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Jeux de l’oie de l’alphabet

Ma copine Sophie m’a prêté des jeux de l’oie pour travailler sur la lecture des nombres avec mes grands. Ca leur a tellement plu que j’ai prévu de bricoler des jeux de l’oie pour d’autres domaines. J’ai attaqué avec l’alphabet et ai fait 4 plateaux :

  • Majuscule
  • Script minuscule
  • Cursive
  • Les trois systèmes mélangés

Jeu de l'oie Alphabet

Règles du jeu : Chaque enfant reçoit un pion puis, à tour de rôle, ils lancent le dé et avancent du nombre de cases indiquées par le dé. L’enfant doit dire le nom de la lettre sur sa case d’arrivée. Si il donne le bon nom il gagne un point (on peut leur donner des jetons mais ils ont tendance à jouer avec, il vaut mieux qu’un « arbitre » adulte note les points sur une feuille). Quand un enfant est arrivé, on compte les points de chacun.

On peut envisager, pour les élèves qui seraient déjà bien à l’aise avec les lettres, de donner non pas le nom de la lettre sur la case d’arrivée mais le nom de toutes les lettres rencontrées jusqu’à la case cible. Ceci dit, « avancer de X cases et lire la lettre à chaque fois » complexifie peut-être trop la tâche dans la mesure où l’enfant va devoir interrompre son travail de comptage, garder en mémoire de combien il a avancé par rapport à sa cible (le dé), lire une lettre et reprendre son travail de comptage… Attention à ne pas renforcer la confusion nombre+chiffre / lettre que beaucoup ont déjà tendance à faire.

C’est là : Jeu de l’oie alphabet.pdf

A imprimer recto/verso sur du papier A3 épais puis à plastifier pour rigidifier l’ensemble.

Poissons d’avril

Voici un article un peu en décalé mais qui pourra resservir l’année prochaine (ou pas). Début avril, j’ai fait travailler mes élèves sur le dessin du poisson i.e. arriver, en décrivant toutes les étapes nécessaires, à dessiner un poisson d’avril. L’idée est d’amener les élèves à prendre conscience qu’un dessin d’apparence complexe peut se faire avec plusieurs étapes simples. Dans le cas du poisson nous avons travaillé en 6 étapes :

  • Tracer une boucle pour faire le corps du poisson.
  • Fermer la figure pour former la queue.
  • Dessiner la tête, l’oeil et la bouche.
  • Ajouter les nageoires.
  • Tracer des ponts pour dessiner les écailles. Il est peut-être plus facile de tourner la feuille.
  • Tracer des lignes horizontales pour la queue et des obliques sur les nageoires.

Après leur avoir montré plusieurs fois au tableau, je leur ai proposé une affiche (voir les fichiers en attachement) qui retrace les étapes nécessaires et leur ai demandé de s’entraîner sur papier. Quand ils étaient sûrs d’eux, je leur ai demandé de me faire une famille de poissons en travaillant au crayon, repassé au feutre noir sur papier rouge. A noter que le découpage des poissons n’est pas simple, ils sont nombreux à « aller tout droit » quand ils arrivent au niveau de la queue et on se retrouve avec des poissons sans queue. J’ai du y revenir plusieurs fois en regroupement, leur montrer que « si on va tout droit, la queue tombe » et donc « quand on arrive au niveau de la queue, il faut tourner ses ciseaux ».

Ensuite nous avons peint un fond à la gouache en utilisant des vagues et deux couleurs. Il faut travailler avec un pinceau assez large et orienter les élèves pour qu’ils ne fassent pas des vagues trop serrées qui ont tendance à se transformer en dents de scie. On ajoute des algues, découpées dans du canson passé à l’encre verte avant de coller nos familles de poissons.

J’en aussi profité pour faire un travail sur fiche avec des images séquentielles, sur le dessin du poisson, à remettre dans l’ordre. Je différencie le nombre d’images pour les moyens (4 images) et les grands (6 images).

C’est un peu gâche papier quand on voit la place que ça prend sur la feuille mais ça m’a permis de renforcer le travail sur les images séquentielles qui est encore compliqué pour beaucoup d’entre eux.

Les fichiers sont là :

Mise à jour: J’ai modifié le fichier des images séquentielles pour avoir une lecture gauche droite avec une symbolique feu vert / feu rouge comme sur mes autres fiches.

