Fiches d’écriture cursive GS CP – Bonne année

Voici des fiches d’écriture Bonne année pour les élèves de grande section / CP. Je les utilise avec les GS début janvier pour réaliser une affiche avec des bonne année partout, même si pour beaucoup c’est un peu anticipé, pour symboliser le tournant dans les apprentissages qui va s’opérer sur la deuxième partie d’année. Ils aiment se sentir grands. Avec les CP, niveau que je ne connais pas encore, j’imagine que cela va dépendre des enfants et de leur entrée dans l’écriture. Ces fiches pourraient servir en différenciation. Si des collègues de CP passent par là, je veux bien des retours.

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J’ai en profité des vacances pour lire (en partie) les documents ressources qui accompagnent les programmes 2015 de l’école maternelle et notamment le document relatif à la forme des lettres.

La plupart du temps, les modèles de lettres cursives sont proposés avec des boucles ou œilletons, ce qui est une erreur. Ces œilletons sont placés aux endroits où le geste change de direction pour certaines lettres (ci-dessous), ce qui explique que ce changement est accentué par une boucle. Or, ceci n’est pas nécessaire, le changement de direction peut être effectué sans cet appendice. Il y a un simple épaississement du trait.

Moi qui avais appris à faire mes b, f, k, o, r, s, v, w et z avec de jolies petites boucles pour changer de direction, j’ai réalisé que je transmettais à mes élèves quelque chose d’erroné. J’ai donc modifié, pour ici, le tracé du b et du o. J’essaierai de reporter dans les autres fiches au plus vite. Ceci dit, je pense qu’il y a bien une boucle dans le geste pour faire le changement de direction, mais que celle-ci n’est pas visible ou plutôt, qu’on ne doit pas chercher à la rendre visible.

Les fiches se présentent sous une forme relativement classique de type « cahier d’écriture » avec un  modèle sur la gauche et des cercles verts qui indiquent l’attaque de la lettre¹. A noter que, le modèle étant à gauche, il faut penser à ajouter un modèle visible pour les gauchers. On s’entraîne d’abord au feutre effaçable sur la fiche dans une pochette plastique. Quand on est prêt, on passe au crayon.

J’ai prévu deux écritures pour bonne : une avec le B en lettre majuscule bâton et l’autre avec le b en cursive. A choisi selon votre projet  : apprentissage de l’écriture du b en cursive, réalisation d’une carte de voeux, réalisation d’une affiche collective pour le couloir…

Fichier modèle écriture cursive
Bonne année – le fichier inclut :

  • Une fiche d’écriture Bonne.
  • Une fiche d’écriture bonne.
  • Une fiche d’écriture année.
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Notes :

  1. Dans l’avenir, je vais probablement supprimer les points d’attaque. Beaucoup d’élèves les ignorent, c’est une gène pour ceux qui écrivent large et c’est limitatif pour ceux qui voudraient écrire beaucoup. Il me semble préférable de mener un travail en amont sur l’espace entre les mots et les lettres pour ce type d’exercice.
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Élevage de poussins en classe

J’ai retrouvé une vidéo que j’avais faite lorsque nous avions eu un élevage de poussins à l’école. La couvaison et l’attente, l’éclosion de l’oeuf et la croissance du poussin sur les premiers jours avaient été des moments forts pour les élèves de maternelle… et ceux de cycle 2 et 3 qui étaient venus nous rendre visite pour l’occasion. Je la mets ici, si ça peut dépanner un collègue.

Pour les pressés, l’éclosion commence vers 1:00.

