Archives pour la catégorie Ecole

Ressources, réflexions et autres bricoles pour le premier degré.

Rentré

La rentrée c’était il y a un moment déjà, mais je n’ai pas tellement eu le temps de publier depuis. J’ai attaqué l’année sur un remplacement fixe 3/4 temps en moyens grands et je me suis un peu laissé déborder par les fiches de renseignements, assurances à pointer, coopérative à compter (et recompter), réunions, dossiers médicaux à transmettre et pointer, fiches RASED, re-réunions, préparations cycle 2 et cycle 3 pour le dernier 1/4 temps disponible. Bref, le travail invisible et le stress de rentrée : vous connaissez.

Pour autant, j’ai eu le temps d’avancer sur certains projets qui devraient donc atterrir ici dans pas trop longtemps. En vrac :

  • Des coloriages des mois.
  • Une mise à jour de la maison des nombres.
  • Des affichages pour le couloir de la maternelle :
    • Un mur des réussites pour valoriser le travail et le progrès et mettre en avant les élèves qui réussissent, ceux qui se donnent du mal, ceux qui font quelque chose de spécial.
    • Des icônes pour « évaluer » l’autonomie des élèves dans la mise du manteau. C’est de saison.
  • Un tableau d’affichage pour les étiquettes je suis à l’école / je suis à la maison.
  • En arts visuels :
  • Des choses pour travailler les syllabes pour compléter les fiches sons que j’ai déjà publiées en phonologie.
  • Des évals pour les GS et des fiches pour le repérage et suivi des élèves en difficulté.
  • Des journées type pour les remplacement court en cycle 2 et 3.

Et j’en oublie sûrement… Y’a plus qu’à !

Cercles à la manière de Vassily Kandinsky #2 – Gabarits et encres

Encore du Kandinsky, encore des cercles, encore de l’encre mais un résultat qui me plait beaucoup et surtout… qui change du grand classique. Ce deuxième travail sur Kandinsky aura permis à certain de mes élèves de réaliser qu’un auteur, je cite, « fait beaucoup de choses » : Vassily Kandinsky – 1926 – Several Circles

Avant de passer à la réalisation, on travaille sur l’observation de l’oeuvre pour en dégager les caractéristiques et essayer de réfléchir aux techniques qu’on pourrait utiliser pour faire pareil. C’est accessible à des enfants de moyenne et grande section avec l’encadrement d’un adulte pour orchestrer les étapes… et à des élèves plus grand sans limite d’âge. Cela peut notamment être l’occasion de travailler le compas aux cycles 2/3.

Vassily Kandinsky – 1926 – Several Circles

Matériel :

  • Une feuille grand format par groupe d’élèves.
  • Des formes circulaires (bouchons et autres) qui serviront de gabarits.
  • Un crayon à papier.
  • De l’encre de chine (j’en manquais, j’ai donc fait un mélange encre à dessiner noire + encre de chine).
  • De l’encre à dessiner (autant de teintes que possible).
  • Des pinceaux.
  • Du papier essuie-tout (éventuellement ; voir le pourquoi dans les détails du grand classique).

Les explications en détails ci-dessous.

Au crayon à papier, faire le tour d’une forme pour créer un cercle. Avec des élèves plus grands (cycle 2/3), on pourrait utiliser le compas.

Contrairement à un geste d’écriture où j’ai en général besoin de demander aux élèves de se rapprocher de la pointe du crayon, le geste est ici plus simple si on tient le crayon relativement loin. Cela évite d’être gêné par ses propres doigts.

Au besoin, gommer les traits non nécessaires, les erreurs et autres.


Faire tracer 3 cercles ou plus par élève en alternant les tailles, les positions, en mettant des cercles dans d’autres cercles, etc.


Faire le tour des cercles à l’encre de chine. J’ai eu besoin pour certains de préciser qu’on ne repasse pas par dessus le trait de crayon mais qu’on vient « au plus près ».

Quand on a fait le tour de tous les cercles, remplir le reste de la feuille en noir et laisser sécher. C’est assez rapide avec l’encre, donc on peut attaquer la suite au bout de quelques minutes.


Utiliser les encres de couleur pour remplir les cercles.

L’utilisation de l’encre de chine qui, après séchage, ne se redilue pas permet d’éviter les mélanges couleurs / noir.


Continuer de remplir les cercles en couleur. On peut utiliser différentes techniques, voir les prochaines images pour quelques idées.