Correspondance majuscule minuscule sur les mots du cirque

Avec mes grands j’ai travaillé sur la correspondance lettres majuscules et minuscules. Nous avons d’abord observé l’alphabet pour essayer de repérer quels lettres se ressemblaient beaucoup dans les deux écritures. Ils ont repéré les lettres c, i, j, k, o, p, s, u, v, w, x, z. Nous avons construit un affichage avec les lettres similaires mises en avant pour « qu’on les retrouve facilement ».

Dans un deuxième temps, pour qu’ils se familiarise avec les autres lettres, je les ai fait travailler sur les mots du cirque (notre thème pour l’année) avec des lettres en plastique à poser sur une réglette.

Correspondance majuscule - minuscule les mots du cirque

Pour qu’ils puissent travailler en autonomie, les fiches sont recto-verso avec la solution au dos. Pour s’aider, ils peuvent utiliser l’alphabet trois écritures affiché au tableau, le tableau des lettres que nous avons construit ensemble et… ils peuvent « tricher » (je n’utilise pas ce terme avec mes élèves) i.e. ils ont le droit de retourner la carte pour s’aider de la solution. Ils utilisent un « cahier de progrès » pour marquer leur avancement en tamponnant les mots qu’ils ont déjà fait. Cela leur permet de choisir sur quels mots ils vont travailler et à quel rythme.

De manière générale sur les ateliers avec « cahier de progrès » (sachant que « fiche contrat » serait un terme plus adapté dans la mesure où cette fiche ne marque pas un progrès mais une progression, mais bon, le propos n’est pas là), je constate que :

  • L’élève choisi dans quel ordre il va travailler. Un élève peut préférer travailler sur un mot qui nous paraît complexe car le mot lui « parle », et s’y donner plus à fond.
  • L’élève visualise la quantité de travail à fournir pour arriver au bout de l’atelier (qui sera proposé plusieurs fois). J’observe régulièrement des élèves qui, proches de la fin, mettent un coup en plus « pour terminer ».
  • L’utilisation de matériel en manipulation évite les photocopies et les manutentions hasardeuses de découpage / collage de puzzle de lettres par les élèves qui peuvent se retrouver, par exemple, à avoir collé une lettre à l’envers et se sentir coincés même s’ils ont vu leurs erreurs.
  • Sur le plan organisation de la classe, cela permet d’avoir un atelier qui va s’étaler sur plusieurs jours, éventuellement plusieurs semaines suivant ce qui y est fait.

Sur le plan négatif :

  • Certains élèves vont avoir fini tout les mots en une séance quand il en faudra quatre ou cinq pour d’autres qui, soit travaillent lentement, soit s’arrêtent dès qu’ils ont fait un mot (et s’en contentent parfaitement). Il faut donc avoir des ateliers d’avance pour les élèves qui ont terminé et arriver à dégager du temps pour aider les élèves qui avancent moins vite sur un atelier qui devrait être en autonomie.
  • Certains élèves grugent et tamponnent plus de mots qu’ils n’en font réellement. Ils ne sont en général pas très discrets et viennent me voir au bout de deux minutes : « Maître j’ai fini ! »

C’est là :

Les fiches sont à imprimer en recto/verso, à massicoter au milieu et à plastifier. J’ai ajouté une fiche d’évaluation de type « puzzle de lettres » où il leur faut coller les lettres minuscules sous le modèle en majuscule.

Fabriquer un sténopé pour observer l’éclipse du 20 mars

Voici les étapes pour fabriquer un sténopé en 2 minutes chrono. L’idée du sténopé est de laisser entrer la lumière (celle du soleil en ce qui concerne le 20 mars) par un petit trou à l’entrée d’une boîte et d’observer l’image projetée sur un écran au fond de la boîte. On n’est donc plus en observation directe du soleil mais en observation projetée, ce qui évite les risques liés à l’observation du soleil sans éléments de protection adaptés.

Edit : Pour précision, on ne cherche pas à faire un alignement soleil – sténopé – oeil comme si on utilisait une longue vue… Cela reviendrait à une observation directe du soleil avec une mauvaise protection. Il faut observer l’image du soleil formée sur l’écran.

