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Horizontales, verticales, quadrillage – Peinture géométrique à la manière de Piet Mondrian

Voilà un travail que j’avais déjà eu l’occasion de faire avec mes MS il y a deux ans et que j’ai eu l’occasion de re-tester cette semaine avec des PS et GS : lignes horizontales, verticales, quadrillage et formes géométriques à la manière de Piet Mondrian. La photo n’est malheureusement pas à la hauteur du rendu global qui était bien plus plaisant.

C’est un travail « relativement » simple (envisageable de la petite section à la grande section ou au delà en faisant varier le nombre de lignes sur la feuille) qui permet d’aborder beaucoup de choses finalement :

  • En vocabulaire, on pourra :
    • Travailler sur les couleurs (plutôt avec des petits).
    • Travailler le vocabulaire spécifique vertical / horizontal / quadrillage (plutôt MS/GS).
    • Travailler sur le vocabulaire de la classe : feuille, crayon, peinture, encre, pinceau (beaucoup d’élèves, y compris en GS, ont du mal à différencier encre et peinture).
  • En mathématiques on pourra :
    • Travailler sur les formes géométriques et la différence carré / rectangle.
    • Introduire l’outil qui permet de faire des traits droits : la règle.
  • En histoire de l’art on pourra introduire la notion d’art abstrait « on ne reconnaît pas ce que c’est » en opposition avec l’art figuratif « on reconnait ce que c’est » et partir sur des activités de tri à partir de photos de peinture de ces deux mouvements.
Piet Mondrian – 1926 – Composition en rouge, jaune, bleu et noir

Il faut :

  • Une feuille A4 (ou plus) en papier épais type canson.
  • Un crayon à papier.
  • Une règle suffisamment grande pour que l’enfant n’ait pas à déplacer sa règle au milieu du trait.
  • De la peinture blanche, jaune, rouge, bleue, noire.
  • De l’encre de chine.
  • Des pinceaux de type brosse plate (un par couleur).

Pour la réalisation, ça se passe en trois étapes. Voir les détails ci-dessous.

On commence par tracer, au crayon et à la règle, des traits verticaux. L’enseignant pré-positionne (et tient) la règle pour que l’orthogonalité soit correcte ; les élèves ont charge de tracer leur trait en gardant bien l’appui sur la règle. Veiller à décaler la règle pour que l’espace entre les lignes ne soit pas uniforme.

Tracer ensuite les traits horizontaux.

PS : deux traits dans la hauteur et deux traits dans la largeur.
MS : trois traits dans la hauteur et dans la largeur.
GS : trois traits ou plus dans la hauteur et dans la largeur en fonction de la taille de la feuille.


Les élèves doivent ensuite peindre les rectangles en blanc, jaune, rouge, bleu et noir. Pour une peinture 3×3 traits je fais en général :

  • 5 rectangles blancs
  • 4 rectangles jaunes
  • 3 rectangles rouges
  • 2 rectangles bleus
  • 2 rectangles noirs

Il faut respecter l’ordre des peintures pour éviter que les couleurs ne se mélangent. Pour éviter les accidents, j’apporte les teintes les unes après les autres et j’enlève les pinceaux déjà utilisés.

A noter qu’une des choses qui pose problème aux enfants est le fait d’avoir le choix dans les rectangles qu’ils doivent peindre. Certains vont peindre d’une même couleur les rectangles adjacents, d’autres vont faire à l’identique d’un copain et d’autres vont faire selon leur envie.


Il reste à repasser à l’encre de chine (attention à ne pas utiliser de l’encre à dessiner qui n’est pas assez couvrante) sur les traits au crayon. Au besoin guider les élèves en leur montrant « qu’il faut partir de là pour aller jusque là en allant bien droit ». Si certains élèves ont peint des rectangles adjacent d’une même couleur et que le trait au crayon n’est plus visible, on peut interrompre le trait à l’encre et le reprendre de l’autre côté du rectangle.

Je fais travailler les élèves avec un pinceau de taille moyenne et repasse par dessus avec une brosse plus large pour m’assurer que l’encre couvre bien les couleurs qui sont de part et d’autre du trait. Je conserve évidement les imperfections et erreurs des élèves ; l’idée n’est pas de faire croire aux parents que leurs enfants font des merveilles quand leurs gestes sont encore maladroits.

Affiché en fond de classe, ça fait une jolie mosaïque bien colorée. En ce mois d’octobre gris, ça fait du bien !

A noter que bien que ce travail ait été mené en maternelle, il pourrait être mené en cycle 2 / cycle 3 en laissant les élèves autonomes dans le tracé des perpendiculaires avec l’utilisation de l’équerre.

Langage et musique, le langage de la musique – Music as a language

Pas toute récente mais voilà une vidéo dont je ne me lasse pas. Music as a language. Il n’est pas vraiment question d’école vu qu’on y parle de l’apprentissage de la musique mais je trouve qu’il y a beaucoup à prendre dans l’approche « ne pas attendre d’être bon pour se confronter à d’autres ». Et quelque part, parler d’apprentissage c’est aussi parler d’enseignement.

