Archives pour la catégorie Structurer sa pensée

Livre à compter MS/GS – Le petit jongleur

Voici un livre à compter autour d’une thématique cirque : le petit jongleur. C’est l’histoire d’un enfant qui habite dans un cirque et qui veut apprendre à jongler. Il commence avec une première balle que lui donnent son père et sa mère. Le lendemain, il en ajoute une deuxième donnée par son grand-père, puis une autre donnée par sa grand-mère, etc.

Dans le principe c’est relativement proche de ce que je vous ai déjà dit dans mon article sur le livre à compter des flocons : renforcer le lien nombre/écriture chiffrée/autres représentations, mettre l’élève en position d’auteur, travailler l’objet livre (couverture, articulation texte/illustrations). A noter qu’ici, vous le verrez en regardant les images, une part bien plus grande et donnée à l’écriture avec, pour chaque petit texte, un ou deux mots à écrire par l’élève (les jours de la semaine et le vocabulaire de la famille dont je n’ai pas encore partagé les fiches d’écriture ; elles sont en cours de remise au propre). Les élèves de grande section pourront écrire en cursive, les élèves de moyenne section en utilisant les capitales. On peut aussi noter que les illustrations sortent du simple graphisme et nécessitent d’avoir travaillé le bonhomme (les articulations des bras notamment), les décors (dessiner un arbre, une maison, une voiture, une caravane, etc.) pour que les élèves soient vraiment libres d’illustrer à la hauteur de leurs envies. Le projet est relativement ambitieux, je me verrais bien faire ça en CP … mais ça leur avait tellement plu !

Le fichier (lien ci-dessous) permet l’impression du squelette du livre (format A4 en mode paysage). Outre une couverture par défaut (que je n’ai pas utilisée car j’ai laissé mes élèves faire leurs couvertures) le fichier contient les pages nombre (les cadres dans lesquels l’élève colle les constellations et écrit le nombre et les ronds à colorier) avec, à leur verso, les pages histoire à compléter et illustrer (sauf pour la première histoire dont le recto est une page vierge). Pour être plus clair, les pages sont dans l’ordre : couverture, au dos du blanc (c’est une page de gauche) ; blanc (c’est une page de droite), au dos la première histoire (gauche) ; première page nombre (droite), au dos la deuxième histoire (gauche) ; deuxième page nombre (droite), au dos quatrième histoire (gauche)…

Pour travailler la discrimination, j’imprime les constellations (fournies dans le fichier) pour quelques nombres, je les découpe et les mélange dans des barquettes qui sont mises à disposition des élèves (une barquette avec les constellation du dé, une avec les constellations doigts, une avec la consigne d’écriture). Quand un élève « construit » la page du 1, il doit s’assurer de prendre les bonnes étiquettes.

La complexité, en terme de gestion pour l’enseignant, en plus d’avoir à stocker un nombre relativement important de feuilles par élève, est que le texte et l’illustration viennent au dos de la page nombre précédente. Cela implique de s’être suffisamment entraîné sur les mots à écrire afin d’éviter les loupés qui pourraient obliger à refaire une partie du travail.

Le fichier est disponible ici : Livre à compter – Le petit jongleur.pdf

Vous pouvez feuilleter le livre en cliquant sur les images de la galerie, sachant que je n’ai pas mis les pages blanches dont je vous ai parlé plus haut.

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Flashcards pour une approche de la multiplication

Je partage avec vous les flashcards que j’utilise pour l’approche de la multiplication en cycle 2. Je les ai utilisé avec mes CE2 de cette année mais je les ai déjà utilisé en cycle 1, au grand bonheur des élèves qui avaient l’impression de « faire pareil » que leurs ainés.

L’idée est donc d’afficher au tableau une (petite) collection d’objets identiques, par exemple deux cartes avec trois fleurs (voir photo ci-dessous). Systématiquement les élèves commencent à dénombrer avant même que l’on ai fini de poser les cartes au tableau : « ça fait six ! » Il suffit alors de noter la remarque des élèves, on a six parce qu’on a trois et encore trois, puis de faire remarquer qu’on a une, deux fois trois cerises et que c’est la même chose. On introduit alors l’écriture mathématique 3 + 3 = 2 x 3 = 6.

