler des mots de Noël : neige, sapin, feu, lutin, noël, étoile, boule, bougie, cadeau, lettre et flocon. Fiches à imprimer et plastifier avant de travailler directement dessus à la pâte à modeler.

écrire en pâte à modeler - mots de noël

La première fois, j’avais amené ce travail auprès de mes élèves de moyenne section lors d’une séance d’introduction où je leur avais demandé de me lister ce à quoi ils pensaient quand ils pensaient à Noël. J’avais ensuite fabriqué les fiches que je partage ici. Cette première séance n’a pas un intérêt démesuré mais elle permet aux élèves de s’approprier les séances de travail sur les lettres qui sont faites ensuite. Les années suivantes, j’ai conservé la première séance de construction de liste sans refaire mes fiches d’écriture, les enfants listant peu ou prou les mêmes choses, les quelques mots d’écart n’ont pas eu grande importance.

Comme pour le travail sur les mots de la classe, et pour celles et ceux qui ne les auraient pas lues, je vous remets les quelques réflexions sur l’écriture en pâte à modeler… réflexions que j’enrichirais à l’occasion, je suis en train de regarder du côté des lettres rugueuses de Maria Montessori et ça amène son lot de choses à penser, repenser, discuter.

L’écriture en pâte à modeler permet de toucher physiquement la lettre. Elle amène l’élève à se rendre compte que, par exemple, pour faire un A il faut fabriquer trois colombins alors que pour le U il faut un fabriquer un seul, beaucoup plus long, que l’on va devoir tordre pour l’arrondir. L’élève prend ainsi conscience, petit à petit, des caractéristiques des lettres… conscience qu’il me parait intéressant -si ce n’est obligatoire- de formaliser par des questions du type « comment as-tu fait ? » et autres « explique-moi ».

A l’usage, il faut s’assurer lors des premières séances que les élèves travaillent bien dans la case en dessous de la lettre et non pas sur la lettre. Dans le même genre certains, sans doute pas encore assez familiers avec la fabrication de colombins, travaillent par petits bouts de pâte à modeler déposés pour recouvrir le modèle. On pourra indiquer qu’il faut travailler dans la case du bas pour mieux voir le modèle.

Pour lier avec la notion d’écriture, il faut aussi veiller à ce que les élèves respectent le sens conventionnel de l’écriture gauche-droite. Pour faciliter cet apprentissage, j’ai inclus cette année le même système de feux verts -> feux rouges que dans les fiches d’écriture des plus grands afin que les enfants disposent d’un repère visuel pour démarrer.

Pour cet atelier j’utilise un cahier de progrès qui permet à l’élève de consigner sa réussite et suivre son avancement, via le tampon dateur, en tamponnant dans la bonne case ou par un système de points verts classiques. Enfin, pour donner vision aux parents et mettre en avant les réussites (ça peut aussi en motiver certains), j’utilise le mur des bravos.

Fichiers à télécharger

Les fichiers sont disponibles ici :

Jeu du sapin

Après le jeu du serpent, voici encore un jeu pour jouer avec un dé et des jetons en maternelle, cette fois dans une thématique Noël : le jeu du sapin. Il s’agit de décorer son sapin en lui ajoutant le nombre de boules indiquées par le dé. J’ai prévu deux plateaux différents afin de pouvoir jouer avec des élèves de MS ou GS.

Edit du 28.12.17 : J’ai ajouté une fiche d’évaluation pour garder (éventuellement) une trace plus classique de ce travail. Voir lien en bas d’article.

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Règle du jeu

Chaque élève reçoit un sapin. On lance le dé à tour de rôle et il faut poser sur le sapin le nombre de jetons « boules » indiqué par le dé. Le premier qui a fini de décorer son sapin a gagné.

Fichiers à télécharger

Dans le fichier vous trouverez des plateaux à 12 et 20 cases (la photo ci-dessus était une première version). Les jetons à utiliser doivent faire environ 2 cm de diamètre. Le fichier est disponible ici : Jeu du sapin – Plateaux 12 20.pdf

Après avoir joué et manipulé le dé, les jetons et compris qu’à une constellation du dé correspond une quantité de boules, on pourra travailler de manière plus abstraite sur papier. Pour aller dans ce sens, je vous propose un travail sur fiche pouvant servir d’évaluation ou de trace écrite : Jeu du sapin – Evaluation.pdf

Evolutions possibles

  • Travailler l’association écriture chiffrée / quantité en utilisant un dé à chiffres.
  • Travailler les structures additives en utilisant deux dés à 3.
  • Travailler les comparaisons, en proposant aux élèves de jouer à deux par sapin : chaque joueur a sa couleur de jeton, on joue à tour de rôle et, quand le sapin est complété, on compare les deux collections pour savoir qui en a le plus. La comparaison peut se faire par dénombrement-comparaison ou par alignement des jetons puis comparaison terme à terme « il y en a plus parce que c’est plus long ».
  • Travailler en soustraction pour enlever les décoration du sapin. « J’en enlève 2, combien il va en rester ? ». Dans ce cas, je conseille de travailler plutôt avec le plateau de 12, même avec des GS.