Quelques idées :

  • Remplir avec une couleur uniforme.
  • Remplir avec une couleur uniforme et ajouter un cercle noir.
  • Remplir avec une couleur uniforme et faire tomber une goutte d’une autre couleur avant séchage complet. C’est le cas du couple jaune + vert en haut à gauche.
  • Faire un premier cercle d’une couleur donnée, attendre le séchage et faire un deuxième cercle de couleur différente. C’est le cas du couple bleu + vert sur la gauche de l’image
  • Faire un contour à l’eau avant séchage complet du noir qui va iriser. Attendre le séchage (ou pas) et colorier l’intérieur. C’est le cas du rond bleu en bas à droite.
  • On peut aussi faire deux cercles concentriques de diamètre quasi-identique, colorier le premier, attendre (ou pas) le séchage et colorier le deuxième. Sur cette image c’est le cas du couple jaune + vert tout en haut et du jaune + violet tout en bas.

Cercles à la manière de Vassily Kandinsky

Voilà un grand classique de la maternelle : les cercles concentriques à la manière de Kandinsky ! Cet article est pour moi l’occasion pour faire un point sur l’ensemble de ce que j’ai pu faire autour des cercles de Kandinsky mais je vais surtout détailler la dernière technique utilisée car je crois que j’ai enfin trouvé le rendu qui me plaît !

Wassily Kandinsky – 1913 – Concentric circles

Il y a deux ans j’avais fait travailler mes élèves (MS) à la gouache. On avait détourné le sujet original en l’élargissant à d’autres formes géométriques (carrés, triangles). L’année dernière (MS/GS) j’avais fait, aux alentours de Noël, une guirlande de formes géométriques avec découpage/collage en utilisant des gabarits. Les photos ne sont pas top (j’ai changé de téléphone depuis), je vous les mets en fin d’article.

Cette année, j’ai préféré rester plus près du travail de Kandinsky et centrer le travail sur les cercles. Cela m’a permis de travailler le point de vocabulaire des nouveaux programmes qui invite à préférer la dénomination de cercle (qui sera utilisée plus tard en géométrie) à celle de rond. A noter que la photo ci-dessous ne rend pas honneur aux productions des élèves dont les couleurs étaient bien plus vives.

Matériel :

  • Une feuille A4 par élève retaillée au format carré.
  • Un crayon à papier.
  • De l’encre à dessiner (quatre teintes) et des pinceaux.
  • Du papier absorbant (facultatif).

Après observation et discussion autour de l’original de Kandinsky, la réalisation est simple (voir simpliste) et peut se faire en relative autonomie. C’est accessible à des enfants de moyenne et grande section… et sans limite d’âge pour les plus grands ! Les explications en détails ci-dessous.

Au crayon, tracer un cercle au centre de la feuille. Il faut veiller à ce que les élèves ne tracent un cercle ni trop grand, ni trop petit.

A cette étape, les élèves les moins à l’aise peuvent être aidés dans le tracé… sachant que Kandinsky lui-même n’était pas franchement regardant dans la qualité de ses cercles. 🙂


Au pinceau, avec de l’encre, venir remplir ce premier cercle.

Logiquement, il faudrait commencer par une teinte plutôt foncée pour que le trait de crayon ne se voie pas mais j’ai laissé choisir aux élèves la teinte qu’il voulaient.


Avec un nouveau pinceau et une autre teinte d’encre, venir entourer le premier rond. On fera la suite de la même façon en ajoutant des cercles autour des cercles.

A noter que, si on laisse peu de temps entre l’encrage de chaque cercle, les encres vont se mélanger et créer des irisations. Je trouve ça assez plaisant mais le risque est, si les élèves mouillent beaucoup la feuille, que l’ensemble s’uniformise et qu’on ne voie pas bien les cercles.


Pour éviter/limiter les mélanges, on peut donner un petit coup de papier absorbant qui va se charger de « boire » le surplus d’encre. Il suffit de poser une feuille de papier absorbant sur le travail, d’appuyer, de soulever… et voilà : séchage instantané !

Les couleurs sont moins soutenues qu’avec un séchage normal, une partie des pigments étant absorbée par l’essuie-tout.


On continue d’ajouter des cercles aux cercles en changeant de pinceau à chaque teinte.


Fini ! Restera à assembler les productions des élèves pour reproduire le tableau de Kandinsky.


Ci-dessous les réalisations précédentes dont je vous parlais plus haut.

Guirlandes géométriques à la manière de Kandinsky – Découpage d’après gabarits puis collage.

Formes géométriques à la manière de Kandinsky – Gouache sur papier.

Le problème de mélange peut se poser aussi avec la gouache mais là, je ne connais pas de ruse pour accélérer le séchage.

Dessin du bonhomme #2 – Gouache à gratter

Pour travailler sur le schéma corporel, la représentation de soi et le vocabulaire du corps, rien de mieux qu’un petit bonhomme 🙂 Pour ce numéro 2, voici un travail utilisant gouache, craies grasses et… petite cuillère : dessin du bonhomme en gouache à gratter.