Pour ce travail, nous avions utilisé plusieurs axes de travail :

  • Observation de la couveuse : Pourquoi il y fait chaud ? Pourquoi y-a-t-il un système qui bouge les oeufs ? C’est pour imiter la poule qui maintient ses oeufs au chaud et qui retourne ses oeufs pendant la couvaison. Concernant ce dernier point, l’intervenant nous a expliqué que la poule tourne ses oeufs pour éviter que le jaune ne vienne toucher la coquille, ce qui empêche la formation du poussin.
  • Calendrier d’éclosion : Sur le calendrier de la classe nous avions marqué quand nous avions mis les oeufs dans la couveuse et chaque jour un petit groupe d’enfant allait vérifier si les oeufs étaient éclos. Nous comptions ensuite le nombre de jours passés. Ce travail ritualisé permettait aux élèves de prendre conscience de la durée de la couvaison.
  • Observation du poussin pendant les premiers jours : Le poussin change très rapidement, c’est l’occasion d’aborder la notion de croissance et le fait de grandir.
  • Vocabulaire spécifique : Constitution d’affiches et autres supports pour travailler le vocabulaire spécifique de la poule, de l’oeuf, du poussin et de la couvaison.

Une piste que nous n’avons pas explorée mais qui pourrait se révéler intéressante serait d’ajouter quelques oeufs du commerce, il n’y avait pas de coq dans le poulailler, et de marquer ces oeufs pour voir si il y a éclosion ou non.

A télécharger :

Plus d’infos dans ma séquence : Explorer le vivant – Elevage de poussins – Séquence.pdf

La fichier de la vidéo est disponible : Explorer le vivant – Elevage de poussins en maternelle.mov

A l’occasion, je posterais d’autres articles sur le sujet, mais il faut que je reprenne mes documents pour les remettre en phase avec les nouveaux programmes.

A noter que j’ai volontairement laissé les images sans musique, cela enlève un peu de dynamique aux images mais cela permet de pouvoir commenter la vidéo lors d’une diffusion en classe.

Flashcards dictionnaire du vocabulaire de la musique

Pour faire suite à mon article précédent sur l’écoute musicale, voici les flashcards, cartes-images, que j’utiliser pour travailler le vocabulaire de la musique avec mes élèves. L’idée est d’associer l’objet que l’on a vu, entendu ou manipulé, le mot et l’image… et inversement.

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Mise à jour du 18.12.16 : Je me suis aperçu qu’il manquait les traits grisés pour faciliter la découpe avant plastification ; j’en ai profité pour ajouter le gong et le cor, ce dernier pouvant servir lors d’un travail sur Pierre et le loup de Prokofiev.

Pour des infos supplémentaires sur les flashcards, je vous invite à aller consulter mon article sur le vocabulaire de la cuisine ; je m’y étends un peu sur le sujet. Les fichiers sont disponibles ci-dessous ; à imprimer, découper et plastifier :

J’ai inclus les instruments suivants :

  • Instruments à cordes :
    • banjo
    • basse
    • contrebasse
    • guitare
    • guitare électrique
    • harpe
    • piano
    • ukulélé
    • violon
    • violoncelle
  • Instruments à percussion :
    • bâton de pluie
    • batterie
    • bloc à deux tons
    • claves
    • crécelle
    • cymbales
    • darbouka
    • gong
    • guiro
    • maracas
    • métallophone
    • tambour
    • tambourin
    • triangle
    • xylophone
    • wood-block
  • Instruments à vent :
    • accordéon
    • basson
    • clarinette
    • cor
    • flûte à bec
    • flûte à piston
    • flûte traversière
    • harmonica
    • trompette
    • saxophone

Comme d’habitude, je suis preneur de vos remarques, erreurs d’orthographes, retours d’expériences, instruments manquants qui vous paraissent important, etc.

Jeu du sapin

Après le jeu du serpent, voici encore un jeu pour jouer avec un dé et des jetons, cette fois dans une thématique Noël : le jeu du sapin.

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Règle du jeu : Chaque élève reçoit un sapin. On lance le dé à tour de rôle et il faut poser sur le sapin le nombre de jetons « boules » indiqué par le dé. Le premier qui a fini de décorer son sapin a gagné.