Music is a language.

Both music and verbal languages serve the same purpose. They are both forms of expression.

They can be used as a way to communicate with others, they can be read and written, they can make you laugh or cry, think or question and can speak to one or many and both can definitely make you move.

In some instances, music works better than the spoken word because it doesnít have to be understood to be effective. Although many musicians agree that music is a language it is rarely treated as such.

Many of us treat it as something that can only be learned by following a strict regiment under the tutelage of a skilled teacher. This approach has been followed for hundreds of years with proven success but it takes a long time. Too long.

Think about the first language you learned as a child. More importantly, think about how you learned it.

You were a baby when you first started speaking and even though you spoke the language incorrectly you were allowed to make mistakes and the more mistakes you made, the more your parents smiled.

Learning to speak was not something you were sent somewhere to do only a few times a week. The majority of people you spoke to were not beginners, they were already proficient speakers. Imagine your parents forcing you to only speak to other babies until you were good enough to speak to them! You’d probably be an adult before you could carry on a proper conversation.

To use a musical term, as a baby you were allowed to « jam » with professionals. If we approach music in the same natural way we approached our first language, we would learn to speak it in the same short time it took to speak our first language.

Proof of this can be seen in almost any family where a child grows up with other musicians in the family.

Here are a few keys to follow in learning or teaching music:
– In the beginning embrace mistakes instead of correcting them. Like a child playing air guitar there are no wrong notes.
– Allow young musicians to play and perform with accomplished musicians on a daily basis.
– Encourage young musicians to play more than they practice. The more they play, the more they will practice on their own.
– Music comes from the musician, not the instrument.

And most important: Remember that a language works best when we have something interesting to say.

Many music teachers never find out what their students have to say. We only tell them what they are supposed to say.

A child speaks a language for years before they even learn the alphabet. Too many rules at the onset will actually slow them down.

In my eyes the approach to music should be the same.

After all, music is a language too.

Je vous mets une traduction (qui vaut ce qu’elle vaut, mon anglais a tendance à rouiller fort en ce moment) :

La musique est une langue.

Musique et langage oral servent le même objectif. Ils sont tous deux des moyens d’expression.

Ils peuvent être utilisés pour communiquer avec les autres, on peut les lire et les écrire, ils peuvent nous faire pleurer ou rire, nous faire penser ou nous questionner, peuvent toucher un seul d’entre nous ou des milliers. Et les deux peuvent nous faire bouger.

Dans certains cas la musique fonctionne mieux que les mots car elle n’a pas besoin d’être comprise pour être efficace. Bien que beaucoup de musiciens considèrent que la musique est un langage, elle est rarement considérée comme telle.

Beaucoup d’entre nous pensent qu’on ne peut que l’apprendre en suivant un programme strict sous la tutelle d’un professeur compétent. Cette approche a été utilisée, avec succès, pendant des centaines d’années mais elle demande du temps. Trop de temps.

Remémorez-vous le premier langage que vous avez appris enfant. Et surtout, réfléchissez à comment vous l’avez appris.

Vous étiez un bébé quand vous avez commencé à parler et même si vous faisiez des fautes, vous aviez le droit d’en faire et plus vous en faisiez, plus vos parents souriaient.

Apprendre à parler n’était pas quelque chose pour laquelle on vous envoyez quelque part deux ou trois fois par semaine. La majorité des gens à qui vous parliez n’étaient pas des débutants mais des locuteurs compétents. Imaginez vos parents vous forçant à ne parler qu’à d’autres bébés jusqu’à ce que vous ayez atteint un niveau suffisant pour leur parler! Vous seriez probablement adulte avant de pouvoir tenir une conversation.

En termes musicaux, en tant que bébé, vous étiez autorisé à jammer avec des professionnels. Si nous approchions la musique de la même façon, naturelle, que notre premier langage, nous apprendrions à la parler aussi rapidement que nous avons appris notre langue maternelle.

On trouve des preuves de ceci dans presque toutes les familles où un enfant grandit entouré d’autres musiciens.

Voici quelques idées à suivre pour apprendre ou enseigner la musique:
– Au début embrassez les erreurs au lieu de les corriger. Comme un enfant qui joue de l’air-guitar, il n’y a pas de mauvaises notes.
– Permettez aux jeunes musiciens de jouer quotidiennement avec des musiciens accomplis.
– Encouragez les jeunes musiciens à jouer plus qu’à s’entraîner. Plus ils joueront, plus ils s’entraîneront de leur côté.
– La musique vient du musicien, pas de l’instrument.

Et plus que tout: Gardez en tête qu’un langage fonctionne mieux quand nous avons quelque chose d’intéressant à raconter.

Beaucoup d’enseignants ne trouvent jamais ce que leur étudiants ont à dire. Nous nous contentons de leur dire ce qu’ils devraient dire.