Bonhomme - Gouache à gratter

Pour ce travail, on a besoin de relativement peu de matériel :

  • De la gouache noire (ou tout autre couleur de votre goût mais plutôt quelque chose de foncé).
  • De la colle bleue (i.e. de la colle repositionnable qui met un temps certain à sécher).
  • Des pastels gras, des craies grasses ou des craies à la cire.
  • Un pinceau brosse plate large (5cm ou plus).
  • Une petite cuillère.
  • Une feuille A4 en papier épais type canson.
  • Une feuille 24×32 en cartoline de couleur pour réaliser le contrecollage.

La réalisation du portrait du bonhomme est accessible à des élèves de moyenne et grande sections en relative autonomie… L’intervention de l’adulte étant nécessaire à la toute fin et comme inspecteur des travaux finis à la première étape (voir détails ci-dessous).

Bonhomme - Gouache à gratter - 01 Au préalable, préparer un mélange gouache + colle. De mémoire j’ai dû utiliser quelque chose comme un mélange 2/3 de gouache + 1/3 de colle mais je vous recommande de faire des tests car cela va sûrement varier en fonction des marques utilisées.

En tous cas, j’ai obtenu de meilleurs résultats avec ce mélange qu’avec un pot de gouache à gratter tout prêt qui restait dans la classe.

Bonhomme - Gouache à gratter - 02 Demander aux élèves de réaliser des bandes de couleur (ou de remplir un quadrillage) avec les craies grasses. Il faut demander :

  • d’appuyer très fort sur la craie / le pastel
  • de ne pas laisser « de blanc » i.e. on ne doit plus voir la feuille.

Avant de passer à l’étape suivante, je conseille une petite vérification par un oeil adulte pour vérifier que les couleurs ont été appliquées correctement.

Bonhomme - Gouache à gratter - 03 Avec un pinceau large, étaler le mélange gouache + colle par dessus nos couleurs.

La colle est là pour augmenter le temps de séchage de la gouache qui sinon commence au bout de quelques secondes.

Bonhomme - Gouache à gratter - 04 Avant que la « peinture » ne soit sèche, dessiner un bonhomme en raclant, en grattant avec une le dos d’une petite cuillère. C’est l’outil qui a donné les meilleurs résultats chez nous.
Bonhomme - Gouache à gratter Une fois la peinture sèche, réaliser un contrecollage sur une feuille de cartoline de couleur pour mettre l’ensemble en valeur. Ici c’est plutôt un travail d’adulte pour que la peinture soit correctement centrée et collée sur la feuille.

Moi qui avais espéré faire un joli livret en fin d’année avec tous les bonhommes de l’année, je me retrouve un peu à court… Il faut dire que ça n’est pas évident de trouver des idées (en dehors du millier d’autres choses à faire) ! Je ferai mieux l’année prochaine !

Les images en grand dans la galerie flickr.

Boucles à la manière de Alexander Calder

Cette année, j’essaie de faire du graphisme en situation, histoire que ça donne plus de sens à l’histoire que de faire un simple entraînement sur papier ou sur ardoise. Ca a aussi l’avantage de coller aux nouveaux programmes et au « s’entraîner au graphisme décoratif ».  Pour ce travail sur les boucles, je me suis basé sur celui d’un  collègue qui avait fait travailler ses élèves à la manière d’Alexander Calder (par ailleurs surtout connu pour ses mobiles et ses suspensions) sur format A3, chaque élève ayant son « tableau ». Le résultat était vraiment top, du coup je lui ai repiqué son idée … mais comme nous avions déjà fait pas mal de travail en petits formats (A4 et A3), je voulais travailler en très grand : fresque à la manière d’Alexander Calder.

Dans un premier temps, je leur fait observer la peinture de Calder et relever les formes (cercles et boucles) et les couleurs (rouge, bleu, jaune et noir).

Dans un deuxième temps, je leur propose de réaliser une fresque à la manière d’Alexander Calder (même si on n’est pas sur de la peinture murale à proprement parler, l’idée étant plutôt qu’on va utiliser tout le mur). C’est accessible à des moyennes et grandes sections et relativement simple. C’est pour l’enseignant et la gestion du rouleau (voir ci-dessous) que c’est un petit plus exigeant.

Matériel :

  • Ardoise et feutre effaçable type velleda.
  • Crayon à papier.
  • Gouache bleue, jaune, rouge.
  • Gouache noire.
  • Pinceaux brosse relativement larges (je crois avoir utilisé des n°20 minimum).
  • Un rouleau de tapisserie dont on utilisera le côté envers (blanc).

Le rouleau de tapisserie doit être mis en hauteur sur une armoire ou un meuble haut et maintenu par un poids relativement lourd (j’ai utilisé un bidon de colle de 5L). Le travail va se faire en deux temps. D’abord on va tracer les boucles et en peindre l’intérieur. Avec l’avancée du travail on va dérouler le rouleau dans un sens et enrouler l’extrémité par terre. Dans un deuxième temps, quand tous les élèves seront passés, on va repasser les boucles en noir. Il faudra alors dérouler le rouleau du bas et réenrouler le rouleau du haut.Si ça n’est pas très clair, les photos devraient aider. 🙂

J’ai choisi de décomposer ce travail en deux temps pour que plusieurs élèves puissent travailler à la suite. En travaillant en une fois, on serait contraint par le temps de séchage de la gouache colorée avant d’appliquer la peinture noire.