Dans le fichier vous trouverez des plateaux à 12 et 20 cases (la photo ci-dessus était une première version). Les jetons à utiliser doivent faire environ 2 cm de diamètre. Le fichier est disponible ici : Jeu du sapin – plateaux 12 20.pdf

Evolutions possibles : 

  • Travailler l’association écriture chiffrée / quantité en utilisant un dé à chiffres.
  • Travailler les structures additives en utilisant deux dés à 3.
  • Travailler les comparaisons, en proposant aux élèves de jouer à deux par sapin : chaque joueur a sa couleur de jeton, on joue à tour de rôle et, quand le sapin est complété, on compare les deux collections pour savoir qui en a le plus. La comparaison peut se faire par dénombrement-comparaison ou par alignement des jetons puis comparaison terme à terme « il y en a plus parce que c’est plus long ».
  • Travailler en soustraction pour enlever les décoration du sapin. « J’en enlève 2, combien il va en rester ? ». Dans ce cas, je conseille de travailler plutôt avec le plateau de 12, même avec des GS.

Jeu du serpent en GS

Le jeu du serpent proposé par Vers les maths* MS permet de travailler les constellations du dé et la construction du nombre quantité ; la version proposée dans le livre MS ne comprends que 12 jetons, ce qui me semblait un peu juste pour travailler avec des GS (double niveau oblige). Du coup, voici une version du jeu du serpent avec 20 emplacements pour les jetons.

serpent

Règle du jeu : Chaque élève reçoit un serpent. On lance le dé à tour de rôle et il faut poser sur le serpent le nombre de jetons indiqué par le dé. Le premier qui remplit son serpent a gagné.

Le fichier est disponible ici : Jeu du serpent – plateau 20.pdf

Evolutions possibles : 

  • Travailler l’association écriture chiffrée / quantité en utilisant un dé à chiffres.
  • Travailler les structures additives en utilisant deux dés à 3.
  • Travailler les comparaisons, en proposant aux élèves de jouer à deux par serpent : chaque joueur a sa couleur de jeton, on joue à tour de rôle et, quand le serpent est complété, on compare les deux collections pour savoir qui en a le plus. La comparaison peut se faire par dénombrement-comparaison ou par alignement des jetons puis comparaison terme à terme « il y en a plus parce que c’est plus long ».

* Si vous ne l’avez jamais fait, je vous conseille de jeter un oeil aux livres des éditions Accès. Il y a beaucoup de choses à prendre tel que ou à adapter, des idées à piocher. Bref, de quoi gagner pas mal de temps sur ses préparations en maths.

Obliques à la manière de Sol LeWitt

En remplacement chez une collègue de maternelle MS GS qui m’a demandé de travailler les obliques avec ses élèves, voici une œuvre collective : lignes obliques à la manière de Sol LeWitt. A noter que c’est un travail qui peut aussi être mené en cycle 2 car il nécessite d’utiliser la règle pour tracer.

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Comme je l’avais dit pour le travail sur les boucles à la manière de Calder, j’ai préféré partir d’une œuvre afin de favoriser le graphisme en situation, le graphisme décoratif des nouveaux programmes et d’enrichir le parcours d’éducation artistique et culturelle.

Je me suis basé sur Wall Drawing 565 de Sol LeWitt. Il y a d’autres œuvres autour des obliques chez LeWitt (en couleur notamment) mais celle-ci a l’avantage de présenter des obliques dans à peu près toutes les directions et pas seulement sur une orientation à 45°.

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Wall Drawing 565 – Sol LeWitt – 1988

Dans un premier temps, nous avons observé l’œuvre de LeWitt : sa taille (personnage à gauche de l’image), ses couleurs, ses formes, ses lignes. Nous avons alors pu nommer les traits « penchés » : les lignes obliques.