Un enfant parle depuis des années avant même d’apprendre l’alphabet. Trop de règles dès le début ne ferait que les ralentir.

A mes yeux, l’approche de la musique devrait être la même.

La musique est un langage, après tout.

A regarder cette vidéo, je me dis que j’adore Victor Wooten en tant que musicien (voir son Amazing grace ou autres You can’t hold no groove, je vous laisse chercher sur youtube il y a de quoi), mais aussi parce qu’à écouter cette vidéo Music as a language ou son intervention dans le projet Haiti 10 (aller à 13:00 pour l’écouter), je me dis que c’est un type bien. Et vu l’ambiance mondiale du moment, je trouve que voir des mecs bien ça n’a pas de prix.

La maison des nombres – Je sais compter jusqu’à

Voilà un affichage que j’avais voulu tester il y a deux ans déjà mais que je n’avais pas eu le temps de mettre en place faute de temps : La maison des nombres !

L’idée est de profiter des jeux de dénombrement, des rituels de comptage ou de moments spécifiques¹ dans la journée pour proposer à quelques élèves de « compter le plus loin que tu sais compter ».

J’ai pu tester ça avec mes élèves de MS GS l’année dernière et ça a plutôt bien fonctionné. Je pense que c’est quelque chose que je mettrai à nouveau en place si j’ai des élèves de maternelle.

Affichage - Je sais compter jusqu'à

Cette maison des nombres permet à l’enseignant de situer visuellement et globalement la progression de ses élèves dans la construction de la comptine numérique ; de voir, individuellement, quels élèves ont besoin de plus de soutien pour construire leurs savoirs dans ce domaine. Dans une moindre mesure, cela permet aussi d’éviter les (chronophages) phases d’évaluations spécifiques de mi/fin d’année : il suffit de relever sur le tableau où l’élève se situe.

En ce qui concerne les élèves, j’ai constaté une forte émulation : ils sont nombreux à vouloir « compter le plus loin possible » (surtout si un copain a fait des progrès et les a « doublés »). J’ai aussi observé des élèves « s’entraîner » individuellement ou à plusieurs.

Je craignais un peu que les élèves les moins avancés prennent cet affichage de manière négative (i.e. « je suis le dernier » plutôt que « j’ai fait des progrès par rapport à la dernière fois ») mais je n’ai pas constaté telle chose. Je pense que c’est un point sur lequel il faut être vigilant en évitant d’instaurer une compétition entre les élèves. Je procédais généralement de la manière suivante :

  • Demander à un élève de compter « le plus loin qu’il sait compter ».
  • Arrêter l’élève si il « saute » un nombre ou si son discours devient incohérent (il se met à tourner en boucle).
  • Si l’élève est allé plus loin que la dernière fois, reprendre avec les autres avec quelque chose comme : « Vous avez vu, il était à 11 et maintenant il arrive à compter jusqu’à 15. On va tous compter de 11 jusqu’à 15 (déplacer la photo de l’élève au fur et à mesure). »
  • Si l’élève est arrivé au même endroit que la fois précédente, inviter la classe à compter jusqu’à X + 1 avec quelque chose comme : « Tu as compté jusqu’à 11. Après 11, il y a 12. On va tous compter jusqu’à 12 (montrer avec le doigt la position dans le tableau). »
  • Si l’élève est arrivé moins loin que la fois précédente, inviter la classe à recompter jusqu’à X avec quelque chose comme : « La dernière fois tu étais arrivé jusqu’à 11. On va tous recompter jusqu’à 11 (montrer avec le doigt la position dans le tableau). »

Pour fabriquer la maison des nombres, il faut :

  • Un tableau des nombres de 0 à 100. Voir le lien pour mon modèle ci-dessous. A imprimer en format A3 et à plastifier.
  • Des photos des élèves plastifiées.
  • De la bande velcro adhésive (préférable à une construction à base d’aimants car cela tient beaucoup mieux et on entend tout de suite si un élève « joue » avec les photos) :
    • Découper des petits carrés, côté crochet, et les coller dans les cases de la maison des nombres.
    • Découper des petits carrés, côté velours, et les coller au dos des photos.

Voici le lien vers mon modèle²Tableau des nombres de 0 à 100 – Je sais compter jusqu’à.pdf.

[1] Pour les élèves timides qui ne veulent pas compter devant les autres (en général c’est aussi ceux qui ne veulent pas chanter, dire une poésie ou expliquer quelque chose aux copains), les temps individuels comme l’accueil sont à privilégier.

[2] J’ai prévu des emplacement pour pouvoir mettre 4 photos par case mais cela rend l’affichage assez imposant sur la hauteur. Sur la photo, on peut voir que je m’étais arrêté à 69 faute de place.