Pour fabriquer ce sténopé, il faut :

  • Une boîte de Pringles (ou similaire)
  • Du papier cuisson
  • Un morceau de papier canson noir
  • Une aiguille
  • Du scotch
  • Une paire de ciseaux

Fabriquer un sténopé - 1

Les étapes :

  • Avec l’aiguille, faire un petit trou dans le fond de la boîte (côté métal). Il faut pas mal forcer pour traverser le fond métallique donc pensez à prendre quelque chose de dur pour appuyer. Vous venez de faire l’objectif de votre sténopé.
  • Découpez un morceau de papier cuisson et coincez-le avec le couvercle transparent de la boîte. Vous venez de faire l’écran de votre sténopé.
  • En théorie c’est fini mais, pour plus de confort d’observation, vous pouvez entourer la boîte avec du canson noir pour protéger l’écran de la lumière extérieure qui diminuerait le contraste de l’image projetée. L’idéal étant de se cacher derrière un rideau ou autre paroi opaque et de ne laisser dépasser que l’avant du sténopé.

Voilà !

Fabriquer un sténopé - 2 Fabriquer un sténopé - 3 Fabriquer un sténopé - 4

Je ne suis pas certain de le faire avec mes élèves car, avec les enfants de maternelle, le risque est grand qu’ils se mettent à regarder avec le sténopé et en dehors du sténopé pour « voir la différence » et ce, même si on a parlé en classe des risques liés à l’observation du soleil directement. A dire vrai, je suis plutôt certain de ne pas le faire.

Par contre, je vais sûrement en bricoler un deuxième avec mes filles pour le fun. A voir également si ce format convient à l’observation d’une bougie pour voir que le sténopé inverse l’image… On essaiera sûrement ça un de ces soirs.

Fabriquer un sténopé - 5

Cirque – Chapiteau et éléphant en papertoys

Comme on a pas mal peint, dessiné et travaillé dans le plan depuis le début de l’année, j’ai cherché à faire quelque chose que l’on puisse construire et qui colle au thème du cirque de notre projet d’école de l’année. Au final c’est un collègue qui m’a donné l’idée : il avait fait des chapiteaux en papier avec ses élèves. Il a utilisé un modèle que l’on trouve sur la maternelle de moustache. Comme je voulais quelque chose que les enfants puissent décorer et découper eux-mêmes, j’ai créé un modèle utilisant uniquement des lignes droites en partant sur une base octogonale. Histoire d’habiter ce chapiteau, j’ai ajouté un modèle d’éléphant, lui aussi à bases de lignes droites.

Pour la réalisation :

Les enfants ont bien adhéré au projet qui s’est finalement avéré d’assez longue haleine (pour eux, comme pour moi). Je pensais initialement les faire travailler au crayon de couleur pour que le travail demande un réel effort de coloriage (par opposition au feutre ou à la peinture dont le trait est très couvrant donc rapide) mais, pour en avoir fait un moi-même, je me suis aperçu que le crayon de couleur demandait ici trop de travail et risquait de les démotiver. On est donc partis au feutre, ce qui permet aussi d’avoir des couleurs plus punchy, et ça s’est avéré déjà bien assez long à faire tout en restant motivant.

  • Imprimer le modèle sur papier épais (type canson).
  • Demander aux enfants de choisir trois couleurs : une pour les bandes horizontales, deux pour faire une alternance verticale. Les deux couleurs d’alternance seront reprises pour faire le bas du chapiteau. J’ai guidé les élèves pour qu’ils prennent des couleurs relativement contrastées ou complémentaires.
  • Pour le haut du chapiteau : colorier suivant la consigne, découper en faisant d’abord le tour du chapiteau, couper les « petits triangles » qui restent, écrire son nom dans une des cases. Le pliage/collage est malheureusement affaire du maître, ce qui peut s’avérer relativement chronophage (sauf à avoir une ATSEM au top).
  • Pour le bas du chapiteau : colorier en alternant les deux couleurs principales de la partie haute, découper en suivant le trait en pointillé du milieu, couper les parties inutiles. Le pliage / collage est là aussi affaire du maître.
  • Assemblage haut et bas : enduire de colle les ailettes de la partie haute (sauf celle avec le prénom) et coller la partie basse préalablement pliée sur les traits larges. Là encore, c’est le maître qui s’y colle.