S’entraîner sur l’ardoise avec un feutre effaçable à tracer des boucles. Pour les élèves qui ont du mal à faire le geste, ceux qui s’arrêtent à l’intersection et changent de sens comme s’ils voulait tracer un omega Ω, je verbalise le geste avec quelque chose comme « pour faire des boucles, il faut tourner, tourner, tourner, en avançant ». Je leur fait tracer d’abord en tournant sur place plusieurs fois (comme pour faire une multitude de fois le même cercle) puis je leur déplace le bras pour qu’ils comprennent le rôle du mouvement latéral.


Une fois le geste maîtrisé sur ardoise, on trace des boucles sur le papier avec un crayon à papier.Je leur demande aussi de tracer un ou deux cercles. L’enseignant marque le nom de l’élève à côté de sa boucle.



Peindre l’intérieur des boucles et des cercles à la gouache. Les élèves essaient de ne pas dépasser mais, à ce stade, une erreur est facilement rattrapable donc on peut les rassurer s’il leur arrive de dépasser. Il suffira d’agrandir la boucle en question. Je mets à disposition des élèves les trois couleurs observées sur le tableau de Calder, jaune, rouge.


Dérouler le rouleau du haut (on voit sur ma photo le bidon de colle bleue utilisé pour le maintenir) d’une trentaine de centimètres de telle manière qu’un autre élève ait la place de travailler. Enrouler en bas pour créer un rouleau par terre. Au besoin, le maintenir avec des trombones.

Faire travailler un autre élève, re-dérouler le rouleau du haut d’une trentaine de centimètres, faire travailler un autre élève, etc. On s’arrête quand la peinture encore fraîche du premier élève qui a travaillé arrive au niveau du sol (on n’enroule pas le rouleau du bas avec de la peinture fraîche). Il faut alors attendre que cela sèche et prévoir un autre temps d’atelier pour continuer.


Quand tous les élèves ont fait la première étape, leur faire repasser les boucles à la gouache noir en utilisant une brosse plate relativement large. Il n’est pas nécessaire de repasser sur les cercles, on peut le faire éventuellement pour ceux ou le crayon à papier serait encore visible en transparence.


on procède à l’inverse de la première phase. On fait passer un premier élève, quand il a terminé on enroule le rouleau du haut d’une trentaine de centimètres et on fait passer un autre élève. On continue tant que la peinture noire fraîche n’arrive pas en haut. On fait passer les élèves dans l’ordre inverse de celui utilisé pour tracer et dessiner l’intérieur des boucles.


Mise à jour mars 2019 – Dans les commentaires, je vous ai parlé d’une version différente, avec des bandes de papier A3. J’ai retrouvé une photo pour illustrer les quelques explications que j’ai données dans les commentaires. Je vous laisse cliquer pour voir l’image en grand.

Affiner son écoute – Le carnaval des animaux de Camille Saint-Saëns

Les programmes 2015 (c’était déjà plus ou moins le cas avec les programmes 2008) nous demandent d’amener les élèves de maternelle à pouvoir parler d’un extrait musical, exprimer son ressenti ou sa compréhension en utilisant un vocabulaire adapté. J’avais déjà essayé quelque chose du type écoute/échange avec mes élèves mais force est de constater que pour de jeunes enfants mettre des mots sur un ressenti (qu’ils ont par ailleurs, il suffit de les regarder bouger avec la musique pour voir que l’écoute est source d’émotion) est quelque chose d’assez compliquée. Du coup cette année, j’essaie autre chose autour du Carnaval des animaux de Camille Saint-Saëns.

L’idée est d’amener les élèves à comprendre que la musique peut être utilisée pour représenter quelque chose, quelqu’un et qu’on peut essayer de deviner les intentions de l’auteur en analysant les notions de tempo (lent, rapide), de timbre (en fonction des instruments utilisés), de hauteur (grave, aigu), de tonalité (majeur « joyeux », mineur « triste ») et de mesure (marche binaire, swing dansant ternaire). Il n’est bien sûr pas question d’évoquer ces termes avec les enfants mais plutôt de leur faire remarquer les caractéristiques des différents morceaux et de les mettre en face des animaux du carnaval de Saint-Saeëns. Du coup, plutôt qu’une écoute seule, je leur propose une écoute et un choix d’image. Ainsi les élèves doivent justifier ce qui les fait choisir une image plutôt qu’une autre pour un morceau donné. Ils doivent donc verbaliser une caractéristique sonore et la mettre en face d’une caractéristique animale.