Fabriquer un carton mystère

Voilà un outil que j’utilise beaucoup en classe. C’est hyper simple à fabriquer et les élèves adorent : le carton mystère ! De manière un peu moins glamour, on pourrait appeler ça le carton à trou à manche puisque c’est ce que c’est. Je l’utilise avec mes élèves pour :

  • travailler sur les formes géométriques (discerner les formes en comptant les « pointes », en comparant la longueur des côtés, etc. pour arriver à reconnaître les formes sans les voir).
  • travailler sur les cinq sens (le toucher)
  • des jeux de langage du type : dans la boîte, je pense qu’il y a … parce que … (j’y reviendrai)
  • quand il y a besoin de tirer un objet ou une étiquette prénom au hasard pour une activité de la classe (désigner un responsable par exemple)

Carton mystère - 11

A l’usage, il suffit de placer un ou plusieurs objets dans le carton, d’inviter un élève à y plonger la main, à se saisir d’un objet et à s’exprimer sur ce qu’il a touché avant de sortir l’objet pour vérification. Il peut arriver, au début, que certains élèves aient peur de plonger la main dans le carton mystère. On peut alors leur montrer par le haut du carton le contenu de celui-ci pour dédramatiser la situation. Ceci dit, la plupart du temps, le problème est plutôt de freiner les élèves dans leur envie de sortir la main pour vérifier avec leurs yeux avant d’avoir exprimé leurs idées.

Pour fabriquer le carton mystère, il faut :

  • Un carton type carton de déménagement pour livres plutôt cubique.
  • Un couteau à dents.
  • Un morceau de feutrine ou autre tissu doux et relativement rigide.
  • Des ciseaux.
  • Une machine à coudre (ou une agrafeuse).
  • De la colle type colle blanche de bricolage.
  • Des pinces à linge.
  • De la peinture acrylique blanche.
  • Un pinceau brosse large ou, mieux, un petit rouleau.

Cliquez sur les images pour les voir en grand.

Carton mystère - 01 Prendre le carton et le mettre en forme. Coller le fond pour que le carton ne puisse plus être plié (cela évitera aussi qu’il ne laisse passer des objets par le fond).
Carton mystère - 02 Avec le couteau, faire un trou d’environ 10cm de diamètre au centre de l’une des faces.
Carton mystère - 03 Voilà ce qu’on doit obtenir.
Carton mystère - 04 Avec les ciseaux, découper un morceau de feutrine d’environ 25cm par 32cm.
Carton mystère - 05 Plier le morceau de feutrine en deux sur son côté le plus long (on obtient un rectangle de 25cm par 16cm).
Carton mystère - 06 Faire une couture sur la longueur (le côté de 25cm) pour former une manche. On peut aussi utiliser une agrafeuse pour aller plus vite mais je ne suis pas certain que la tenue dans le temps soit au top.
Carton mystère - 07 Passer la manche dans le trou du carton de manière à ce que quelques centimètres de tissus dépassent du carton.
Carton mystère - 08 Mettre de la colle autour du trou et rabattre le tissu sur la colle. S’assurer que la colle soit bien répartie sur l’ensemble du tissu.
Carton mystère - 09 Maintenir le tissu en place avec des pinces à linge jusqu’à ce que l’ensemble soit sec.
Carton mystère - 10 Peindre l’ensemble à l’acrylique blanche pour masquer les décorations et autres marques du carton.

Au final, on doit obtenir quelque chose comme ça (pour bien faire, il aurait fallu que je passe une deuxième couche de blanc). Vu de l’extérieur :

Carton mystère - 12

Vu de l’intérieur (j’ai retroussé le bout de la manche qui était un peu long, ce qui permet aussi de protéger le noeud de couture en évitant les frottements avec les petites mains) :

Carton mystère - 13

Jeu du facteur

Voici un jeu que j’ai bricolé l’année dernière : le jeu du facteur. Le but du jeu est de poster des cartes, représentant une quantité avec N dessins à compter, dans la bonne boîte aux lettres. C’est un jeu qui permet de travailler sur l’association quantité et écriture chiffrée.

C’est un travail pour un élève seul même si il m’est déjà arrivé de voir mes élèves se mettre à plusieurs et coopérer pour le terminer. Quand l’élève a terminé, il apporte ses boîtes à l’enseignant qui peut en vérifier avec lui le contenu. En termes de différenciation, on peut jouer sur (au moins) trois variables :

  • Combien on donne de boîtes aux lettres à l’élève : de 1 à 5 ou de 1 à 10 (ou plus mais je ne suis pas allé au delà).
  • Combien de cartes ont donne à trier : un seul jeu de cartes (par exemple les coeurs sur la photo ci-dessus) ou plusieurs.
  • Quels jeux de cartes ont donne : dans mes modèles de cartes il y a des dessins plus ou moins bien rangés ce qui peut faciliter / complexifier les opérations de comptage.

Pour fabriquer les cartes, il suffit de télécharger, imprimer et plastifier mes modèle ici : Jeu du facteur.pdf. A noter qu’on peu aussi utiliser les cartes pour jouer à la bataille et travailler la comparaison et le plus que / moins que.

