Archives pour la catégorie Arts visuels

Dessin, peinture, sculpture et autres choses à voir (et à toucher).

Carte popup fleur pour la fête des mères

En cherchant une idée pour la fête des mamans (c’est aujourd’hui, bonne fête à toutes les mamans) il y a quelques semaines, je me suis aperçu que je n’avais pas fait de photos de ce que j’avais fait l’année dernière et que, étant à cours d’idée, je me trouvais bien embêté pour cette année pour refaire la même chose (oui c’est mal). Du coup cette année je mets ça ici : une carte popup fleur pour la fête des mères.

Carte popup fleur

Il faut :

  • une feuille de papier blanc type canson
  • une feuille cartonnée de couleur, pour le contrecollage
  • le modèle de fleur imprimé sur feuille de papier blanc type canson
  • deux nuances de gouache verte
  • deux nuances de peinture acrylique relativement contrastée
  • des paillettes
  • une règle (ou un équivalent pour racler la peinture)
  • des bouchons de champagne
  • des pinceaux
  • des marqueurs à pointe large
  • des feutres fins pour écrire

Pour la réalisation c’est relativement aisé pour des maternelles (moyens et grands). Le pliage-collage est par contre à faire faire par un adulte. Cliquez sur les images pour les voir en grand.

Carte popup fleur - étape 1 On commence par préparer le fond « herbe » vert en mettant des gouttes de peinture verte sur la feuille. On racle la peinture avec la règle (les cartes plastique type CB périmée fonctionnent aussi mais elles sont plus petites). Il faut guider les enfants dans leur façon de tenir l’instrument pour que celui-ci ne soit pas perpendiculaire à la feuille mais légèrement penché. Avec cette technique, la peinture séchant très vite, on peut quasiment passer à l’étape suivante de suite.
Carte popup fleur - étape 3 On réalise maintenant le coeur de nos fleur. Il faut tremper le bouchon de liège dans la peinture et venir le tamponner sur la feuille. Penser à rappeler aux élèves que s’ils appuient trop fort lors du tamponnage, ils risquent de glisser sur la feuille et de ne pas faire un joli rond. On répète l’opération 5 ou 6 fois. L’utilisation de peinture acrylique à cette étape permet un rendu plus flatteur.
Carte popup fleur - étape 4 Avec un marqueur, et après séchage, on vient entourer le coeur de la fleur et on réalise des ponts pour dessiner les pétales. On a convenu que 5 ou 6 pétales était bien mais certains enfants ont préféré dessiner beaucoup de petits pétales. Niveau couleurs, je préférai un travail monochromatique mais beaucoup de mes élèves ont voulu changer de marqueur et mettre plusieurs couleurs. Why not.Une fois sec, il faut donner un petit coup de massicot sur les côtés (enlever environ 2cm en hauteur et largeur) pour qu’il y ait une marge colorée autour de la peinture lors du contrecollage.
Carte popup fleur - étape 5 Au pinceau, sur le modèle de fleur imprimé sur papier épais type canson, peindre les pétales à la peinture acrylique. Indiquer aux enfants qu’il n’y a pas de problèmes à dépasser vers l’extérieur, dans la mesure où on va découper la fleur, mais qu’il faut faire bien attention à ne pas dépasser vers l’intérieur car on va devoir peindre le coeur de la fleur et que les couleurs risquent de se mélanger.Peindre le coeur de la fleur et saupoudrer de paillettes tant que la peinture est encore fraîche. Après séchage, faire découper la fleur. Les élèves les moins à l’aise avec les ciseaux auront besoin d’aide pour conserver les arrondis. Leur rappeler de ne pas découper les languettes de fixation.
Carte popup fleur - étape 6 Ecrire « bonne fête maman » sur la partie droite de la feuille cartonnée, en majuscule pour les moyens, en cursive pour les grands. S’entraîner avant sur ardoise, papier ou autre. J’ai fait des lignes au crayon à papier pour les guider dans les tailles des lettres. Il faut les gommer une fois le travail terminé.