Ma séquence suit la progression suivante :

  1. On cherche à amener les élèves à comprendre que la musique peut être utilisée pour représenter : les élèves doivent choisir l’image, parmi deux, qui correspond le mieux à la musique. Pour guider les élèves, le choix des images se fait avec un fort contraste :
    • Aquarium : on oppose un poisson à un éléphant. Le choix se porte naturellement vers les poissons « parce que ça fait comme des bulles ».
    • Volière : on oppose un oiseau à un éléphant. Là encore, le choix des élèves se porte vers l’oiseau « parce que ça chante » ou inversement « parce que l’éléphant c’est gros et que là c’est pas gros ».
    • Hémiones : on oppose l’âne sauvage à l’escargot. Là encore, le choix est évident « parce que ça court ».
  2. On cherche à amener les élèves à mettre des mots sur leur langage corporel. L’image n’est plus utilisée comme support à priori mais intervient en fin d’échange en illustration :
    • Eléphant : « ça donne envie de marcher », « ça donne envie de se balancer ».
    • Marche royale du lion : « ça donne envie de marcher bien droit ».
  3. On cherche à ce que les élèves affinent leur écoute. Ils doivent chercher à deviner un animal dont on entend le cri (imité par un instrument) :
    • Marche royale du lion.
    • Personnage à longues oreilles : il faudra faire le lien avec le titre de l’oeuvre comme indice.
  4. On cherche à amener les élèves à comparer, non plus deux images, mais deux oeuvres : Tortues, extrait du Carnaval des animaux, et le galop infernal, extrait d’Orphée aux enfers d’Offenbach (le thème plus connu du french cancan). Il est peu probable que les jeunes élèves repèrent le thème repris par Saint-Saëns, mais ils percevront l’opposition forte de tempo entre les deux oeuvres

C’est une séquence que je suis en train de « tester » avec mes élèves. Pour l’instant ça me semble plutôt bien fonctionner, je vous mets les fichiers :

Portrait – Le château des rois et des reines

On reste dans une thématique rois, reines et châteaux avec un portrait en situation. On se lance dans la construction d’un château !

Château des rois et des reines

D’un point de vue apprentissages, ce travail permet :

  • D’identifier et réinvestir le graphisme du créneau. Même si ici il ne va pas être question de le tracer, on peut faire le lien entre notre château et le fait que si on voulait en dessiner un, il faudrait tracer des créneaux.
  • D’identifier et tracer des ponts.
  • De réinvestir la technique de la peinture raclée déjà utilisée pour les couronnes des rois et des reines.
  • De réaliser une composition par assemblage, ce qui change d’approche comparativement à on fait le fond, on attend que ça sèche et par dessus on ajoute, on attend que ça sèche et par dessus on ajoute, etc. i.e. par apports successifs sur un même médium.
  • De travailler sur le portrait, éventuellement en observant des portraits en pied, de trois-quarts, le visage seul, etc.
  • Même si cela ne constitue pas un travail sur le bonhomme, c’est quand même l’occasion de travailler le schéma corporel en demandant aux élèves pourquoi on voit une main parce qu’elle est levée pour faire coucou et pas l’autre parce qu’elle est en bas dans le château, d’observer la pliure au niveau du coude, quitte à poursuivre un travail sur le corps et les articulations.

A noter aussi qu’on pourrait assez facilement en tirer un travail sur les images séquentielles, lecture d’image et compréhension, mais comme j’avais déjà fait travailler mes élèves sur les images séquentielles de la couronne, je me suis abstenu.

D’un point de vu matériel et fournitures, il faut :

  • Une feuille A3 en papier épais pour le ciel.
  • Une feuille A4 en papier épais pour l’herbe.
  • Une feuille A4, toujours en papier épais, pour le château et le nuage.
  • Un portrait de l’élève, imprimée sur papier normal, en format 13×18.
  • Une chute de papier noir et un gabarit pour faire le costume.
  • Du papier brillant, type papier cadeau..
  • De la gouache verte, en deux nuances.
  • De la gouache bleue, en deux nuances.
  • Une règle en plastique, une raclette en caoutchouc ou autre chose qui puisse nous servir à racler la peinture.
  • De l’encre de chine et des cotons-tiges.
  • Deux teintes d’encre à dessiner et des pinceaux.
  • Un crayon à papier.
  • Des ciseaux.
  • De la colle.

Pas de difficultés particulières, en dehors du fait que c’est assez long. Les moyens et les grands ont géré ça avec aisance. Le point d’attention qui nécessitera un accompagnement par l’adulte étant de bien coller, bien positionner, mettre sous presse.

Château des rois et des reines - 01 Venir déposer, sur la feuille A4 dans le sens de la longueur, des gouttes de peinture verte. Il faut intercaler les deux teintes.
Château des rois et des reines - 02 Avec la règle, la raclette ou l’outil que vous avez choisi (ici un bâtonnet en bois), racler la peinture.