Pour fabriquer les boîtes, il faut :

  • Des boîtes en carton
  • Des morceaux de carton pour séparer les cases
  • Un cutter et une paire de ciseaux
  • De la colle liquide (type colle blanche de bricolage) et un pinceau
  • De la peinture acrylique
  • Un marqueur ou feutre indélébile

Le plus simple pour récupérer des boîtes est de faire le tour des marchands de chaussures de la ville et de leur demander si ils ont des boîtes (taille enfant) à donner. On ne m’en a jamais refusé.

Procéder comme suit (voir l’image ci-dessous pour une idée globale de la construction) :

  • Faire des fentes dans le couvercle de la boîte avec le cutter.
  • Découper les morceaux de carton aux dimensions de la boîte (largeur et hauteur). Il est important que les morceaux de carton montent bien jusqu’au bord de la boîte pour éviter que les élèves ne puissent mélanger leurs cartes en les insérant en diagonale dans la fente. Il faut un morceau de carton de moins qu’il y a de fentes dans le couvercle (si vous avez fait 5 fentes, il faut 4 morceaux de carton).
  • Mettre les morceaux de carton dans la boîte de telle sorte qu’ils forment des compartiments en les positionnant en décalé par rapport aux fentes du couvercle. Les coller (ne pas hésiter à mettre beaucoup de colle).
  • Une fois la colle sèche, peindre la boîte et son couvercle. Il faudra probablement plusieurs couches de peinture pour masquer complètement les écrits publicitaire de la boîte d’origine.
  • Au marqueur, écrire les chiffres en face des fentes de nos boîtes aux lettres.

L’arbre des 4 saisons

Voilà un travail que j’ai mené toute l’année et terminé il y a quelques jours seulement (été oblige) : l’arbre des 4 saisons ou plutôt les 4 saisons de l’arbre.

A chaque changement de saison j’ai demandé aux élèves d’observer les arbres de la cour et les plantes du voisinage, de noter la présence de feuillage ou pas, de fleurs ou de fruits (nous avons un mûrier platane dans la cour qui donne des fruits courant juin ce qui permet d’observer les fruits sur l’arbre… ce qui est probablement le plus compliqué à observer in situ). L’idée est d’amener les élèves à prendre conscience de leur environnement proche d’une part, à percevoir les caractéristiques des 4 saisons et le cycle de vie des plantes d’autre part.

03 - printemps 04 - été
01 - automne 02 - hiver

Pour la réalisation, l’adulte commence par coller le nom de la saison en bas de la feuille (voir mon modèle Les 4 saisons – lettres creuses.pdf à imprimer en A3). Ensuite, et c’est toujours un travail d’adulte pour garder une ressemblance d’une saison à l’autre, on trace un arbre sur la feuille avant de pouvoir faire travailler les élèves en petits groupes. Il leur reste à réaliser :

  • le tronc de l’arbre à la gouache
  • le ciel à la gouache
  • le sol
  • les contours de l’arbre à l’encre de chine
  • les autres éléments (feuilles, flocons de neige, fruits)

En termes d’outils je trouve que l’éponge tamponnée donne de bons résultats avec la gouache (voir l’image de l’automne ci-dessous pour le tronc de l’arbre, toutes les autres images pour le ciel) mais c’est un peu au ressenti de chacun. En termes de matières et techniques, on a utilisé :

  • du papier crépon (il y en avait des stocks dans la classe) pour les feuilles ou l’herbe
  • de la gouache avec des empreintes de bouchon pour les fleurs du printemps
  • de la peinture acrylique pour avoir des fruits brillants en été
  • des morceaux de feuilles ramassées dans la cour pour le mot automne
  • mis des feuilles de la cour au dos de notre feuille et fait l’empreinte des nervures en frottant des craies grasses (la craie se dépose en fonction du « relief » de la feuille)
  • du coton pour les flocons de l’hiver

Pour la papier, je n’ai pas précisé mais j’utilise deux feuilles grand format en papier épais collées ensemble pour avoir une très grande surface (supérieure au mètre sur la hauteur).

Cadre photo peinture abstraite et formes géométriques pour la fête des pères

Avec beaucoup de retard, voici ce que j’ai bricolé pour la fête des pères avec mes élèves. Initialement je voulais trouver une idée « à la manière de » avec des formes géométriques mais les artistes – Sonia Delaunay ou Victor Vasarely – que je voulais travailler auraient nécessité trop de boulot par rapport au temps que nous avions. Du coup, un peu pris de court, j’ai cherché à faire quelque chose qui ait un rendu correct sans qu’on y passe trois ateliers. Je ne suis pas hyper fan mais ça peut dépanner. Voici donc un cadre photo autour de la peinture abstraite et des formes géométriques pour la fête des pères.

cadre photo abstrait et ronds - réalisation 3

Comme j’ai fait beaucoup de grands formats avec mes élèves cette année, je les ai fait travailler en A5 pour aller aussi vers des formats plus petits. Pour le support de mes cadres, j’ai eu la chance de récupérer un lot de planchettes en contreplaqué fin (moins de 5mm) mais on peut aussi travailler sur papier épais type canson et contrecollage sur carton comme pour le cadre photo à la manière de Jackson Pollock.