Ne reste plus qu’à répéter avec des collections un peu plus importantes. Pas trop dans un premier temps, puis de plus en plus, jusqu’au moment où les premières procédures (addition itérée, dénombrement ou multiplication simple comme les doubles qui sont en général bien connus) se montreront inefficaces (temps, risque d’erreur) et que se fera sentir le besoin de passer à la multiplication posée.

Rien de spécial dans mes explications, c’était juste histoire de les avoir noir sur blanc. Les images disponibles sont :

  • des cerises = 2 cerises
  • des pots de fleurs = 3 fleurs par pot
  • des boîtes d’oeufs = 6 oeufs par boîte
  • des tablettes de chocolat = 8 carreaux par tablette
  • des boîtes de bonbons = 10 bonbons par boîte

D’un point de vue pratique je colle des carrés aimantés auto-adhésifs au dos des flashcards pour la manipuler facilement au tableau et je garde un jeu sans aimants pour pouvoir les utiliser dans des ateliers sur table avec les élèves. Le fichier est disponible ici (à imprimer, plastifier) : multiplication – flashcards.pdf

Je partage ces flashcards dans le cadre d’une approche de la multiplication mais je m’en sers aussi en cycle 1 (ou cycle 2) pour des rituels de dénombrement, de comparaison (à gauche/à droite du tableau), de compléments (j’en veux x, combien en manque-t-il), etc.

Livre à compter MS/GS – Cinq petits flocons / Dix petits flocons

Pour me changer de mon CE2/CM1 du moment, je partage avec vous un article qui traîne plus ou moins depuis l’hiver dernier dans mes brouillons : la construction d’un livre à compter pour renforcer le lien nombre, écriture chiffrée et autres représentations normées (constellations des dés, doigts, etc.). Ce livre permet aussi à l’élève de se mettre dans une posture d’auteur, de travailler la couverture et la logique du récit autour d’une histoire simple-iste. Enfin, de par le travail d’illustration qui y est demandé, il constitue un bon support pour donner du sens au graphisme. C’est un travail à mener en MS et GS, voir en PS en adaptant le nombre de pages.

Le livre se présente de manière assez classique pour les livres à compter :

  • La page de gauche avec un bout d’histoire et les différentes représentations du nombre considéré. 
  • La page de droite avec une illustration. Ici basée sur un nuage (graphisme des ponts) et des flocons (horizontales, verticales et obliques).

Le fichier (lien ci-dessous) permet l’impression des squelettes des pages nombre en format A5 (les cadres dans lesquels l’élève colle les constellations et écrit le nombre, « l’histoire » et les ronds à colorier). Pour travailler la discrimination, j’imprime les constellations (fournies dans le fichier) pour quelques nombres, je les découpe et les mélange dans des barquettes qui sont mises à disposition des élèves (une barquette avec les constellation du dé, une avec les constellations doigts, une avec la consigne d’écriture). Quand un élève « construit » la page du 1, il doit s’assurer de prendre les bonnes étiquettes.

La complexité, en terme de gestion pour l’enseignant, en plus d’avoir à stocker un nombre relativement important de feuilles, est que l’illustration vient au dos de la page nombre suivante (le dessin avec un flocon est au dos de la page nombre 2). Je conseille de construire quelques pages nombres, de les assembler (pince à clips, trombones ou autre) pour montrer à l’élève que le livre se construit peu à peu et de faire les illustrations correspondantes (attention aux loupés en cas de travail direct sur la feuille).

A noter qu’habituellement, j’aime utiliser les livres à compter comme prétexte à un travail d’écriture. Ce n’est pas le cas ici, j’essaie de mettre en ligne assez rapidement les autres projets de livres à compter (un album à la manière de la chenille qui fait des trous d’Eric Carle, un autre autour du thème du cirque).

J’espère être clair, mais à 3 semaines des vacances de Noël je ne suis plus certain d’avoir les idées bien en place :-). Des instructions supplémentaires sont disponibles dans le fichier. N’hésitez pas à poser vos questions en commentaire, j’essaierais d’y répondre au plus vite.

Le fichier est disponible ici : Livre à compter – 5 10 petits flocons.pdf

Jeu de la couronne

Encore un jeu pour jouer avec un dé et des jetons (promis après j’arrête), cette fois dans une thématique galette : le jeu de la couronne.

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Règle du jeu : Chaque élève reçoit une couronne. On lance le dé à tour de rôle et il faut poser sur la couronne le nombre de jetons « joyaux » indiqué par le dé. Le premier qui a fini de décorer sa couronne a gagné.