C’est là : Chapiteau et éléphant en papertoys.pdf. Pour le montage de l’éléphant, voir dans le fichier les explications détaillés. A noter que j’ai aussi mis un éléphant en arrondis mais il ne colle pas vraiment au chapiteau octogonal donc je ne l’ai pas utilisé.

Paysage d’hiver à la manière de Paul Klee

Voici un travail qui a quelques semaines déjà et, avec les beaux jours qui arrivent, on n’est plus tellement dans l’ambiance neige mais je mets ça ici car je trouve que mes élèves ont bien réussi leurs « peintures ».

J’ai cherché assez longtemps un tableau sur lequel travailler avec eux car je voulais travailler à partir d’une oeuvre du patrimoine. Le problème c’est qu’en cherchant des paysages d’hiver, on s’aperçoit rapidement qu’il est difficile de ne pas tomber dans le figuratif (voir les paysages de Courbet par exemple) qui sont généralement trop complexes pour travailler dessus avec des enfants de maternelle. Au final j’ai trouvé le Paysage du temps passé de Paul Klee (1918) qui, avec son ambiance nocturne et ses sapins blancs, m’a fait pensé à un paysage hivernal.

Paul Klee - 1918 - Paysage du temps passe

Nous avons travaillé sur ce tableau en trois temps :

  • A partir d’une reproduction A3 affichée au tableau, j’ai demandé aux élèves d’observer le tableau et de me dire ce à quoi il leur faisait penser (et de m’expliquer pourquoi)… Ils m’ont rapidement parlé de la nuit l’hiver à cause des sapins, du fond bleu, de la lune. That’s a bingo !
  • Dans un deuxième temps, je les ai amené à avoir une observation plus fine du tableau en guidant leurs observations sur telle ou telle partie :
    • Les éléments figurés : les arbres, la lune, une sorte de « fleur », un immeuble sur la droite du tableau.
    • Les éléments abstraits : le triangle à la base de la « fleur », un cercle noir, des traits blancs (nuages ou demi lune sur la partie gauche du tableau), des traits, des tâches de couleur.
    • Les couleurs : le bleu du fond, le jaune de la lune, le orange de la « fleur », le blanc des sapins, les tâches rouges, marrons et jaunes, le noir.
  • Nous sommes ensuite passés à la réalisation.

Pour réaliser notre paysage d’hiver à la manière de Paul Klee, nous avons d’abord fait un fond à l’encre bleue sur lequel nous avons mis du gros sel pour donner un effet de texture (le sel absorbe une partie des couleurs, ce qui permet de varier la densité du bleu sur le papier en fonction de la façon dont on l’a disposé sur la feuille). Nous avons ensuite travaillé à la peinture (gouache) au pinceau ou, pour les sapins et l’immeuble, avec des cotons tiges. Les rayures blanches que l’on voit dans l’oeuvre de Paul Klee au dessus du cercle noir et de la forêt de sapins ont été obtenus avec des fourchettes en plastique trempées dans la peinture.

Paysage d'hiver à la manière de Paul Klee

A noter que le bleu de l’encre a eu tendance à se mélanger avec le jaune de la lune ce qui nous a mené vers le vert. Il a fallu mettre plusieurs couches pour avoir un résultat satisfaisant. Je ne sais pas si cela vient de l’encre que j’ai utilisé, je n’avais jamais trop eu de problèmes du genre avant, mais je laisserais peut-être un rond de papier vierge en masquant la feuille avant l’application de l’encre pour éviter ça la prochaine fois.

Ce travail a été réalisé sur du papier A3 relativement épais (l’encre fait rapidement gondoler les papiers les plus fins).

Etiquettes du matériel de la classe

La semaine dernière, j’ai modifié ma classe pour rendre les outils plus accessibles. Jusqu’à présent les crayons, feutres, ciseaux, gommes et autres étaient rangés sur des étagères en fond de classe et à l’usage ça s’est avéré vraiment (mais vraiment) pas pratique :

  • Cela entraînait des déplacements parasites vers le fond de classe.
  • Les élèves rangeaient les pots mais on retrouvait les pots de crayons avec les pots de feutres, avec les gommes, avec les ciseaux.
  • Quand l’étagère du bas était pleine, ils devaient utiliser celle du haut et ne voyaient pas toujours où ils posaient les choses, voir ils jouaient à poser sur celle du haut, ce qui a entrainé pas mal de chutes de crayons et de trucs à ramasser.