Il faut :

  • une nuance de peinture acrylique et une deuxième couleur qui lui soit contrastée
  • de la peinture acrylique noire
  • de la peinture acrylique blanche
  • un petit rouleau à peinture
  • un rouleau en carton (type rouleau de papier toilettes mais un plus petit diamètre donne un résultat plus joli) qui va servir à faire des empreintes de ronds
  • un petit pinceau

Pour la réalisation, c’est accessible à des enfants de moyenne et grande section. Voir des petites sections si on n’est pas trop regardant sur le positionnement des empreintes. Cliquez sur les images pour les voir en grand.

cadre photo abstrait et ronds - 1 On commence par choisir une nuance de couleur et à préparer deux mélanges :

  • un avec une pointe de noir
  • un avec une pointe de blanc

Avec un rouleau, appliquer la teinte foncée sur le support. Il ne faut pas oublier de faire les arrêtes et les côtés du cadre. On passera le dos à l’acrylique noire quand l’ensemble est fini.

cadre photo abstrait et ronds - 3 Quand la première couche a été passée, poser un papier absorbant sur le support. Appuyer légèrement et enlever. Cette étape permet de faire sécher la peinture de manière quasi immédiate.
cadre photo abstrait et ronds - 2 Au besoin, repasser une deuxième couche de foncé sur le support et réutiliser la technique du papier absorbant.
cadre photo abstrait et ronds - 4 En utilisant le rouleau en carton et la teinte claire, faire des empreintes de ronds. On peut choisir de les répartir uniformément (3 ou 4 par lignes suivant le diamètre utilisé) ou au hasard. Cela dépend aussi des enfants qui peuvent avoir envie « d’en faire plein » ou qui peuvent simplement avoir du mal à viser.
cadre photo abstrait et ronds - 5 On réutilise la technique du papier absorbant pour faire sécher la peinture.
cadre photo abstrait et ronds - 6 Avec le petit pinceau, on vient mettre un rond dans le rond en utilisant notre teinte contrastée.

Après il n’y a plus qu’à plastifier une photo (ils ont posé avec les instruments de musique qu’on a utilisé cette année), la coller au centre du cadre et peindre le dos du cadre en noir pour donner un aspect fini. Ici c’est une affaire d’adulte même si la partie peinture pourrait être faite par les élèves (elle n’a pas grand interêt donc je leur ai évité).

Voici quelques réalisation de mes élèves. Je constate à posteriori qu’ils n’ont pas tous respecté la consigne sur le choix des teintes (une base et des mélanges plus foncé et plus clair) mais c’est la vie.

cadre photo abstrait et ronds - réalisation 1 cadre photo abstrait et ronds - réalisation 2 cadre photo abstrait et ronds - réalisation 3

Carte autour du poème « un papa » de Pierre Ruaud

Pour la fête des papas, qui approche à grands pas, j’ai prévu une carte autour du poème « un papa » de Pierre Ruaud.

UN PAPA

Un paparapluie
Qui me fait un abri
Quand j’ai peur de la nuit.

Un paparatonnerre
Je ne sais pas quoi faire
Quand il est en colère.

Un paparasol
Avec qui je m’envole
Quand il rigole.

Un papa tout court
Que je fête en ce jour
Avec tout mon amour.

Pierre Ruaud

Carte parapluie pour la fête des pères

Pour réaliser cette carte, il faut :

  • Du papier cartonné de couleur, pour réaliser le contrecollage, en format A4
  • Un gabarit de parapluie d’environ 10 cm par 10 cm. Voir mon modèle ici (fait à postériori, pour mon travail en classe j’ai fait le gabarit à la main).
  • Du papier épais, type canson, de couleur pour découper un parapluie (aux dimensions du gabarit).
  • De l’encre (3 nuances de bleu) et des pinceaux.
  • Une feuille A5 en papier épais à laquelle on aura enlevé environ 1cm sur les bords pour laisser une marge lors du contrecollage pour faire les gouttes.
  • Une bande de papier de la largeur du parapluie pour faire un masque.
  • Du scotch.
  • La poésie de Pierre Ruaud imprimée sur papier A5 (deux par feuille A4). Voir mon modèle ici.
  • Un ciseau cranteur.
  • De la colle.

Cliquez sur les images pour voir en grand.