Dans le fichier vous trouverez des plateaux à 12 et 20 cases. Les jetons à utiliser doivent faire environ 2 cm de diamètre. Le fichier est disponible ici : Jeu de la couronne – plateaux 12 20.pdf

A mon avis c’est utilisable de la PS avec 12 jetons et un dé à 3 à la GS avec le plateau à 20 cases et un dé à 6. Normalement, je teste ça demain !

Evolutions possibles (enrichies par rapport au jeu du serpent) :

  • Travailler l’association écriture chiffrée / quantité en utilisant un dé à chiffres.
  • Travailler les structures additives en utilisant deux dés à 3.
  • Travailler les comparaisons :
    • En proposant aux élèves de jouer à deux : chaque joueur a sa couleur de jeton, on joue à tour de rôle et, quand la couronne est complétée, on compare les deux collections pour savoir qui en a le plus. La comparaison peut se faire par dénombrement-comparaison ou par alignement des jetons puis comparaison terme à terme « il y en a plus parce que c’est plus long ».
    • En proposant aux élèves de jouer avec deux dés qu’on lance en même temps : on doit poser le nombre de jetons indiqué par « le plus grand dé ».

Jeu du sapin

Après le jeu du serpent, voici encore un jeu pour jouer avec un dé et des jetons, cette fois dans une thématique Noël : le jeu du sapin.

Edit du 28.12.17 : J’ai ajouté une fiche d’évaluation pour garder (éventuellement) une trace plus classique de ce travail. Voir lien en bas d’article.

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Règle du jeu : Chaque élève reçoit un sapin. On lance le dé à tour de rôle et il faut poser sur le sapin le nombre de jetons « boules » indiqué par le dé. Le premier qui a fini de décorer son sapin a gagné.

Dans le fichier vous trouverez des plateaux à 12 et 20 cases (la photo ci-dessus était une première version). Les jetons à utiliser doivent faire environ 2 cm de diamètre. Le fichier est disponible ici : Jeu du sapin – plateaux 12 20.pdf

Après avoir joué et manipulé le dé, les jetons et compris qu’à une constellation du dé correspond une quantité de boules, on pourra travailler de manière plus abstraite sur papier. Pour aller dans ce sens, je vous propose un travail sur fiche pouvant servir d’évaluation ou de trace écrite : Jeu du sapin – Evaluation.pdf

Evolutions possibles : 

  • Travailler l’association écriture chiffrée / quantité en utilisant un dé à chiffres.
  • Travailler les structures additives en utilisant deux dés à 3.
  • Travailler les comparaisons, en proposant aux élèves de jouer à deux par sapin : chaque joueur a sa couleur de jeton, on joue à tour de rôle et, quand le sapin est complété, on compare les deux collections pour savoir qui en a le plus. La comparaison peut se faire par dénombrement-comparaison ou par alignement des jetons puis comparaison terme à terme « il y en a plus parce que c’est plus long ».
  • Travailler en soustraction pour enlever les décoration du sapin. « J’en enlève 2, combien il va en rester ? ». Dans ce cas, je conseille de travailler plutôt avec le plateau de 12, même avec des GS.

Jeu du serpent en GS

Le jeu du serpent proposé par Vers les maths* MS permet de travailler les constellations du dé et la construction du nombre quantité ; la version proposée dans le livre MS ne comprends que 12 jetons, ce qui me semblait un peu juste pour travailler avec des GS (double niveau oblige). Du coup, voici une version du jeu du serpent avec 20 emplacements pour les jetons.

serpent

Règle du jeu : Chaque élève reçoit un serpent. On lance le dé à tour de rôle et il faut poser sur le serpent le nombre de jetons indiqué par le dé. Le premier qui remplit son serpent a gagné.

Le fichier est disponible ici : Jeu du serpent – plateau 20.pdf

Evolutions possibles : 

  • Travailler l’association écriture chiffrée / quantité en utilisant un dé à chiffres.
  • Travailler les structures additives en utilisant deux dés à 3.
  • Travailler les comparaisons, en proposant aux élèves de jouer à deux par serpent : chaque joueur a sa couleur de jeton, on joue à tour de rôle et, quand le serpent est complété, on compare les deux collections pour savoir qui en a le plus. La comparaison peut se faire par dénombrement-comparaison ou par alignement des jetons puis comparaison terme à terme « il y en a plus parce que c’est plus long ».