Je ne l’ai pas précisé la dernière fois, mais quand je parle de racler, il s’agit de tirer sur la peinture pour qu’en une ou deux passes on ait recouvert la feuille intégralement. Normalement cela permet de déposer une couche de peinture assez fine qui sèche presque instantanément.

Château des rois et des reines - 03 Venir déposer, sur la feuille A3, des gouttes de peinture bleue. Il faut intercaler les deux teintes.
Château des rois et des reines - 04 Racler la peinture.
Château des rois et des reines - 05 Au crayon à papier, tracer au dos de la feuille un arc de cercle pour former la colline. Découper la colline aux ciseaux.
Château des rois et des reines - 07 Sur une moitié de la feuille A4, dessiner la structure du château : il faut dessiner un grand rectangle couché et deux rectangles debout. Il n’est pas nécessaire de tracer les créneaux qui seront fait aux ciseaux.

Découper le château sur le contour extérieur. Il faut guider les élèves qui ont tendance à découper tous les traits de crayon i.e. à détacher les tours. Pour les créneaux, je les ai guidé de la manière suivante : un petit coup de ciseaux ici, un petit coup de ciseaux là, tu plies et tu découpes ce qui dépasse.

Sur l’autre moitié de la feuille, dessiner un nuage : il faut faire des ponts et tourner sa feuille.

Découper le nuage.

Château des rois et des reines - 08 Au crayon, dessiner la porte et les fenêtres du château puis repasser à l’encre de chine avec un coton-tige.

Avec un pinceau, encrer la porte et les fenêtres.

Un petit coup de papier absorbant entre chaque étape assure un séchage instantané qui permet d’encrer le château en une fois.

Château des rois et des reines - 09 Au pinceau, encrer le reste du château.

Personnellement j’ai opté pour un château rouge qui va trancher avec le bleu et le vert du fond.

Château des rois et des reines - 10 Utiliser le gabarit (j’ai découpé le mien vite fait dans un bout de carton) pour tracer au crayon notre costume de roi sur papier noir. Découper aux ciseaux.

Les élèves ont généralement besoin d’être guidés dans leur découpage ; plus en termes de méthodologie et d’ordre de découpe qu’en technique de découpage.

Château des rois et des reines - 11 On commence l’assemblage. Enduire de colle le dos du nuage et de notre colline d’herbe puis venir les positionner sur notre feuille A3 du ciel.

L’intervention d’un adulte me semble nécessaire pour que l’herbe soit correctement ajustée.

Château des rois et des reines - 12 Ensuite, coller la tête (préalablement découpée par un adulte).
Château des rois et des reines - 13 Puis le costume.
Château des rois et des reines - 14 Puis le château.

Terminer en collant une couronne, découpée par l’élève dans un bout de papier brillant ainsi qu’une main. J’ai demandé aux élèves de faire une main qui ressemble à une moufle i.e. on a simplement donné deux coups de ciseaux pour faire un pouce.

Les images en grand dans ma galerie flickr.

Lignes brisées et triangles – Couronnes des rois et des reines

Cette année pour la fête des rois et des reines de la maternelle, nous avons réalisé des couronnes des rois et des reines utilisant nos motifs graphiques du moment : lignes brisées et triangles. La réalisation est relativement simple et des MS / GS s’en sortent de bout en bout.

En termes matériels, il faut prévoir (dans l’ordre) :

  • Une feuille de papier épais 50×56 coupée en deux dans la sens de la longueur.
  • Un gabarit de couronne. J’ai fait le miens dans un morceau des cartons qu’on reçoit à l’école avec nos commandes de fournitures.
  • Un crayon à papier.
  • Une paire de ciseaux.
  • De la gouache en deux couleurs. Par exemple jaune et rouge ou jaune et bleu.
  • Une règle en plastique, un bâtonnet, une raclette en caoutchouc ou des cartes en plastique type carte-bleue / carte de fidélité usagées.
  • Des marqueurs.
  • Des bandes de papier brillant.
  • De la colle blanche ou du vernis colle.
  • Des pinceaux.
  • Des paillettes en salière.

Avec le gabarit, tracer les lignes brisées dans la longueur du papier.

Aux ciseaux, découper la couronne en coupant sur le tracé des lignes brisées.

Le meilleur résultat est obtenu non pas en suivant l’orientation du tracé i.e. en changeant l’orientation des ciseaux le long du tracé mais en tenant les futures pointes vers nous et en donnant un coup de ciseaux dans un sens, un coup de ciseaux dans l’autre sens.

Petite intervention de l’enseignant qui va d’abord répartir des points de gouache sur toute la longueur de la couronne en intercalant les deux couleurs (disons 4 points jaunes, 1 point rouge).

Ensuite, l’élève racle la peinture avec son outil (les règles en plastique 20cm marchent très bien ; sur la photo c’est un bâtonnet qui est utilisé).