La suite du travail est plutôt affaire d’adulte…

Reste à :

  • coller la peinture sur la feuille cartonnée
  • mettre sous presse le temps que ça sèche
  • plier l’ensemble après séchage complet
  • plier la fleur sur son axe de symétrie et venir coller les languettes vers le milieu de la carte

Tableau et cadre photo à la manière de Jackson Pollock

Pour la fête des mères, qui approche à grands pas, j’ai travaillé sur Jackson Pollock avec mes élèves (MS et GS). En partant d’une reproduction de la toile Number 8, je leur ai demandé de caractériser, à priori, le geste pour obtenir quelque chose de similaire. De mémoire, ils ont voulu tamponner, peindre avec un geste « classique », souffler sur la peinture avant de penser aux éclaboussures. Je les ai aiguillé en leur montrant une photo de Pollock au travail. On le voit debout, le pinceau à la main, penché sur une peinture étalée au sol.

Travail commun à la manière de Jackson Pollock

Voici les images utilisées pour le travail d’analyse : Number 8 et une photo de Pollock au travail.

Je leur ai ensuite demandé de réaliser un travail en commun, sur grand format à la peinture (nous avons utilisé de la gouache et de l’acrylique pour un rendu plus brillant), et, après la réalisation par le premier groupe, nous avons fait un travail de vocabulaire et cherché à définir plus précisément le geste : « il faut faire un geste brusque sans toucher la feuille pour que ça gicle. »

En termes pratiques le port de la blouse est vivement conseillé, j’ai retrouvé de la peinture jusque dans les cheveux de mes élèves. On peut étaler une grande toile cirée au sol pour le protéger mais du papier journal est plus adapté car il dispense du nettoyage de la toile qui n’est pas évident si la peinture a eu le temps de sécher.

Suite à ce travail en commun, je leur ai proposé de faire un cadre photo à la manière de Jackson Pollock pour la fête des mamans. Je leur ai montré un exemple avec ma tête qui les a beaucoup fait rire et c’était parti. Je leur ai demandé de réaliser le travail en petit format (A4) en utilisant de la peinture acrylique aux couleurs plus vives (et qui évite les problèmes de la gouache qui a tendance à se re-humidifié lors du contre-collage).

Comme je constate régulièrement que les élèves ont tendance à remplir la feuille tant qu’il y a du blanc ou jusqu’à épuisement de la peinture, je leur ai demandé de prendre garde à ne pas trop charger leur feuille pour que la peinture respire. On a aussi vu qu’il était inutile de s’acharner à remplir le centre de la feuille car celui-ci allait être découpé pour mettre la photo.

Je leur ai laissé le choix des couleurs mais on a pris le temps de regarder que des couleurs contrastés (complémentaires) donnaient des résultats plus flatteurs.

En général je m’arrange pour que les élèves réalisent de A à Z mais pour faire le cadre c’est en grande partie un travail d’adulte : Il faut imprimer les photos en 10×15, les plastifier pour donner un petit côté finition propre, faire un trou rectangulaire au cutter dans la feuille légèrement plus petit que les dimensions de la photo (avec un gabarit), fixer la photo par deux petits bouts de scotch au dos de la peinture et contre-coller le tout sur un carton.

Voici quelques réalisations :

Avec des plus grands ou en étant moins pressés par le temps – je m’y suis mis un peu tardivement -, il y a moyen de tout faire avec eux… sauf le cutter pour des raisons évidentes de sécurité.

Poissons d’avril

Voici un article un peu en décalé mais qui pourra resservir l’année prochaine (ou pas). Début avril, j’ai fait travailler mes élèves sur le dessin du poisson i.e. arriver, en décrivant toutes les étapes nécessaires, à dessiner un poisson d’avril. L’idée est d’amener les élèves à prendre conscience qu’un dessin d’apparence complexe peut se faire avec plusieurs étapes simples. Dans le cas du poisson nous avons travaillé en 6 étapes :

  • Tracer une boucle pour faire le corps du poisson.
  • Fermer la figure pour former la queue.
  • Dessiner la tête, l’oeil et la bouche.
  • Ajouter les nageoires.
  • Tracer des ponts pour dessiner les écailles. Il est peut-être plus facile de tourner la feuille.
  • Tracer des lignes horizontales pour la queue et des obliques sur les nageoires.