Du coup j’ai rapatrié un meuble bas en milieu de classe pour centraliser le rangement. J’ai utilisé les chapeaux des cartons de papier A4 qu’on utilise à l’école pour faire mes bacs (fixés au meuble avec de la patafix) et ai mis des étiquettes matériel :

  • ciseaux
  • colle
  • crayons à papier
  • crayons à tailler
  • crayons de couleurs
  • feutres
  • gommes
  • peinture
  • pinceaux
  • règles
  • taille-crayons

J’ai utilisé deux écritures seulement (majuscules bâtons et minuscules) et zappé la cursive car je me demande si les affichages en trois écritures systématiques n’entraînent pas une surcharge visuelle pour les élèves. D’autant que globalement, on écrit en cursive mais on lit en script. Bref, il y a sûrement à creuser de ce côté là.

A l’usage, ça marche vraiment mieux : pour eux, ils savent où trouver les choses et où les ranger ; pour moi, quand j’ai besoin d’attraper un crayon pour écrire quelque chose, je n’ai plus besoin de traverser la classe (même si j’ai des crayons accrochés un peu partout dans la classe avec de la bande velcro).

C’est là : Etiquettes matériel de la classe.pdf. A imprimer, massicoter, plastifier.

Mise à jour Novembre 2015 – Ajout règles, pinceaux et peinture.

Note 2021 – J’ai aussi utilisé ces étiquettes en cycle 2 / cycle 3 pour favoriser le rangement des étagères de matériel qui sont accessibles aux élèves.

Evaluation après les boîtes à compter

Après avoir fait travailler mes élèves quelques temps avec les boîtes à compter, je les ai fait bosser sur fiche, histoire de pouvoir évaluer la compétence « associer un nombre et son écriture chiffrée ». Je vous propose donc des fiches sur plusieurs niveaux afin de pouvoir différencier (1 à 5, 6 à 10, 11 à 15, 15 à 20).

J’ai repris les deux ateliers que j’avais fait avec les fiches modèles :

  • compter des figures et mettre la bonne étiquette nombre
  • reconnaître le nombre en écriture chiffrée et dessiner le bon nombre de points dans la case

A noter que ce deuxième travail nécessite de poser une exigence en termes de lisibilité sur leurs dessins de points… mes élèves ont eu tendance à trop serrer leurs dessins (à la limite de la superposition), ce qui ne rend pas simple la correction. On a donc fait un travail d’observation des productions pour voir quelles étaient les productions les plus faciles à « lire ». On aurait pu éviter le dessin en leur donnant d’autres étiquettes avec n objets à mettre en face du bon nombre. Je ferai peut-être évoluer cette fiche d’évaluation en ce sens.

Pour différencier mes moyens et mes grandes section, j’ai fait les fiches en plusieurs niveaux :

  • de 1 à 5
  • de 6 à 10
  • de 11 à 15
  • de 15 à 20

Quand les enfants ont réussi une fiche, je leur donne la suivante (jusqu’à 10 pour les moyens ; jusqu’à 20 pour les grands) dans un atelier ultérieur… sauf s’ils me demandent directement la fiche « la plus dure ».

C’est là : Associer nombre et écriture chiffrée boîtes à compter – Evaluation.pdf

Les dernières pages sont à découper pour que chaque élève ait une bande de 1 à 5, 6 à 10, 11 à 15 ou 16 à 20 selon le travail qu’il fait.

Mise à jour des modèles pour boîtes à compter

J’ai utilisé mes modèles pour boîtes à compter cette semaine. Globalement les élèves sont bien rentrés dans l’activité. Certains ont choisi de faire plusieurs fois le travail.