Carte parapluie - étape 1 Utiliser le gabarit pour, tracer et découper le parapluie dans la feuille cartonnée de couleur. Pour les moyens ou les élèves moins à l’aise avec les ciseaux, prévoir un gabarit où le bas du parapluie est droit (voir mon modèle en lien).
Carte parapluie - étape 2 Placer la bande de protection vers le milieu de la feuille destinée à recevoir les gouttes. C’est le scotch qui assure l’étanchéité et qui évite que les gouttes ne passent sous le papier. Il faut donc veiller à ce qu’il soit correctement posé.
Carte parapluie - étape 3 Sur un chevalet (pour avoir un plan vertical), tremper un pinceau dans l’encre, ne pas l’égoutter et venir l’appuyer sur le haut de la feuille. Une goutte d’encre se forme et descend sur la feuille, formant une belle verticale. Il faut laisser de l’espace pour appliquer les autres couleurs, les gouttes ayant tendance à prendre les mêmes chemins si on les fait trop proches. Certains élèves avaient encore en mémoire notre travail sur Jackson Pollock et ont eu tendance à me faire des gestes brusques. J’ai aussi dû leur dire qu’il fallait placer le pinceau comme si on voulait peindre le chevalet (i.e. bien en haut de la feuille pour qu’on ait l’impression que les gouttes viennent du haut de la feuille).
Carte parapluie - étape 4 Enlever le masque. On doit avoir un beau rectangle de papier vierge.
Carte parapluie - étape 5 Coller le parapluie de telle sorte que l’on ait l’impression que c’est lui qui arrête les gouttes. J’ai du revenir plusieurs fois sur le placement du parapluie auprès des élèves. Il faut le placer suffisamment haut pour qu’on ait l’impression qu’il arrête les gouttes, et pas trop haut pour qu’on ne voit pas de gouttes passer à travers le parapluie. Après séchage, demander aux élèves de se dessiner avec leur papa sous le parapluie.
Carte parapluie - étape 6 Au ciseau cranteur, découper la poésie. Les élèves ont besoin d’être guidés dans l’utilisation de cet outil inhabituel (entre autres pour conserver des lignes relativement droites).
Carte parapluie - étape 7 Sur la feuille cartonnée, écrire « bonne fête papa ». Je fais écrire mes grands en cursive et les moyens en lettres majuscules. Je trace des traits au crayon à papier, à effacer après (attention à l’utilisation de la gomme par les élèves qui froissent facilement leurs feuilles), pour les aider à écrire droit et que les lettres soient de taille similaire. Comme pour la carte de la fête des mères, on s’entraîne d’abord sur ardoise, au brouillon, etc.
Carte parapluie pour la fête des pères Ensuite, on plie la carte en deux, on vient coller le poème d’un côté et l’illustration de l’autre. Ici c’est plutôt un travail d’adulte afin d’assurer le bon centrage des éléments à coller.

Carte popup fleur pour la fête des mères

En cherchant une idée pour la fête des mamans (c’est aujourd’hui, bonne fête à toutes les mamans) il y a quelques semaines, je me suis aperçu que je n’avais pas fait de photos de ce que j’avais fait l’année dernière et que, étant à cours d’idée, je me trouvais bien embêté pour cette année pour refaire la même chose (oui c’est mal). Du coup cette année je mets ça ici : une carte popup fleur pour la fête des mères.

Carte popup fleur

Il faut :

  • une feuille de papier blanc type canson
  • une feuille cartonnée de couleur, pour le contrecollage
  • le modèle de fleur imprimé sur feuille de papier blanc type canson
  • deux nuances de gouache verte
  • deux nuances de peinture acrylique relativement contrastée
  • des paillettes
  • une règle (ou un équivalent pour racler la peinture)
  • des bouchons de champagne
  • des pinceaux
  • des marqueurs à pointe large
  • des feutres fins pour écrire

Pour la réalisation c’est relativement aisé pour des maternelles (moyens et grands). Le pliage-collage est par contre à faire faire par un adulte. Cliquez sur les images pour les voir en grand.