* Si vous ne l’avez jamais fait, je vous conseille de jeter un oeil aux livres des éditions Accès. Il y a beaucoup de choses à prendre tel que ou à adapter, des idées à piocher. Bref, de quoi gagner pas mal de temps sur ses préparations en maths.

La maison des nombres – Je sais compter jusqu’à

Voilà un affichage que j’avais voulu tester il y a deux ans déjà mais que je n’avais pas eu le temps de mettre en place faute de temps : La maison des nombres !

L’idée est de profiter des jeux de dénombrement, des rituels de comptage ou de moments spécifiques¹ dans la journée pour proposer à quelques élèves de « compter le plus loin que tu sais compter ».

J’ai pu tester ça avec mes élèves de MS GS l’année dernière et ça a plutôt bien fonctionné. Je pense que c’est quelque chose que je mettrai à nouveau en place si j’ai des élèves de maternelle.

Affichage - Je sais compter jusqu'à

Cette maison des nombres permet à l’enseignant de situer visuellement et globalement la progression de ses élèves dans la construction de la comptine numérique ; de voir, individuellement, quels élèves ont besoin de plus de soutien pour construire leurs savoirs dans ce domaine. Dans une moindre mesure, cela permet aussi d’éviter les (chronophages) phases d’évaluations spécifiques de mi/fin d’année : il suffit de relever sur le tableau où l’élève se situe.

En ce qui concerne les élèves, j’ai constaté une forte émulation : ils sont nombreux à vouloir « compter le plus loin possible » (surtout si un copain a fait des progrès et les a « doublés »). J’ai aussi observé des élèves « s’entraîner » individuellement ou à plusieurs.

Je craignais un peu que les élèves les moins avancés prennent cet affichage de manière négative (i.e. « je suis le dernier » plutôt que « j’ai fait des progrès par rapport à la dernière fois ») mais je n’ai pas constaté telle chose. Je pense que c’est un point sur lequel il faut être vigilant en évitant d’instaurer une compétition entre les élèves. Je procédais généralement de la manière suivante :

  • Demander à un élève de compter « le plus loin qu’il sait compter ».
  • Arrêter l’élève si il « saute » un nombre ou si son discours devient incohérent (il se met à tourner en boucle).
  • Si l’élève est allé plus loin que la dernière fois, reprendre avec les autres avec quelque chose comme : « Vous avez vu, il était à 11 et maintenant il arrive à compter jusqu’à 15. On va tous compter de 11 jusqu’à 15 (déplacer la photo de l’élève au fur et à mesure). »
  • Si l’élève est arrivé au même endroit que la fois précédente, inviter la classe à compter jusqu’à X + 1 avec quelque chose comme : « Tu as compté jusqu’à 11. Après 11, il y a 12. On va tous compter jusqu’à 12 (montrer avec le doigt la position dans le tableau). »
  • Si l’élève est arrivé moins loin que la fois précédente, inviter la classe à recompter jusqu’à X avec quelque chose comme : « La dernière fois tu étais arrivé jusqu’à 11. On va tous recompter jusqu’à 11 (montrer avec le doigt la position dans le tableau). »

Pour fabriquer la maison des nombres, il faut :

  • Un tableau des nombres de 0 à 100. Voir le lien pour mon modèle ci-dessous. A imprimer en format A3 et à plastifier.
  • Des photos des élèves plastifiées.
  • De la bande velcro adhésive (préférable à une construction à base d’aimants car cela tient beaucoup mieux et on entend tout de suite si un élève « joue » avec les photos) :
    • Découper des petits carrés, côté crochet, et les coller dans les cases de la maison des nombres.
    • Découper des petits carrés, côté velours, et les coller au dos des photos.

Voici le lien vers mon modèle²Tableau des nombres de 0 à 100 – Je sais compter jusqu’à.pdf.

[1] Pour les élèves timides qui ne veulent pas compter devant les autres (en général c’est aussi ceux qui ne veulent pas chanter, dire une poésie ou expliquer quelque chose aux copains), les temps individuels comme l’accueil sont à privilégier.

[2] J’ai prévu des emplacement pour pouvoir mettre 4 photos par case mais cela rend l’affichage assez imposant sur la hauteur. Sur la photo, on peut voir que je m’étais arrêté à 69 faute de place.