Paysage d’hiver à la manière de Paul Klee

Voici un travail qui a quelques semaines déjà et, avec les beaux jours qui arrivent, on n’est plus tellement dans l’ambiance neige mais je mets ça ici car je trouve que mes élèves ont bien réussi leurs « peintures ».

J’ai cherché assez longtemps un tableau sur lequel travailler avec eux car je voulais travailler à partir d’une oeuvre du patrimoine. Le problème c’est qu’en cherchant des paysages d’hiver, on s’aperçoit rapidement qu’il est difficile de ne pas tomber dans le figuratif (voir les paysages de Courbet par exemple) qui sont généralement trop complexes pour travailler dessus avec des enfants de maternelle. Au final j’ai trouvé le Paysage du temps passé de Paul Klee (1918) qui, avec son ambiance nocturne et ses sapins blancs, m’a fait pensé à un paysage hivernal.

Paul Klee - 1918 - Paysage du temps passe

Nous avons travaillé sur ce tableau en trois temps :

  • A partir d’une reproduction A3 affichée au tableau, j’ai demandé aux élèves d’observer le tableau et de me dire ce à quoi il leur faisait penser (et de m’expliquer pourquoi)… Ils m’ont rapidement parlé de la nuit l’hiver à cause des sapins, du fond bleu, de la lune. That’s a bingo !
  • Dans un deuxième temps, je les ai amené à avoir une observation plus fine du tableau en guidant leurs observations sur telle ou telle partie :
    • Les éléments figurés : les arbres, la lune, une sorte de « fleur », un immeuble sur la droite du tableau.
    • Les éléments abstraits : le triangle à la base de la « fleur », un cercle noir, des traits blancs (nuages ou demi lune sur la partie gauche du tableau), des traits, des tâches de couleur.
    • Les couleurs : le bleu du fond, le jaune de la lune, le orange de la « fleur », le blanc des sapins, les tâches rouges, marrons et jaunes, le noir.
  • Nous sommes ensuite passés à la réalisation.

Pour réaliser notre paysage d’hiver à la manière de Paul Klee, nous avons d’abord fait un fond à l’encre bleue sur lequel nous avons mis du gros sel pour donner un effet de texture (le sel absorbe une partie des couleurs, ce qui permet de varier la densité du bleu sur le papier en fonction de la façon dont on l’a disposé sur la feuille). Nous avons ensuite travaillé à la peinture (gouache) au pinceau ou, pour les sapins et l’immeuble, avec des cotons tiges. Les rayures blanches que l’on voit dans l’oeuvre de Paul Klee au dessus du cercle noir et de la forêt de sapins ont été obtenus avec des fourchettes en plastique trempées dans la peinture.

Paysage d'hiver à la manière de Paul Klee

A noter que le bleu de l’encre a eu tendance à se mélanger avec le jaune de la lune ce qui nous a mené vers le vert. Il a fallu mettre plusieurs couches pour avoir un résultat satisfaisant. Je ne sais pas si cela vient de l’encre que j’ai utilisé, je n’avais jamais trop eu de problèmes du genre avant, mais je laisserais peut-être un rond de papier vierge en masquant la feuille avant l’application de l’encre pour éviter ça la prochaine fois.

Ce travail a été réalisé sur du papier A3 relativement épais (l’encre fait rapidement gondoler les papiers les plus fins).

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