Après leur avoir montré plusieurs fois au tableau, je leur ai proposé une affiche (voir les fichiers en attachement) qui retrace les étapes nécessaires et leur ai demandé de s’entraîner sur papier. Quand ils étaient sûrs d’eux, je leur ai demandé de me faire une famille de poissons en travaillant au crayon, repassé au feutre noir sur papier rouge. A noter que le découpage des poissons n’est pas simple, ils sont nombreux à « aller tout droit » quand ils arrivent au niveau de la queue et on se retrouve avec des poissons sans queue. J’ai du y revenir plusieurs fois en regroupement, leur montrer que « si on va tout droit, la queue tombe » et donc « quand on arrive au niveau de la queue, il faut tourner ses ciseaux ».

Ensuite nous avons peint un fond à la gouache en utilisant des vagues et deux couleurs. Il faut travailler avec un pinceau assez large et orienter les élèves pour qu’ils ne fassent pas des vagues trop serrées qui ont tendance à se transformer en dents de scie. On ajoute des algues, découpées dans du canson passé à l’encre verte avant de coller nos familles de poissons.

J’en aussi profité pour faire un travail sur fiche avec des images séquentielles, sur le dessin du poisson, à remettre dans l’ordre. Je différencie le nombre d’images pour les moyens (4 images) et les grands (6 images).

C’est un peu gâche papier quand on voit la place que ça prend sur la feuille mais ça m’a permis de renforcer le travail sur les images séquentielles qui est encore compliqué pour beaucoup d’entre eux.

Les fichiers sont là :

Mise à jour: J’ai modifié le fichier des images séquentielles pour avoir une lecture gauche droite avec une symbolique feu vert / feu rouge comme sur mes autres fiches.

Cirque – Chapiteau et éléphant en papertoys

Comme on a pas mal peint, dessiné et travaillé dans le plan depuis le début de l’année, j’ai cherché à faire quelque chose que l’on puisse construire et qui colle au thème du cirque de notre projet d’école de l’année. Au final c’est un collègue qui m’a donné l’idée : il avait fait des chapiteaux en papier avec ses élèves. Il a utilisé un modèle que l’on trouve sur la maternelle de moustache. Comme je voulais quelque chose que les enfants puissent décorer et découper eux-mêmes, j’ai créé un modèle utilisant uniquement des lignes droites en partant sur une base octogonale. Histoire d’habiter ce chapiteau, j’ai ajouté un modèle d’éléphant, lui aussi à bases de lignes droites.

Pour la réalisation :

Les enfants ont bien adhéré au projet qui s’est finalement avéré d’assez longue haleine (pour eux, comme pour moi). Je pensais initialement les faire travailler au crayon de couleur pour que le travail demande un réel effort de coloriage (par opposition au feutre ou à la peinture dont le trait est très couvrant donc rapide) mais, pour en avoir fait un moi-même, je me suis aperçu que le crayon de couleur demandait ici trop de travail et risquait de les démotiver. On est donc partis au feutre, ce qui permet aussi d’avoir des couleurs plus punchy, et ça s’est avéré déjà bien assez long à faire tout en restant motivant.

  • Imprimer le modèle sur papier épais (type canson).
  • Demander aux enfants de choisir trois couleurs : une pour les bandes horizontales, deux pour faire une alternance verticale. Les deux couleurs d’alternance seront reprises pour faire le bas du chapiteau. J’ai guidé les élèves pour qu’ils prennent des couleurs relativement contrastées ou complémentaires.
  • Pour le haut du chapiteau : colorier suivant la consigne, découper en faisant d’abord le tour du chapiteau, couper les « petits triangles » qui restent, écrire son nom dans une des cases. Le pliage/collage est malheureusement affaire du maître, ce qui peut s’avérer relativement chronophage (sauf à avoir une ATSEM au top).
  • Pour le bas du chapiteau : colorier en alternant les deux couleurs principales de la partie haute, découper en suivant le trait en pointillé du milieu, couper les parties inutiles. Le pliage / collage est là aussi affaire du maître.
  • Assemblage haut et bas : enduire de colle les ailettes de la partie haute (sauf celle avec le prénom) et coller la partie basse préalablement pliée sur les traits larges. Là encore, c’est le maître qui s’y colle.