A l’utilisation, j’ai observé les comportements suivants :

  • Quand il leur fallait associer la bonne étiquette nombre à une quantité de jetons sur la fiche certains ont eu besoin de la bande numérique pour trouver la bonne écriture (en particulier de onze à seize). D’autres ont fait immédiatement l’association, aux erreurs de comptage près.
  • Quand il leur fallait mettre autant de jetons dans la boîte que le nombre indiqué sur la fiche on retrouve les mêmes procédures que précédemment (association directe ou besoin de la bande numérique). Par contre, mettre x jetons dans la boîte peut poser problème à certains. Non pas qu’ils n’arrivent pas à reconnaître l’écriture chiffrée ou à compter x jetons : ils n’arrêtent pas de mettre des jetons dans la boîte, comme si l’objectif de x jetons était oublié ou comme si il y avait estimation de la quantité « il m’en demande douze, c’est beaucoup, j’en mets beaucoup ». Je n’arrive pas a déterminer si on est réellement dans l’oubli (surcharge cognitive liée à l’activité de comptage ?) ou si l’écriture chiffrée, porteuse de l’information quantité, perd son sens (d’où estimation un peu, beaucoup, etc.). C’est probablement à retravailler sur des nombres plus petits. Affaire à suivre.

Par contre, en vérifiant les boîtes de mes élèves, j’ai constaté des erreurs dans les fiches (une fiche avec plusieurs fois le onze par exemple). J’ai aussi réalisé que corriger leurs productions dans le cas où je leur demande de mettre la bonne étiquette nombre me prenait trop de temps (j’ai moi aussi besoin de compter les dessins) et m’empêchait de travailler correctement avec mon groupe en atelier dirigé. Du coup j’ai modifié les fiches pour que la correction soit écrite en lettres en haut de la fiche (par exemple douze treize quinze onze quatorze) : l’adulte n’a plus qu’à lire la solution et vérifier ce qu’a mis l’élève.

A noter que s’ils apprennent à lire le nom des nombres en écriture alphabétique l’objectif de comptage / association de l’écriture chiffrée est perdu mais, même pour les élèves les plus avancés, on en est encore loin en ce milieu d’année. Et puis c’est écrit tellement petit que c’est assez difficile à lire… même pour l’instit. 🙂

C’est là : Modèles boîtes à compter Nathan.pdf. A imprimer, massicoter et plastifier. La première page est à imprimer deux fois pour avoir deux jeux d’étiquettes nombres.

Fiches pour boîtes à compter Nathan

Avec mes GS, je suis en train de travailler sur l’association nombre / écriture chiffrée au delà de 10. J’avais prévu d’utiliser (entre autres) les boîtes à compter Nathan mais je n’ai pas retrouvé tous les modèles dans ma classe. Du coup j’ai bricolé deux ateliers :

  • Mettre autant de jetons dans la boîte que le nombre écrit sur la fiche modèle
  • Mettre dans la boîte l’étiquette correspondant au nombre d’objets dessinés sur le modèle

Pour faciliter la correction et inciter les élèves à utiliser des regroupement, les objets à compter sur les fiches sont visuellement groupés i.e. 4 points et encore 3 points ça fait 7 plutôt qu’une énumération 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7.

J’ai aussi prévu des fiches pour mes MS, de 1 à 5 et de 5 à 10 avec ou sans les constellations du dé pour les élèves ayant encore du mal à associer écriture chiffrée et quantité (i.e. soit l’élève arrive à lire directement ce qui est écrit, soit il peut s’aider des dés pour mettre autant de jetons que de points sur les dés). Une autre solution pourrait être de ne pas mettre les dés et d’inciter à l’utilisation de la bande numérique mais je n’ai pas fait ce choix pour l’instant car il me semble que les allers-retours visuels entre la fiche modèle, la bande numérique, la boîte de jetons et la case où il faut les mettre constituent alors une activité trop complexe pour ceux qui ont, au contraire, besoin de plus simple.

D’un point de vue pratique je suis parti d’un modèle Nathan qui me restait pour reprendre les dimensions des fiches d’origines. Etrangement la première et la dernière case ne font pas la même taille que les autres. J’ai utilisé la police de caractères « Script école » qui a un rendu vraiment propre mais on pourrait envisager d’utiliser des polices plus funky car savoir lire l’écriture chiffrée c’est aussi savoir la lire quand elle est plus ou moins bien écrite, plus ou moins lisible. L’environnement écrit de la vraie vie est plutôt bariolé ; il serait bon d’aller aussi dans ce sens une fois que la lecture de caractères standardisée est acquise.

C’est là : Modèles boîtes à compter Nathan.pdf. A imprimer, massicoter et plastifier. La première page est à imprimer deux fois pour avoir deux jeux d’étiquettes nombres.