Dans en deuxième temps j’ai proposé aux élèves de réaliser une œuvre à la manière de LeWitt pour décorer le couloir de l’école. A noter que c’est plus un travail en un par un que quelque chose que l’on pourra faire en atelier avec plusieurs élèves en même temps…

Matériel :

  • Ardoise et feutre effaçable type velleda.
  • Crayon à papier.
  • Règle de 30 cm.
  • 4 ou 5 feuilles de papier épais type canson grand format (50×65).
  • Pinceau brosse pas trop large (n°12).
  • Pinceau brosse large (n°20).
obliques-a-la-maniere-de-lewitt-01 L’enseignant délimite une zone pour l’élève et l’aide à tracer les obliques en utilisant la règle. L’élève choisit le sens de ses obliques (« beaucoup penchées », « qui descendent », « qui montent », etc.).

Pour l’enseignant, il s’agit essentiellement de s’assurer que la règle ne bouge pas quand l’élève vient mettre son crayon en appui.

A noter que vu le nombre d’élèves de la classe, j’ai fait 6 ou 7 zones par feuille 50×65 ; à refaire je me limiterais à 5 ou 6. Parce qu’à 7 zones par feuille, je trouve que la surface par élève est un peu limite.

obliques-a-la-maniere-de-lewitt-02 Repasser sur les traits en utilisant de l’encre de chine et un pinceau de taille moyenne. Il faut ensuite faire le tour de sa zone pour fermer son cadre.

Avant cette étape, je demande aux élèves de s’entraîner sur ardoise avec les feutres effaçables. La règle n’étant plus là, il n’y a plus d’appui pour tracer un trait « penché bien droit ».

obliques-a-la-maniere-de-lewitt-03 Exemple de réalisation en cours.
obliques-a-la-maniere-de-lewitt-04 Optionnellement, et pour « gommer » les irrégularités de jointure entre les différentes zones, l’enseignant peut repasser sur les traits qui délimitent les zones et sur le cadre extérieur avec un pinceau plus épais.
obliques-a-la-maniere-de-lewitt-05 Terminé ! Ne reste plus qu’à faire passer les autres élèves et à afficher dans le couloir.

Pour les collègues de cycle 2 qui voudraient se lancer, je pense que le travail individuel sur feuille A4 est plus adapté. Restera à faire une mosaïque lors de l’affichage. A priori, je ferais quelque chose comme :

obliques-a-la-maniere-de-lewitt-pf-01 Demander aux élèves de délimiter 5 zones sur leur feuille A4 pour ressembler à un modèle affiché au tableau.
obliques-a-la-maniere-de-lewitt-pf-02 Tracer des lignes obliques dans chaque zone avec une contrainte du type : deux zones adjacentes ne doivent pas avoir d’obliques d’orientation identique.
obliques-a-la-maniere-de-lewitt-pf-03 Repasser à l’encre de chine avec un pinceau pas trop large type n°12.
obliques-a-la-maniere-de-lewitt-pf-04 Repasser le contour extérieur et les limites de zone avec un pinceau plus large type n°20.

Si des collègues de cycle 2 se lancent, je suis preneur de photos !

Ecouter, regarder, parler de la musique en maternelle (ou après)

Une activité que j’aime beaucoup et qu’en général les élèves aiment aussi beaucoup est l’écoute musicale. C’est quelque chose que je fais en trois temps : ressentir, écouter, regarder. Le troisième terme peut surprendre, la musique étant avant tout quelque chose de l’ouïe, mais il est à mon sens le plus important des trois. J’y reviens en dessous.

musique

Avant de poursuivre plus avant, je précise que c’est une activité qui nécessite d’avoir un ordinateur avec un écran relativement grand et des enceintes suffisantes pour une écoute en classe près de son coin regroupement ou de prendre ses dispositions pour pouvoir mettre en place une séance de ce type dans la semaine.