C’est là : Chapiteau et éléphant en papertoys.pdf. Pour le montage de l’éléphant, voir dans le fichier les explications détaillés. A noter que j’ai aussi mis un éléphant en arrondis mais il ne colle pas vraiment au chapiteau octogonal donc je ne l’ai pas utilisé.

Paysage d’hiver à la manière de Paul Klee

Voici un travail qui a quelques semaines déjà et, avec les beaux jours qui arrivent, on n’est plus tellement dans l’ambiance neige mais je mets ça ici car je trouve que mes élèves ont bien réussi leurs « peintures ».

J’ai cherché assez longtemps un tableau sur lequel travailler avec eux car je voulais travailler à partir d’une oeuvre du patrimoine. Le problème c’est qu’en cherchant des paysages d’hiver, on s’aperçoit rapidement qu’il est difficile de ne pas tomber dans le figuratif (voir les paysages de Courbet par exemple) qui sont généralement trop complexes pour travailler dessus avec des enfants de maternelle. Au final j’ai trouvé le Paysage du temps passé de Paul Klee (1918) qui, avec son ambiance nocturne et ses sapins blancs, m’a fait pensé à un paysage hivernal.

Paul Klee - 1918 - Paysage du temps passe

Nous avons travaillé sur ce tableau en trois temps :

  • A partir d’une reproduction A3 affichée au tableau, j’ai demandé aux élèves d’observer le tableau et de me dire ce à quoi il leur faisait penser (et de m’expliquer pourquoi)… Ils m’ont rapidement parlé de la nuit l’hiver à cause des sapins, du fond bleu, de la lune. That’s a bingo !
  • Dans un deuxième temps, je les ai amené à avoir une observation plus fine du tableau en guidant leurs observations sur telle ou telle partie :
    • Les éléments figurés : les arbres, la lune, une sorte de « fleur », un immeuble sur la droite du tableau.
    • Les éléments abstraits : le triangle à la base de la « fleur », un cercle noir, des traits blancs (nuages ou demi lune sur la partie gauche du tableau), des traits, des tâches de couleur.
    • Les couleurs : le bleu du fond, le jaune de la lune, le orange de la « fleur », le blanc des sapins, les tâches rouges, marrons et jaunes, le noir.
  • Nous sommes ensuite passés à la réalisation.

Pour réaliser notre paysage d’hiver à la manière de Paul Klee, nous avons d’abord fait un fond à l’encre bleue sur lequel nous avons mis du gros sel pour donner un effet de texture (le sel absorbe une partie des couleurs, ce qui permet de varier la densité du bleu sur le papier en fonction de la façon dont on l’a disposé sur la feuille). Nous avons ensuite travaillé à la peinture (gouache) au pinceau ou, pour les sapins et l’immeuble, avec des cotons tiges. Les rayures blanches que l’on voit dans l’oeuvre de Paul Klee au dessus du cercle noir et de la forêt de sapins ont été obtenus avec des fourchettes en plastique trempées dans la peinture.

Paysage d'hiver à la manière de Paul Klee

A noter que le bleu de l’encre a eu tendance à se mélanger avec le jaune de la lune ce qui nous a mené vers le vert. Il a fallu mettre plusieurs couches pour avoir un résultat satisfaisant. Je ne sais pas si cela vient de l’encre que j’ai utilisé, je n’avais jamais trop eu de problèmes du genre avant, mais je laisserais peut-être un rond de papier vierge en masquant la feuille avant l’application de l’encre pour éviter ça la prochaine fois.

Ce travail a été réalisé sur du papier A3 relativement épais (l’encre fait rapidement gondoler les papiers les plus fins).