A noter que pour les couleurs, je propose aux élèves plusieurs couleurs et je leur laisse choisir celles qu’ils veulent utiliser.

Réaliser le graphisme décoratif : tracer des lignes brisées au crayon à papier, suffisamment écartées pour qu’on puisse intercaler une bande de couleur ultérieurement : pas trop petites, pas trop grosses, pas trop serrées.

Tracer des triangles dans les pointes de la couronne.

Repasser au marqueur (couleurs au choix).

Enduire de colle une bande de papier doré (couleur au choix de l’élève parmi plusieurs que j’avais). La coller entre les lignes brisées.

Le positionnement de la bande est là plutôt une affaire d’adulte, suivant la marge entre les lignes brisées et la largeur de la bande.

Mettre de la colle blanche ou du vernis colle, transparent après séchage.

L’enseignant saupoudre avec des paillettes (là encore, couleur au choix de l’élève).

Il n’y a plus qu’à attendre que la colle sèche. Restera à régler la taille de la couronne à la tête de l’élève et à agrafer.

Petit aparté programmes maternelle 2015, que j’ai eu l’occasion d’éplucher ces dernières semaines. Ce genre de travail rentre dans le s’exercer au graphisme décoratif. Côté méthode, globalement sur le graphisme je procède en trois étapes : introduire le motif graphique, s’entraîner (dans le sable, sur pochette¹ avec un feutre velleda), utiliser en production. Je ne donne plus de graphisme sur papier avec des fiches car je trouve que le ratio entraînement / papier utilisé est trop faible.

1 – A l’occasion, je posterais mes modèles.

L’automne à la manière de Giuseppe Arcimboldo

Voici un article un peu (très) en retard, à quelques jours de l’hiver… Cette année, avec la façon dont mon remplacement s’est goupillé, je n’ai pas pu travailler sur l’arbre des quatre saisons avec mes élèves. Comme je voulais quand même traiter l’automne en arts visuels, nous avons tenté un travail autour de l’oeuvre l’automne de Giuseppe Arcimboldo en travaillant l’objet du réel vers la représentation.

C’est un travail en deux étapes avec d’une part un travail photographique à partir d’objets « fruits et légumes » réels et, dans un deuxième temps, un travail pictural sur feuille.

Matériel :

  • Première étape :
    • Des fruits, légumes et feuilles d’automne.
    • De grandes feuilles de papier noir épais.
  • Deuxième étape :
    • On réutilise les feuilles de papier noir qui auront été salies lors de la première étape.
    • De la gouache et des pinceaux.
    • Des crayons à papier.
    • Une perforatrice « feuille d’érable » ou autre, grand modèle.
    • Du papier brillant jaune et/ou vert.
    • De la colle.

Pour la réalisation, je l’ai fait avec mes élèves de moyenne et grande section. Nous avons travaillé en groupes de 5 ou 6 enfants. Voir les détails ci-dessous.

Observer l’oeuvre L’automne de Guiseppe Arcimboldo. Remarquer que quand on l’observe de loin on voit un visage de profil, c’est un portrait, alors que quand on s’approche pour l’observer, on peut voir des fruits (pommes, poires, châtaignes, raisin, etc.), des feuilles, des légumes (courges, champignons, etc.)…


En utilisant des fruits, légumes et autres objets de l’automne, demander aux élèves de réaliser un portrait en disposant les fruits et légumes sur des feuilles de papier noir. Quand ils ont terminé, prendre le travail en photo.

A noter que pendant cette étape, les feuilles de papier seront très probablement salies, certains fruits supportants mal la manipulation par des petites mains pas toujours très habiles.


Je retravaille les photos prises à l’étape précédente avec un outil de traitement d’image type GIMP. L’idée est de rendre la feuille de papier noir vraiment noire pour que les productions des élèves soient mises en valeur. Pour ça :

  • Je joue de la baguette magique pour sélectionner les zones foncées (la feuille de papier noir).
  • J’agrandis puis j’adoucis légèrement la sélection (de quelques pixels), histoire que les transitions ne soient pas trop violentes.
  • Je peint le tout avec un pinceau noir très large.

Si ces étapes ne vous semblent pas claires, laissez moi un commentaire sur l’article, j’essaierai de détailler un peu plus cette étape de retouche d’image.

J’imprime en A3 et j’affiche ensuite les productions des élèves que nous commentons en observant la manière dont les objets sont disposés sur les photos, en regardant si ils ont fait des portraits de face ou de profil, en comparant avec l’oeuvre d’Arcimboldo.


Après avoir travaillé avec des objets réels et leur représentation photographique, je leur demande de travailler avec de la peinture (ici de la gouache).

Je commence par leur tracer une silhouette au crayon à papier et je leur demande de remplir cette silhouette avec des choses de l’automne : fruits, légumes ou autres. Les élèves doivent travailler à tour de rôle. Certains doivent être guidés dans leurs dessins et leurs choix de couleur.