Voici comment je procède (toujours sur des temps de regroupement) :

  1. Ecoute libre (i.e. sans consigne d’écoute en dehors du fait de bien faire marcher ses oreilles et de rester silencieux). L’écran de l’ordinateur est éteint (ou l’éteindre dès qu’on a cliqué sur le morceau). Suivant le morceau choisi vous verrez des élèves entraînés par la musique se dandiner sur leurs bancs, frapper spontanément le rythme ou, inversement, plonger dans une écoute plus grave. Après ce temps, je leur demande si la musique leur fait penser à quelque chose, si elle leur donne envie de faire quelque chose (courir, danser, sauter, pleurer, rire, etc.). Je vous renvoie vers le travail sur le Carnaval des animaux, c’est un peu la même idée pour la tenue de ces séances.
  2. Ecoute active. L’écran de l’ordinateur toujours éteint, je remets le morceau en leur demandant d’identifier les instruments, de lever le doigt quand ils ont identifié un instrument et de me l’énoncer pour que je puisse l’écrire au tableau. Pendant les premières séances les élèves ont tendance à énoncer tous les instruments qu’ils connaissent, même s’ils ne sont manifestement pas là. C’est un point à bien discuter avec eux.
  3. Regarder la musique. J’allume l’écran de l’ordinateur, je remets le morceau et on regarde les musiciens jouer la musique. On est alors en mesure de valider les hypothèses de la deuxième étape, d’identifier les instruments inconnus, de commenter les façons de jouer (les élèves découvrent que certains musiciens jouent avec les yeux fermés ou alors qu’ils communiquent entre eux par des signes de tête).

Idéalement ce travail est à accompagner par des séances de manipulation d’instruments réels (si vous n’êtes pas musicien vous-même beaucoup d’enfants ont des instruments inutilisés chez eux ou des parents qui peuvent venir vous présenter quelque chose) et de jeux musicaux.

Je reviens sur le dernier point car je vous disais en introduction qu’il était à mon sens le plus important des trois. Pour moi, regarder de la musique de manière régulière c’est amener les élèves à comprendre que quand on écoute de la musique cela implique qu’à un moment un musicien a joué de son instrument. Seul ou avec d’autres musiciens. Cela permet de remettre la musique dans le concret du métal, du bois, de la corde et du mouvement qu’on a tendance à perdre en appuyant sur le bouton de sa tablette, de son lecteur CD et de la musique prête à être écoutée. Regarder de la musique c’est aussi voir des hommes et des femmes jouer ensemble en totale égalité. Regarder de la musique, c’est voir qu’il n’y a pas de relation entre l’origine de quelqu’un et la puissance émotionnelle qu’il peut provoquer par sa musique. Regarder de la musique c’est comprendre que derrière la musique il y a des musiciens et, paradoxalement, qu’on ne sait pas en écoutant si les musiciens sont des hommes, des femmes, des gens d’ici ou des gens d’ailleurs. En bref, c’est une manière pour moi de pratiquer une forme de discrimination positive (j’y reviendrai sûrement dans un article dédié).

Après ces écoutes, dans les classes où il y a un ordinateur élève digne de ce nom et le casque qui va bien, je conseille de mettre à disposition des élèves la vidéo (copiée sur le disque dur, il ne s’agit pas d’aller chercher sur internet) et de venir enrichir régulièrement ce catalogue musical. C’est quelque chose que j’ai pu faire l’année dernière et l’observation des élèves dans leurs choix musicaux est un petit moment de bonheur pour l’enseignant.

Voici quelques vidéos qui me plaisent bien (et que j’ai testé avec mes élèves). Je vous mets un descriptif rapide des instruments qu’on y trouve, quelques notes ou les raisons qui m’on fait choisir le morceau. Si les morceaux que j’ai choisi ne vous parlent pas, n’hésitez pas à chercher sur youtube ; c’est un outil vraiment inestimable pour faire ce travail.

Pour la transformation des vidéos youtube en fichier téléchargeables, vous pouvez utiliser des outils tels que convert2mp3.net qui permet de générer des fichiers audios (type mp3) et vidéos (type mp4) que l’on peut mettre sur clé USB. Le site met en avant le côté légal de la chose. Personnellement je pense que c’est probablement un peu limite en regard du droit d’auteur mais ça ne m’inquiète pas outre mesure dans la mesure où on a ici une utilisation à but éducatif et non lucratif (voir les notes sur le fair use de Youtube).