Carte popup fleur - étape 1 On commence par préparer le fond « herbe » vert en mettant des gouttes de peinture verte sur la feuille. On racle la peinture avec la règle (les cartes plastique type CB périmée fonctionnent aussi mais elles sont plus petites). Il faut guider les enfants dans leur façon de tenir l’instrument pour que celui-ci ne soit pas perpendiculaire à la feuille mais légèrement penché. Avec cette technique, la peinture séchant très vite, on peut quasiment passer à l’étape suivante de suite.
Carte popup fleur - étape 3 On réalise maintenant le coeur de nos fleur. Il faut tremper le bouchon de liège dans la peinture et venir le tamponner sur la feuille. Penser à rappeler aux élèves que s’ils appuient trop fort lors du tamponnage, ils risquent de glisser sur la feuille et de ne pas faire un joli rond. On répète l’opération 5 ou 6 fois. L’utilisation de peinture acrylique à cette étape permet un rendu plus flatteur.
Carte popup fleur - étape 4 Avec un marqueur, et après séchage, on vient entourer le coeur de la fleur et on réalise des ponts pour dessiner les pétales. On a convenu que 5 ou 6 pétales était bien mais certains enfants ont préféré dessiner beaucoup de petits pétales. Niveau couleurs, je préférai un travail monochromatique mais beaucoup de mes élèves ont voulu changer de marqueur et mettre plusieurs couleurs. Why not.Une fois sec, il faut donner un petit coup de massicot sur les côtés (enlever environ 2cm en hauteur et largeur) pour qu’il y ait une marge colorée autour de la peinture lors du contrecollage.
Carte popup fleur - étape 5 Au pinceau, sur le modèle de fleur imprimé sur papier épais type canson, peindre les pétales à la peinture acrylique. Indiquer aux enfants qu’il n’y a pas de problèmes à dépasser vers l’extérieur, dans la mesure où on va découper la fleur, mais qu’il faut faire bien attention à ne pas dépasser vers l’intérieur car on va devoir peindre le coeur de la fleur et que les couleurs risquent de se mélanger.Peindre le coeur de la fleur et saupoudrer de paillettes tant que la peinture est encore fraîche. Après séchage, faire découper la fleur. Les élèves les moins à l’aise avec les ciseaux auront besoin d’aide pour conserver les arrondis. Leur rappeler de ne pas découper les languettes de fixation.
Carte popup fleur - étape 6 Ecrire « bonne fête maman » sur la partie droite de la feuille cartonnée, en majuscule pour les moyens, en cursive pour les grands. S’entraîner avant sur ardoise, papier ou autre. J’ai fait des lignes au crayon à papier pour les guider dans les tailles des lettres. Il faut les gommer une fois le travail terminé.

La suite du travail est plutôt affaire d’adulte…

Reste à :

  • coller la peinture sur la feuille cartonnée
  • mettre sous presse le temps que ça sèche
  • plier l’ensemble après séchage complet
  • plier la fleur sur son axe de symétrie et venir coller les languettes vers le milieu de la carte

Tableau et cadre photo à la manière de Jackson Pollock

Pour la fête des mères, qui approche à grands pas, j’ai travaillé sur Jackson Pollock avec mes élèves (MS et GS). En partant d’une reproduction de la toile Number 8, je leur ai demandé de caractériser, à priori, le geste pour obtenir quelque chose de similaire. De mémoire, ils ont voulu tamponner, peindre avec un geste « classique », souffler sur la peinture avant de penser aux éclaboussures. Je les ai aiguillé en leur montrant une photo de Pollock au travail. On le voit debout, le pinceau à la main, penché sur une peinture étalée au sol.

Travail commun à la manière de Jackson Pollock

Voici les images utilisées pour le travail d’analyse : Number 8 et une photo de Pollock au travail.

Je leur ai ensuite demandé de réaliser un travail en commun, sur grand format à la peinture (nous avons utilisé de la gouache et de l’acrylique pour un rendu plus brillant), et, après la réalisation par le premier groupe, nous avons fait un travail de vocabulaire et cherché à définir plus précisément le geste : « il faut faire un geste brusque sans toucher la feuille pour que ça gicle. »

En termes pratiques le port de la blouse est vivement conseillé, j’ai retrouvé de la peinture jusque dans les cheveux de mes élèves. On peut étaler une grande toile cirée au sol pour le protéger mais du papier journal est plus adapté car il dispense du nettoyage de la toile qui n’est pas évident si la peinture a eu le temps de sécher.

Suite à ce travail en commun, je leur ai proposé de faire un cadre photo à la manière de Jackson Pollock pour la fête des mamans. Je leur ai montré un exemple avec ma tête qui les a beaucoup fait rire et c’était parti. Je leur ai demandé de réaliser le travail en petit format (A4) en utilisant de la peinture acrylique aux couleurs plus vives (et qui évite les problèmes de la gouache qui a tendance à se re-humidifié lors du contre-collage).

Comme je constate régulièrement que les élèves ont tendance à remplir la feuille tant qu’il y a du blanc ou jusqu’à épuisement de la peinture, je leur ai demandé de prendre garde à ne pas trop charger leur feuille pour que la peinture respire. On a aussi vu qu’il était inutile de s’acharner à remplir le centre de la feuille car celui-ci allait être découpé pour mettre la photo.

Je leur ai laissé le choix des couleurs mais on a pris le temps de regarder que des couleurs contrastés (complémentaires) donnaient des résultats plus flatteurs.

En général je m’arrange pour que les élèves réalisent de A à Z mais pour faire le cadre c’est en grande partie un travail d’adulte : Il faut imprimer les photos en 10×15, les plastifier pour donner un petit côté finition propre, faire un trou rectangulaire au cutter dans la feuille légèrement plus petit que les dimensions de la photo (avec un gabarit), fixer la photo par deux petits bouts de scotch au dos de la peinture et contre-coller le tout sur un carton.

Voici quelques réalisations :

Avec des plus grands ou en étant moins pressés par le temps – je m’y suis mis un peu tardivement -, il y a moyen de tout faire avec eux… sauf le cutter pour des raisons évidentes de sécurité.