Ensuite, et c’est parce qu’il me restait un fond de rouleau de papier jaune et vert brillant, ils doivent utiliser la perforatrice pour découper des feuilles d’automnes qu’on va venir coller pour faire les cheveux de notre bonhomme.

Au final, je dois avouer avoir été plutôt agréablement surpris du rendu. Je le referais peut-être pour les autres saisons. A suivre.

A noter que, même si ce travail a été fait avec des élèves de maternelle, il est tout à fait envisageable de le mener en élémentaire avec des élèves de cycle 2 / cycle 3. Je dirais que le travail avec les fruits et légumes réels est à mener en groupe mais que l’étape de peinture est à faire de manière individuelle pour réaliser une galerie de portraits.

Dessin du bonhomme #1 – Encres et mélanges

Les années précédentes, je donnais une fois par mois un travail sur fiche du type Dessine le bonhomme du mois de … avec crayon à papier et crayons de couleur. Autant cette façon de faire se révèle assez efficace pour situer l’enfant dans son développement et sa représentation du corps, par exemple les élèves de grande section qui en sont toujours au bonhomme têtard, autant ça ne fait pas un résultat hyper funky. En particulier pour les élèves qui ont déjà un schéma corporel bien ancré qui se retrouvent avec une série de bonhommes ne présentant au final pas de grandes évolutions ou variétés de couleurs et formes. Du coup, cette année, et si mon remplacement se prolonge suffisamment, je compte travailler le schéma corporel et sa représentation de façon plus « artistique »… en espérant que cela nous fasse un joli livret en fin d’année. Pour cette première édition du bonhomme : encres et mélanges.

Bonhomme - Encre et mélanges

Matériel :

  • Une feuille A4 par élève.
  • Des crayons à papier.
  • De l’encre de chine et des cotons-tiges.
  • De l’encre à dessiner (quatre teintes) et des pinceaux.

Pour la réalisation, c’est accessible à des enfants de moyenne et grande section.

Bonhomme - Encres et mélanges - 01 Dessiner au crayon à papier un bonhomme sur sa feuille. Attention à ce que le bonhomme ne soit pas trop petit, Il faudra sûrement guider les élèves car ils ont tendance à dessiner petit quelle que soit la taille de la feuille.
Bonhomme - Encres et mélanges - 02 Avec un coton tige et de l’encre de chine, repasser son bonhomme en noir.

L’utilisation d’encre de chine, indélébile après séchage, assure que le noir ne va pas se mélanger avec les couleurs que l’on va venir mettre par dessus.

Bonhomme - Encres et mélanges - 03 Quand l’encre de chine est sèche, au besoin poser une feuille de papier absorbant sur le dessin pour s’assurer qu’il ne reste pas de zone humide, l’adulte vient, devant l’élève, délimiter quatre zones au crayon à papier :

  • Un trait vertical qui part de la tête jusqu’au bord de la feuille.
  • Un trait horizontal qui part de la main gauche jusqu’au bord de la feuille.
  • Un trait horizontal qui part de la main droite jusqu’au bord de la feuille.
  • Un trait vertical qui part de l’une des deux jambes jusqu’au bord de la feuille.

Sur ma photo, j’ai volontairement appuyé sur le crayon à papier pour que les traits soient bien visibles. En vrai, il faut s’assurer que le trait soit relativement léger pour qu’il ne soit plus visible après le passage de l’encre.

Bonhomme - Encres et mélanges - 04 Préparer quatre couleurs, idéalement des complémentaires type bleu et jaune ou des couleurs contrastées pour que les élèves perçoivent facilement les mélanges et s’interrogent sur le sujet.

D’un point de vue pratique, je recommande les barquettes de fromages blancs en faisselles qui évitent les renversements. Sur ma photo, les couleurs sont relativement proches mais c’est tout ce que j’avais dans le placard.

Bonhomme - Encres et mélanges - 05 Au pinceau, remplir les zones une à une en mouillant bien la feuille. Les élèves ne doivent pas colorier l’intérieur du bonhomme.

Certains élèves, voir la grande majorité, ont besoin d’être guidés car ils n’osent pas aller jusqu’au bord de la feuille de peur de salir la table. J’essaie d’insister sur le fait que quand on fait des arts plastiques, une fois qu’on a protégé la table avec du journal ou une toile cirée, il faut y aller. Il faut oser !

Bonhomme - Encres et mélanges - 06 Continuer à remplir les zones en changeant de couleur à chaque fois. Il faut guider les élèves pour qu’ils n’hésitent pas à bien mouiller leur feuille histoire qu’on puisse voir de beaux mélanges.

Je laisse choisir aux élèves quelle couleur mettre où, histoire de ne pas se retrouver avec trente fois la même feuille et les mêmes mélanges.

Bonhomme - Encres et mélanges - 07 Et voilà !

Voir les images en grand format sur mon flickr.