Adam Ben Ezra – Can’t stop running

Contrebasse, percussions sur la contrebasse, saxophone soprano.

Utile pour travailler sur la famille violon, violoncelle, contrebasse car on entend bien ici la contrebasse qui est l’instrument principal du morceau. Les élèves pointent rapidement qu’une contrebasse c’est un gros violon, on affinera en disant que le violon se joue généralement debout, le violoncelle forcément assis et la contrebasse forcément debout.


Kate Davis – All about that bass de Meghan Trainor

Batterie, contrebasse, piano, voix féminine.

Idem que le morceau précédent, utile pour travailler sur la famille violon, violoncelle, contrebasse mais dans un registre musical différent.


Andreas Brantelid – L’arpeggione de Schubert

Piano, violoncelle.

Idem que le morceau précédent, utile pour travailler sur la famille violon, violoncelle, contrebasse.


Božo Paradžik et Mira Wollmann – L’arpeggione de Schubert

Piano, contrebasse.

Idem que le morceau précédent, utile pour travailler sur la famille violon, violoncelle, contrebasse. On a en plus le même morceau interprété avec un autre instrument, ce qui pourra permettre de pointer la différence de sonorité et de ressenti.


Magic Malik – Amerigo

Flûte traversière, voix masculine.

Utile pour travailler la famille des flûtes ou des vents, notamment parce qu’en général les élèves connaissent assez bien la flûte à bec. J’adore aussi les oiseaux au début, la respiration, le mélange voix/flûte. Petit bémol car on peut voir Magic Malik fumer en début de vidéo ; ceci dit l’image est floue.


Desra Dabney & Bob Baratta – Pacoca de Celso Machado

Flûte traversière, guitare.

A mettre en regard de la vidéo de Magic Malik. Un style de flûte nettement moins percussif qui pourra rappeler les oiseaux d’Amérique du sud.


Camille Thomas and Beatrice Berrut – Ständchen (serenade) de Schubert

Piano, violoncelle.

Arrangement d’un morceau normalement chanté, c’est un morceau qui devrait évoquer aux élèves une certaine forme de tristesse. Pour ma part, je le trouve juste magnifique.

Il existe de nombreuses versions : piano seul, piano et violon, guitare et flûte (peut-être à rapprocher du morceau précédent), piano et voix, guitare seule. Bref, sans y passer six mois, il y a de quoi creuser.


Clément Reboul – Libertango d’Astor Piazzolla

Guitare, guitare électrique, accordéon, contrebasse.

Toujours le travail sur la famille du violon auquel on pourra ajouter un travail sur la différence guitare acoustique / guitare électrique. J’ai choisi cette version de Libertango car ici on voit vraiment bien les instruments.


Clément Reboul – Rose Room

Même formation que précédemment avec un violon.


Ibrahim Maalouf – Essentielles

Trompette, guitare électrique, batterie, piano électrique.

A noter qu’à partir de la troisième minute il y a un passage où les musiciens prennent les percussions et montrent le besoin de communiquer pour se synchroniser. Utile si vous souhaitez mettre en place des jeux de type chef d’orchestre. Sans aucun doute un des grands favoris de mes élèves.


Trio Joubran – Nawwar

Oud, percussions (darbouka)

On pourra pointer les différence entre guitare (relativement bien connue des élèves) et oud. On pourra aussi travailler sur les différences tambour, darbouka, etc.


Marcus Miller – Hylife

Basse, guitare électrique, piano électrique, batterie, trompette, saxophone, voix masculine.

Un autre grand favori de mes élèves. De mon côté, j’apprécie la richesse instrumentale, le fait de pouvoir présenter la basse électrique. On peut aussi travailler la différence de sonorité trompette / saxophone, chacun ayant son solo.